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Éditorial d’équipe immigration chinoise

Avec une population de 1.3 milliards d’individus (ce qui représente 20% de l’humanité), la Chine est le pays le plus peuplé du monde et possède le plus grand nombre d’émigrants[1]. Les chinois composent 20% de l’immigration totale au Canada et ce groupe augmente rapidement en nombre. De 1996 à 2001, la population chinoise au Canada a augmentée de 20% par rapport à une augmentation de seulement 4% pour la population canadienne d’origine. Aujourd’hui, il y a 1.3 millions de chinois au Canada ce qui représente 4% de la population du pays. [2]

Afin de comprendre les causes, enjeux et impacts de ce phénomène une recherche historique autant qu’actuelle est nécessaire. C’est le défi que cette équipe de recherche relève en faisant une synthèse des informations existantes sur le sujet tout en s’assurant de la validité de ces informations sur le terrain.

Cette recherche sera divisée en 3 parties à savoir une analyse des causes de l’immigration chinoise au Canada, une analyse de l’intégration des nouveaux arrivants à la société canadienne et une analyse des impacts de cette migration d’individus sur le Canada.

Les résultats de cette recherche seront disponibles sur ce site dans un rapport complet, mais également sous la forme d’articles présentant une synthèse des points les plus importants. Il y aura également publication d’un montage vidéo présentant plusieurs  entrevues qui seront réalisées avec des immigrants chinois racontant leur expérience.

[1] MAUREL, Chloé. La Chine et le monde, France, Studyrama perspectives, 2008, 189 pages. (Page 1)

[2] CAO, Huhua. DEHOORNE, Olivier. ROY, Vincent. « L’immigration chinoise au Canada : logiques spatiales et nouvelles territoriale», Norois, février 2006, [En ligne], http://norois.revues.org/1895#tocto1n2 (2015-02-21)

Marc-Antoine Ricard, Carl Kilajian, Simon Domaine

Causes de l’immigration chinoise au Canada

Cet article a pour but de dresser un portrait rapide et précis des causes qui expliquent que de nombreux chinois quittent la Chine pour venir s’installer à chaque année au Canada. Deux parties seront développées brièvement, à savoir une synthèse de la littérature scientifique existant sur le sujet, puis une comparaison avec les résultats obtenus lors de l’entrevue effectuée. Cette entrevue peut être trouvée ici http://dia.aderet.profweb.ca/?p=949. La description du projet peut être trouvée quant à elle ici http://dia.aderet.profweb.ca/?p=469.

Causes principales :

Possibilité d’investissement au Canada

De nos jours, la plupart des immigrants sont scolarisés et font au minimum parti de la classe moyenne. Ceci explique que de nombreux immigrants ont donc les moyens d’investir. Ceux-ci viennent au Canada non seulement pour investir, mais également afin de protéger leurs investissements. En effet, l’économie chinoise est ultra-capitaliste dans l’ensemble avec des zones économiques spéciales où la législation favorise grandement les compagnies et où il y a donc peu de régulation (ZES), difficile à prévoir et peu stable. Les investisseurs chinois vont donc venir s’installer au Canada comme « back-up plan » au cas où il y aurait un bouleversement économique en Chine. De nombreux investisseurs chinois vont s’installer à Vancouver, puisque la Chine est depuis 2005 le second pays d’échanges pour la Colombie-Britannique avec  8.9 milliards de dollars en transaction pour cette année. Ils vont ainsi utiliser leurs contacts en Chine afin de faire prospérer leur entreprise.  (Yu, 2008)

Système social au Canada

La comparaison du système social chinois avec celui canadien fait ressortir la qualité de celui d’ici. Alors que des individus n’ont tout simplement pas accès aux services sociaux en Chine, d’autres le trouvent simplement inadéquat. Un immigrant confie que les services sociaux en Chine n’inspirent pas confiance. À l’opposé, les services sociaux sont facilement accessibles et fiables au Canada. Le système social le plus attrayant pour les immigrants chinois est l’éducation. En effet, l’éducation occidentale est considérée de meilleure qualité que l’éducation chinoise et il est possible d’en profiter à faible coût lorsque l’on est résident permanent au Canada. Avoir étudié au Canada est presqu’un symbole de prestige en Chine.  Il est également plus facile de se trouver un emploi au canada après avoir fréquenté l’école qu’en Chine où il la demande est plutôt axée sur des emplois non spécialisés dans des usines (sous le salaire minimum la plupart du temps).  (Yu, 2008)

Environnement en Chine

Les villes en Chine sont extrêmement polluées et bondées (Yu, 2008). La Chine est le pays rejetant le plus d’émissions de gaz à effets de serre dans le monde. Ceci est causé par l’immense population de la Chine de 1.3 milliards d’individus et le fait que leur plan économique historiquement a ignoré toute mesure environnementale afin de maximise les profits. La Chine comprend plusieurs ZES (Zones économiques spéciales) qui sont caractérisées par des réductions fiscales (moins d’impôt, moins de frais de douanes) et de l’aide à l’installation des entreprises. Ainsi, de nombreuses entreprises étrangères viennent s’installer en Chine (principalement les multinationales comme Wal-Mart) et vont contribuer à polluer l’environnement du pays. Ce n’est qu’en 2007 que le gouvernement chinois décide de faire de l’environnement un enjeu principal de la Chine considérant les problèmes que la dégradation de l’environnement leur causera au niveau économique (population malade, perte de confiance des partenaires pour des produits qui ne respectent pas l’environnement). Cependant il n’y a que peu de mesures en place présentement pour atteindre le développement durable (Maurel, 2008).  De nombreux résidents chinois décident donc d’immigrer au Canada afin de profiter d’un environnement plus sain. Le ciel de la chine est toujours gris à cause de la pollution et les aliments ne sont pas d’aussi bonne qualité (Yu, 2008).  En 2003, le plan d’action sur la sécurité alimentaire du ministère chinois affirme que la situation est très critique au niveau des aliments qui sont pollués par des polluants biologiques, chimiques et même des produits toxiques. En 2003, il y a également eu de nombreux décès (environ 340) reliés à une épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) (Maurel, 2008).

Bobak(2005) « Beijing smog comparison August 2005» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Pollution_in_China
Relocalisation et système du Hukou en Chine

Le système du Hukou (certificat de résidence) fait en sorte que les déplacements entre les différentes régions de la Chine sont très difficiles. Sans Hukou qui prouve la résidence dans la région donnée il est impossible de profiter des systèmes publics ce qui inclut l’école, les hôpitaux et le système de chômage (Maurel, 2008). Un immigrant chinois raconte avoir travaillé pendant 5 ans dans une banque sans Hukou avant de finalement perdre patience et de s’installer au Canada alors que les autorités locales refusaient de lui fournir le certificat de résidence. Les immigrants au Canada sont plutôt bien nantis, mais il existe également beaucoup de travailleurs en Chine qui sont exploités parce qu’ils n’ont pas de Hukou pour la région dans laquelle ils travaillent et n’ont donc aucune protection légale. Cependant, même ceux réussissent leur vie sans cette protection se sentent inconfortables et décident d’émigrer (Canada étant l’une des destinations) (Yu, 2008).

 

Atlaslin (Unknown) « Hukou certificate of P.R.C.» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Hukou_system
Société chaotique chinoise

La société chinoise est considérée comme chaotique par les immigrants qui dénotent les différences entre la population des deux pays. La population canadienne fait montre de plus de moralité et de plus de respect des lois. Plusieurs institutions reliées au gouvernement en Chine demandent de payer des frais qui n’ont aucun lien avec ce qui est prescrit par la loi et quiconque ne paye pas verra son commerce fermé ce qui démontre la corruption des institutions. Ils y a plus de gens qui ne respectent pas les règles sociales et les lois en Chine, par exemple il y a plus de voleurs, plus de gens qui bousculent pour passer en premier, etc. (Yu, 2008)

Résultats de l’entrevue

Dans l’entrevue sont ressortis plusieurs points concordant à la théorie.

Premièrement, la personne interrogée a relevé la manière dont le système économique est bien plus stable au Canada qu’en Chine. Ensuite, elle a répondu que l’une de ses raison de quitter la Chine était que l’environnement au Canada est mieux que l’environnement en Chine. Que le Canada est plus vaste, moins bruyant et moins pollué. De plus, elle déclare que la société chinoise est trop matérialiste et inégalitaire. Les riches sont priorisés aux détriment des pauvres, qu’il y a beaucoup de discrimination. Elle affirme que le Canada est un meilleurs pays pour ses enfant pour grandir. Ceci est relié entre autre aux services sociaux présents dans ce pays. Elle ne traite pas de la possibilité d’investir, ni de du système de Hukou qui ne la concernent pas. Cependant, cette entrevue laisse penser que la littérature scientifique existant sur le sujet est bien exacte puisqu’elle confirme las plupart des causes de l’immigration.

Ce projet porte sur le parcours d’un immigrant chinois et c’est article explique les causes qui le poussent à vouloir quitter la Chine. La prochaine étape du parcours du migrant sera naturellement le processus par lequel il pourra immigrer au Canada, processus qui est décrit dans cet article concernant l’intégration économique des immigrants .

 Médiagraphie
  1. YU, Li. “An Empirical Study of Recent Mainland Chinese Migration to Vancouver », Revue de la Société historique du Canada, vol. 19, n° 2, 2008, p. 180-196.
  2. MAUREL, Chloé. La Chine et le monde, France, Studyrama perspectives, 2008, 189 pages.
  3. Bobak(2005) « Beijing smog comparison August 2005» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Pollution_in_China
  4. Atlaslin (Unknown) « Hukou certificate of P.R.C.» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Hukou_system

Profil historique de l’immigration chinoise au Canada

Le profil historique de l’immigration chinoise au Canada permet de comprendre ce qui a poussé les différentes vagues d’immigration au Canada dans le passé afin de comprendre ce qui cause la grande vague d’émigrants chinois à venir s’installer ici de nos jours. En effet, les raisons derrière ce phénomène ainsi que le type d’individus qui migrent ont drastiquement changés au fil du temps. En cliquant ici http://dia.aderet.profweb.ca/?p=430 il est possible de visualiser un article expliquant brièvement les causes actuelles de l’immigration . L’explication du projet en général est quant à elle disponible ici http://dia.aderet.profweb.ca/?p=469 dans l’éditorial d’équipe.

Il faut savoir que l’immigration chinoise au Canada se distingue par quelques événements marquants, mais surtout par des périodes entre lesquelles le but de l’immigration change progressivement. Ainsi, ce sont surtout des périodes approximatives qui seront présentées dans cet article.

Le premier événement marquant de cette immigration au Canada est la découverte d’or dans la Vallée du Fraser en Colombie-Britannique.

Mimigu (2010). «Fraser River Panorama» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Valley
Purpy Pupple (2012). «Fraser River Panorama» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Valley
Cette découverte se fait en 1857 et va sonner le début du développement massif de mines dans cette région. À cette époque, de nombreux ouvriers chinois quittaient  la Chine afin d’aller travailler dans les mines aux États-Unis. Dès 1858, de nombreux ouvriers chinois, attirés par l’appât du gain, vont quitter les États-Unis à partir de San Francisco par bateau et venir s’installer dans cette vallée.  Cette vallée sera renommée par les travailleurs chinois «Gold Sham», qui signifie montagne d’or alors que de nombreux chinois commenceront à quitter Hong-Kong pour venir au Canada (Chinese Canadian Stories, 2015). À cette époque Hong-Kong ne fait pas partie de la Chine, cependant cette population peut être considérée chinoise et le territoire étudié dans cette étude est bien celui de la Chine actuelle. De 1842 à 1997, Hong-Kong appartient à la Grande-Bretagne (Béja, 2015). La situation économique de ces migrants est extrêmement mauvaise. Ceux-ci quittent leur pays d’origine pour venir travailler de longues heures dans des conditions difficiles et en plus ils seront exploités puisque leur salaire sera moindre que les travailleurs canadiens pour plus d’heures.  Afin de subsister, ils vont commencer à réaliser divers emplois connexes tout en travaillant dans les mines comme l’installation de rails afin de transporter les ressources excavées ou encore l’aménagement de routes pour se rendre aux mines. Non seulement seront-ils exploités, mais en plus ils seront accusés de voler les emplois des canadiens puisque les patrons préfèrent les engager afin de sauver de l’argent. Ils vont donc faire face à de grandes vagues d’hostilité qui vont souvent mener à des agressions physiques.  Ayant connu l’oppression principalement aux États-Unis, les travailleurs chinois vont pour la grande majorité décider d’exploiter les emplacements que les canadiens abandonnent, ils vont ramasser les restes. Pour la très grande majorité des immigrants chinois, leurs espoirs de succès au Canada ne se réaliseront jamais et leur qualité de vie restera médiocre. Cette période minière se terminera aux alentours de 1865. (Library and Archives Canada, 2015)

Frank Swannell (1913). «Ah Hoo Omineca Miner at Germansen» [photo], sur le site Wikipédia. Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Chinese_immigration_to_Canada
Le second événement marquant de l’histoire de l’immigration chinoise est la construction du chemin de fer.  Ce chemin de fer qui part d’Ouest en Est et tend à unir les différentes provinces du Canada. De 1880 à 1885 de nombreux travailleurs chinois seront utilisés à la construction de ce chemin de fer appelé «Canadian Pacific Railway», ceux-ci seront surnommés les «coolies». Ces derniers vont venir y travailler afin de mieux vivre. Ils seront attirés par la promesse de faire de l’argent qu’ils pourront envoyer à leur famille en Chine et par la promesse que leur transport sera pris en charge pour retourner chez eux une fois les travaux complétés. Environ 7000 travailleurs chinois vont tenter de se faire engager dans le projet à l’origine, mais seulement 3500 seront choisis. Il y aura de nombreuses victimes parmi ces travailleurs chinois qui seront aussitôt remplacés.  Les victimes sont expliquées par le travail dangereux qui leur sera assigné. Afin d’installer les rails du chemin de fer, il faut premièrement passer à travers roche, collines, rivières, etc. De nombreux chinois vont mourir dans des accidents de dynamite, dans des éboulements, de maladie, de noyade, d’épuisement ou autre. Les victimes sont estimées de 600 à 2200 individus, mais il n’y a aucune trace écrite qui permet d’en être certains.  Les 3500 chinois représentent le ¾ de la main d’œuvre totale employé puisqu’ils sont abordables. Il est estimé que leur exploitation a permis de sauver de 3 à 5 millions de dollars, surtout lorsque l’on considère qu’une bonne partie de cette main d’œuvre est qualifiée après avoir travaillée aux États-Unis.  À la suite du projet, les travailleurs seront congédiés sans moyen de retourner chez eux puisque les promesses faîtes seront ignorées. (Library and Archives Canada, 2015).

Library and Archives/Bibliothèque et Archives Canada (1884). « Chinois travaillant dans les montagnes pour le Chemin de fer du Canadien Pacifique, 1884» [photo], sur le site Wikipédia. Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Chinese_immigration_to_Canada
Ross, Alexander, Best & Co., Winnipeg (1885) « Last Spike of the CPR – Craigellachie, British Columbia, Canada.» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
Unknown (1881). « Canadian Pacific Railway Crew laying tracks at lower Fraser Valley (1881) » [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
Unknown (189-). « C.P.R. railroad trestle bridge» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
L.L. Poates Engr’g Co (1900). « Map of Northern Pacific’s route circa 1900. », [Carte], sur le site Wikipédia, Consultée le 27 Avril 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway

Immigration durant la période de 1949-1970

Entre 1949 et 1970 il n’y a pas d’immigration chinoise au Canada (Yu, 2008). Ceci est compris dans la période de la Guerre Froide qui s’étend de 1947 à 1991. Cette guerre est caractérisée par un conflit idéologique entre les alliés des États-Unis qui prônent le capitalisme et les alliés de l’Union Soviétique qui prônent le communisme. En 1949 la Chine devient communiste et rejoint le camp de l’Union Soviétique. Le Canada ayant comme principal partenaire financier les États-Unis rompt ses relations avec celle-ci.  (Langlois, 2012)

Immigration durant la période de 1970 à 1990

En 1970 le Canda reconnait la Chine communiste et signe en 1973 une entente qui a pour but de permettre au chinois ayant de la famille au Canada (étant venue avant 1949) d’immigrer facilement. Dans l’année qui suit, 6000 chinois vont remplir des demandes afin d’amener 15 000 membres de leur famille au Canada. Il faut savoir qu’en 1960, alors que les relations avec la Chine étaient tendues, le Canada change sa politique d’immigration et commence à accepter principalement les individus possédant un certain niveau de scolarité. Ainsi, alors qu’avant 1949 la majorité des immigrants sont pauvres, ceux après 1970 appartiennent majoritairement à la classe moyenne. Dans les années 80, 92 % de l’immigration est  pour des raisons familiales. Tendance qui va se maintenir jusqu’aux années 90. En 1986, le gouvernement chinois rend plus facile l’émigration vers des pays étrangers. (Yu, 2008)

Le troisième événement qui causera une grande migration d’individus est l’incident du 4 Juin 1989, à la place Tiananmen (Pékin), en Chine. De nombreuses manifestations étudiantes ainsi qu’ouvrières ont lieux qui critiquent le système en place (dont la corruption du gouvernement). Ces critiques seront accueillies par une violente répression armée qui causera de nombreuses victimes. Cet épisode noir de l’histoire chinoise sera d’ailleurs soumis à une censure qui empêchera de trouver toute information concernant le sujet à partir de la Chine (Maurel, 2008).  En 1990, environ 10 000 chinois étudient au Canada et les évènements de 1989 feront en sorte que la plupart vont obtenir le statut de résident permanent (Yu, 2008).  Cet événement causera une grande migration d’individus très instruits vers le Canada. (Brandi, 2015)

Immigration économique des années suivant 1990

Durant les années 1990 la principale cause d’immigration change pour être économique plutôt que familiale. En 1994, le gouvernement chinois rend l’émigration à but économique plus facile en modifiant la loi de 1986. Durant cette période 55% de l’immigration au Canada est à but économique, chiffre qui passe à 70% de 2001 à 2005. De 1991 à 2000, 25 %  des immigrants possèdent un PhD. (Yu, 2008)

Si les premières migrations sont composées d’individus pauvres qui sont exploités au Canada, l’on constate que de plus en plus les immigrant chinois qui viennent au Canada sont scolarisés et connaissent leurs droits. Voici le lien d’un article présentant l’intégration des émigrants de Chine .

Médiagraphie

  1. Chinese Canadian Stories. 1858 FRASER RIVER GOLD RUSHES, [En ligne], http://ccs.library.ubc.ca/en/chronology/chViewItem/1/0/5/ (page consultée le 2015-02-20)
  2. Jean-Philippe BÉJA, Pierre SIGWALT, « HONG KONG », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mars 2015. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hong-kong/
  3. Library and Archives Canada. The Early Chinese Canadians 1858-1947,[En ligne], http://www.collectionscanada.gc.ca/canadiens-chinois/021022-1200-e.html (page consultée le 2015-02-20)
  4. YU, Li. “An Empirical Study of Recent Mainland Chinese Migration to Vancouver », Revue de la Société historique du Canada, vol. 19, n° 2, 2008, p. 180-196.
  5. Langlois, Georges. Histoire de la Civilisation Occidentale, 5e édition, Montréal, Beauchemin, 2012, 372 pages.
  6. MAUREL, Chloé. La Chine et le monde, France, Studyrama perspectives, 2008, 189 pages.
  7. BRANDI, Carolina. The evolution in theories of the brain drain and the migration of skilled personnel, [En ligne], http://www.irpps.cnr.it/it/system/files/the_evolution_study.pdf (page consultée le 2015-02-20)
  8. Mimigu (2010). «Fraser River Panorama» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Valley
  9. Purpy Pupple (2012). «Fraser River Panorama» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Valley
  10. Frank Swannell (1913). «Ah Hoo Omineca Miner at Germansen» [photo], sur le site Wikipédia. Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Chinese_immigration_to_Canada
  11. Library and Archives/Bibliothèque et Archives Canada (1884). « Chinois travaillant dans les montagnes pour le Chemin de fer du Canadien Pacifique, 1884» [photo], sur le site Wikipédia. Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Chinese_immigration_to_Canada
  12. Ross, Alexander, Best & Co., Winnipeg (1885) « Last Spike of the CPR – Craigellachie, British Columbia, Canada.» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
  13. Unknown (1881). « Canadian Pacific Railway Crew laying tracks at lower Fraser Valley (1881) » [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
  14. Unknown (189-). « C.P.R. railroad trestle bridge» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
  15. L.L. Poates Engr’g Co (1900). « Map of Northern Pacific’s route circa 1900. », [Carte], sur le site Wikipédia, Consultée le 27 Avril 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railwa

Portrait Marc-Antoine

Picture of me 1

Ouais c’est moi, super qualité photo .

Portrait super court : *Version 1 *

Âge :19 ans

Programme : PAM (profil appliqué avec mathématiques)

Signe astrologique : Verseau

Type Sanguin :

Repas préféré : Nourriture

Jeu préféré : Dungeon defender

Pokemon préféré : Magikarp

Anime préféré : Boku no… Death Note

 Manga préféré : One punch man

Roman préféré : L’Épée de Vérité

Light novel préféré : Legendary Moonlight Sculptor

Musique préférée : Darude sandstorm

Plus grande peur : Travaux de recherche sur les autochtones