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L’évolution de l’historique de l’adoption internationale au Québec

L’adoption est un phénomène  qui remonte à plusieurs siècles. Elle a été souvent pratiquée de façon informelle. Voici un aperçu de l’encadrement de l’adoption  à travers les années.

Le début de l’adoption

Au temps des Romains, les souverains qui n’étaient pas capables de concevoir un enfant en  adoptaient un pour avoir un héritier et assurer  la descendance (Gouvernement du Québec, 2015). Les Carolingiens qui régnaient sur l’Europe occidentale adoptaient un garçon pour sauver leur lignée dynastique et abandonnaient les filles et les enfants illégitimes (Tocanne, 2012). Durant les années 1780 et 1790, les révolutionnaires de la France trouvaient que l’adoption était un bon moyen pour arriver à une égalité sociale. Du Moyen-ÂgeUntitled jusqu’au XIXe siècle en Europe, les enfants qui étaient abandonnées par leurs parents étaient placées dans des foyers de l’Église. Elle essayait d’éviter l’abandon d’enfants dans la rue ainsi que des meurtres en les mettant dans des lieux où ils prenaient  soin d’enfants abandonnés (Ibid). Les enfants qui venaient de parents mariés avaient plus de droits que ceux qui venaient de parents qui ne l’étaient pas puisqu’ils étaient considérés comme légitimes(Ouellette, 2000). En plus de cela, les mères célibataires étaient rejetées de la société et ne recevaient aucun soutien,  la plupart des enfants donc nés en dehors du mariage était abandonné puisque c’était  difficile d’en prendre soin.

Depuis 1941, les femmes françaises pouvaient accoucher d’un enfant « sous X» si elles ne voulaient pas l’élever, ce qui veut dire qu’elles ne lui donnaient pas de nom, ni d’adresse. Ensuite, l’Aide sociale à l’enfance se chargera de trouver une famille pour l’adopter. Cela a permis de réduire les meurtres des enfants ainsi que les avortements qui étaient illégaux durant cette période de l’histoire (Ibid). Dans les années 60, l’adoption était un processus très secret pour garder la légitimité de leur famille puisqu’elle transgressait la société et la religion. La seule façon d’adopter c’était de garder l’anonymat du processus (Ibid). Depuis le XIXe siècle, le nombre d’abandons commence à devenir important puis n’arrête pas d’augmenter. C’est une pratique courante non seulement dans les familles défavorisées puisqu’elles ne peuvent pas prendre soin de l’enfant. Les bourgeois aussi sont impliqués dans ce problème d’abandon. Il n’est pas question du manque d’argent, mais de l’humiliation que leur apportera un enfant en dehors du mariage.

Le changement de l’adoption en s’étendant à l’international

L’adoption internationale débute au XXe siècle grâce à l’amélioration des services sociaux , de la communication entre pays et la hausse du taux d’infertilité dans les pays industrialisés. De plus en plus de personnes réalisent que le taux d’abandon est en hausse(Ibid). La Seconde Guerre mondiale empire la situation  puisqu’elle laisse des milliers d’enfants sans famille et abandonnés sur la rue. La guerre leur fait tout perdre. Dans les années 60, les États-Unis et l’Europe commencent à réaliser l’importance de ce problème et décident d’aider en accueillant les orphelins qui ont tout perdu à cause de la guerre. Ils s’associent donc avec l’Amérique latine et l’Asie pour réaliser des adoptions d’un pays pauvre à un pays développé. Le portrait de l’adoption internationale change grâce à la considération du bien pour l’enfant.

Les gouvernements des pays défavorisés veulent encourager de plus en plus le maintien de l’enfant dans son pays d’origine et considèrent en premier la communauté ou les familles qui seront désireuses d’adopter à l’intérieur du pays. Les enfants qui sont proposés à l’adoption sont donc moins nombreux, plus vieux ou ont des problèmes de santé (Duchaine, 2014). Cela fait en sorte que même s’il y a un grand nombre de familles qui seront prêtes à adopter à l’international, il n’y a pas assez d’enfants offerts (Ibid). En général, les parents doivent attendre quatre ou cinq ans avant de pouvoir adopter leur futur enfant puisque la liste d’attente est très longue

« Évolution de l’Adoption internationale au Québec », 2000-2013, [adoption-quebec.png], sur le site de Adopter à Haïti, [En ligne], https://adopterahaiti.wordpress.com
« Évolution de l’Adoption internationale au Québec », 2000-2013, [adoption-quebec.png], sur le site de Adopter à Haïti, [En ligne], https://adopterahaiti.wordpress.com
pour le nombre d’enfants qui sont proposés pour être adoptés(Girard, 2003). En 1989, on effectue moins de 300 adoptions d’une liste d’attente qui constituait environ 1 500 inscriptions (Ibid). À cause de cela les organismes ont dû renforcer les critères des couples pour qu’ils soient admissibles à adopter un enfant.Certains organismes d’adoptions agréés refusent même les parents célibataires, les couples non mariés, des personnes divorcées, les handicapés et les obèses. D’autres regardent aussi la scolarité des appliquants et leur revenu. La Chine, la Corée du Sud ainsi que la Thaïlande sont reconnues pour être plus sévères en choisissant les futurs parents des enfants (Ibid).

En 1970, la conscience à propos du taux d’orphelins commence à s’accroitre et on éprouve un essor en 1990 avec un grand nombre d’adoptions internationales (Ibid). L’année suivante est une grande année d’adoption ainsi que 1995 et 1996. Par contre, à l’arrivée du deuxième millénaire, il y a une décroissance du taux d’adoption. L’année 2003 est la seule où il y avait un assez grand nombre et depuis, le nombre d’adoption est en baisse constante( Tessier, 2005). Le renforcement des systèmes de protection des enfants cause une chute drastique d’enfants disponibles à adopter puisque le processus est devenu beaucoup plus complexe et strict (Bellerose, 2015). C’est pour cette raison qu’on voit  une énorme baisse de l’adoption internationale après les années 2000.

Pour conclure,  c’est à travers la compréhension de la souffrance  de l’enfant qu’on réussit à lui trouver des solutions et lui  garantir une  pratique qui lui permettra  de trouver la sécurité du noyau familial.

 

Tamara Al Kabain

 

Médiagraphie:

 

 

 

 

 

 

Les lois entourant l’adoption internationale

Le parcours de l’adoption et la protection des droits de l’enfant  ont été longs. C’est à travers plusieurs étapes et processus qu’on réussit à garantir qu’un enfant représentant des futures générations aura le droit de grandir et d’apprendre pour développer ses pleines capacités et ainsi redonner à la société le meilleur de lui même . Voici donc les étapes des lois qui ont été créées.

L’encadrement du processus

Ce n’était qu’en 1924 que le Québec a adopté un régime légal du processus tandis qu’il n’avait pas une égalité des droits des enfants. Les enfants qui venaient de parents mariés avaient plus de droits que les enfants qui venaient de parents qui ne l’étaient pas puisqu’ils sont considérés comme légitimes(Ouellette, 2000). En plus de cela, les mères célibataires étaient rejetées de la société et ne recevaient aucun soutien, donc la plupart des enfants nés en dehors du mariage étaient abandonnés puisque c’était très difficile d’en prendre soin. Dans les années 60, l’adoption était un processus très secret pour garder la légitimité de leur famille puisqu’elle transgressait la société et la religion. La seule façon d’adopter dans le temps c’était de garder l’anonymat du processus.

En 1969, tous les enfants sont traités de façon égale et ont les mêmes droits, mais ce n’est qu’en 1980 que cette loi sera inscrite  dans le Code civil du Québec (Ibid). À partir de quatorze ans, l’enfant a le droit d’avoir de l’information à propos de sa naissance et de ses parents avec l’accord de ceux-ci (Gouvernement du Québec, 1980). Depuis ce temps, les droits des enfants sont beaucoup plus reconnus et respectés. Toutes les institutions au niveau mondial vont appuyer les lois qui permettent  à l’enfant d’exprimer son point de vue et de toujours tenir en considération le meilleur intérêt de l’enfant (Gouvernement du Québec, 2015).

Un point tournant en 1969

Avant 1969, les lois à propos de l’adoption étaient peu nombreuses. Ensuite , on commence à adopter plus de lois et encadrer le processus avec des règles. Cinq ans plus tard, la loi fédérale sur l’immigration est modifiée pour permettre l’entrée des enfants adoptés au Canada. Deux ans plus tard arrive la parution du livre  intitulé Le livre blanc sur l’adoption qui affirme des changements des processus d’adoption au Québec (Girard, 2003). Voici quelques sujets traités du livre:  qui a le droit d’être adoptés, qui peut adopter, les délais, le processus adoptif d’une personne majeure, les conditions particulières à l’adoption internationale et l’adoption d’un enfant chinois (Primeau, 1997).

En 1979, une nouvelle loi est mise en place pour mieux englober le processus d’adoption internationale. Ceci cite qu’un québécois qui veut adopter hors du Québec doit passer des évaluations selon les critères déterminés par la Loi de la protection de la jeunesse avant de

« Flag of Quebec », 1948, [Flag_of_Quebec.png], sur le site de Wikimedia, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flag_of_Quebec.svg
« Flag of Quebec », 1948, [Flag_of_Quebec.png], sur le site de Wikimedia, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flag_of_Quebec.svg
pouvoir adopter un enfant (Ibid). En 1982, il y a une autre amélioration par la création du Secrétaritat à l’adoption internationale qui a comme rôle de trouver des solutions aux difficultés que peut causer le processus(Ibid). Pour les huit prochaines années, on apporte des changements constants pour améliorer l’efficacité et pour faciliter la charge sur le dos des parents.

Le 24 septembre 1990 arrive la Loi 70 qui modifie le Code civil du 
Québec, le code de procédure civile et la loi sur la protection de la jeunesse pour permettre la simplification du processus et pour réduire le temps d’attente des futurs parents(Ibid). Il y a aussi un grand conflit qu’amène ce processus entre les pays impliqués. Comme chaque pays a ses propres lois, c’est un défi d’amener ceux-ci à un accord à propos du processus. En général, les parents doivent attendre quatre ou cinq ans avant de pouvoir adopter leur futur enfant puisque la liste d’attente est très longue pour le nombre d’enfants qui sont proposés pour être adoptés. Elle légalise une méthode d’adoption à l’internationale déjà utilisée par certains pour accélérer le déroulement. Les parents n’ont plus besoin de contacter un organisme privé d’un autre pays. Ils ont une plus grande autonomie pour passer à travers le processus de la façon qui est le mieux pour le couple.

Pour conclure, en mettant l’enfant en premier et en le protégeant durant sa croissance, les nations  protègent leur société, car il peut développer son plein  potentiel et ainsi aider à l’évolution du monde avec l’accélération de la vie. Il est bien placé pour évoluer avantageusement puisqu’on lui permet d’avoir  les outils pour affronter les défis du lendemain.

 

Tamara Al Kabain

 

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