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Vérification de la réalité : Entrevue sur l’’intégration des enfants adoptés à l’international dans la société québécoise

L’intégration des enfants adoptés à l’international dans la société québécoise.

Le 6 avril dernier, l’équipe qui travaillait sur l’adoption internationale a eu la chance d’interroger quatre personnes de sexe féminin qui ont été adoptées de la Chine et qui sont maintenant âgées de 17 à 22 ans. L’entrevue, conforme aux règles éthiques, s’est déroulée comme suit;  l’équipe a interrogé une participante à la fois en respectant l’ordre des questions de la grille d’entrevue. Cette entrevue était une entrevue semi-directe, car la personne répondait à des questions ouvertes qui permettait de répondre à la problématique. De plus, l’entrevue suivait un plan déjà établi, soit la grille d’entrevue. Le but cette dernière était de savoir si un enfant adopté à l’international s’intégrait bien dans la société ou non.  En mettant les propos recueillis dans un tableau, il est observé que les quatre participantes de l’entrevue sont bien intégrées dans la société québécoise. En effet, ces dernières disent qu’elles se sentent acceptées dans leur famille et dans leur cercle d’amis, puisqu’elles se sentent incluses dans ces deux groupes. Par exemple, la participante numéro deux admet que ces amis oublient qu’elle est d’origine asiatique qu’elle a été adoptée. Cela prouve que cette personne est bien intégrée socialement dans son cercle d’amis. Les autres personnes qui ont participé à l’entrevue ont  une opinion semblable à celle de la  participante numéro deux. Alors, les participantes se sentent incluses dans leur groupe d’amis et  elles ne se sentent pas rejetées. Pour ce qui concerne le milieu familial, toutes les participantes disent être acceptées et que leurs parents les aiment et les désiraient. Ces dernières se sentent aimées et incluses dans leur famille adoptive. D’ailleurs, la participante numéro trois affirme que ses parents l’aiment et qu’ils sont contents de l’avoir. Du côté professionnel, cette même personne mentionne  qu’elle n’a jamais eu de problèmes à se faire engager à cause de son origine.

De plus, les quatre participantes soutiennent qu’elles n’ont pas de sentiment d’appartenance à leur pays d’origine. La participante numéro un dit qu’elle s’identifie davantage comme une Québécoise qu’une Chinoise, car elle a été adoptée très jeune, ce qui fait qu’elle a seulement connu la culture et les valeurs québécoises. Pour sa part, la participante numéro deux affirme qu’elle ne s’identifie pas comme une Chinoise, car son entourage n’est pas chinois. Les autres interrogées ont répondu une réponse semblable à la participante un  et deux.

En d’autres mots, mêmes si les participantes ont une couleur de peau différente que celle des Québécois, elles se sentent intégrées dans la société.  Cependant, il est faux de conclure que tous les enfants adoptés à l’international s’intègrent aussi bien dans la société que ces quatre Québécoises d’origine chinoise. En effet, celles-ci forment un échantillon n’est pas représentatif de la population entière des enfants adoptés à l’international.

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Sources: INCONNU, « Job, Interview, Career, conférence Conversation», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/job-interview-career-conference-156130/( Page consultée le 18 avril 2015)

Voici un extrait de l’entrevue de la participante 4 :

Question 1 : Quel est ton pays d’origine?

Réponse : Mon pays d’origine est la Chine.

Question 2 : À quel âge- as-tu été adoptée?

Réponse : J’ai été adopté j’avais 5-6 mois.

Question 3 : Te sens-tu différente  des autres personnes autour de toi  à cause de ta couleur de peau?

Réponse : Au début du primaire, je ne réalisais pas vraiment qu’il y avait une différente physique entre moi et les autres enfants caucasiens. Puis, rendu à un certain âge (fin du primaire), j’ai commencé à prendre plus conscience de la différence physique (traits comme les yeux, les cheveux, le nez). Au secondaire, il y avait plein d’ethnies différentes. Oui, je savais que physiquement j’étais différente.

Question 4 : As-tu l’impression que tu es acceptée dans la société et pourquoi? Au travail? À l’école? Dans le cercle d’amis, dans la famille?

Réponse : Ma famille m’aime beaucoup. Ils m’ont tous accepté dès que je suis arrivée et jamais je n’ai senti du rejet ou quoi que cela soit de leur part. J’ai mes conflits comme n’importe qui dans une famille avec les membres directs et plus éloignés (tantes, oncles, cousins…) mais ce n’a jamais été en raison de mes origines.

À l’école, je me suis toujours sentie acceptée. Je n’ai jamais eu de problèmes à me faire des amis et j’ai toujours eu de bons amis tout au long de mes études (primaire, secondaire, cégep…).

Au travail, je me suis toujours fait acceptée aussi. Je considère que c’est surtout en raison de ma personnalité. Quand l’employeur me rencontre pour la première fois, c’est toujours une réaction de surprise quand la personne lit mon nom et me voit. Mais cela ne m’a jamais empêché d’être engagée nulle part.

Question 5: Ressens-tu un sentiment d’appartenance à ton pays d’origine? Si oui, pourquoi? Sinon pourquoi?

Réponse : Non, aucun. Je ne m’associe aucunement aux Chinois ou à la culture asiatique. J’ai grandi toute ma vie à Montréal dans une famille qui vient de Montréal et la Gaspésie. J’ai reçu une certaine éducation, j’ai développé mes valeurs personnelles avec de grandes influences occidentales. Je n’ai senti aucune affinité avec la culture chinoise lorsque j’y suis allée, autant du côté campagnard que du côté urbain.

Voici, un article du journal La Presse , intitulé « Quand l’adoption tourne au cauchemard», qui  traite des enfants qui ont été adoptés à l’international et qui n’ont pas été bien intégrés dans leur milieu social. Cet article traite du trouble de l’attachement en lien avec l’adoption internationale. Voici, l’hyperlien de cet article:

HACHEY Isabelle, « Quand l’adoption tourne au cauchemar», La Presse, 16 juin 2014, [En ligne], http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201406/15/01-4776069-quand-ladoption-tourne-au-cauchemar.php( page consultée le 24 avril 2015)

 

Bibliographie, Médiagraphie:

1) HACHEY Isabelle, « Quand l’adoption tourne au cauchemar», La Presse, 16 juin 2014, [En ligne], http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201406/15/01-4776069-quand-ladoption-tourne-au-cauchemar.php( page consultée le 24 avril 2015)

2) INCONNU, « Job, Interview, Career, conférence Conversation», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/job-interview-career-conference-156130/( Page consultée le 18 avril 2015)

 

L’intégration des enfants adoptés à l’international au point de vue sociologique

L’INTÉGRATION DES ENFANTS ADOPTÉS À L’INTERNATIONAL AU POINT DE VUE SOCIOLOGIQUE

 

Le thème global  de la migration est un sujet qui peut recouvrir plusieurs sous-thèmes en lien avec celui-ci tels que l’adoption internationale.  L’adoption est sujet intéressant, puisqu’il peut être traité par rapport à différentes perceptives. Dans cet article, l’adoption internationale sera traitée dans une perspective sociologique. Cette perspective parlera de la quête d’identité à l’adolescence par rapport aux enfants adoptés et cherchera à connaître la manière dont les enfants adoptés s’intégrèrent dans leur société.

En effet, s’attarder à l’intégration des enfants qui ont été adoptés à l’international est important, puisque l’adoption à l’internationale est un phénomène considérable.  En effet,  il y a eu 908 enfants adoptés par des parents québécois en 2003( Gouvernement du Québec,2014) . En France, il y a eu 3580 enfants adoptés à l’international par des personnes françaises en 2010 ( Gouvernement de France, 2010) . Donc, peu importe le pays ou l’endroit, il y a un grand nombre d’enfants  issus de l’adoption internationale qui doivent s’intégrer et s’adapter à leur nouvelle société. De plus, l’intégration des enfants dans leur nouvelle société est primordiale, car si l’enfant adopté n’est pas intégré dans la société, ce dernier risque de se sentir exclu de la société et mis à l’écart. Être intégré dans son milieu social à un rapport avec l’identité de l’enfant adopté et de son sentiment d’appartenance envers différentes structures sociales de son environnement. C’est pour cela qu’il est pertinent de connaître la manière dont ceux-ci s’intégrèrent dans leur société.

 

 

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Sources:INCONNU, «Masques, Mascarade, Masque, Visages, Théâtre, Tragédie», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/masques-mascarade-masque-visages-40963/ ( Page consultée le 18 avril 2015)

 

Pour définir les termes, en sociologie, l’identité sur le pôle individuel est ce qui nous distingue des autres et qui nous rend uniques tandis que le pôle social est une identité qui nous rend semblables aux autres. Dans le cas des enfants adoptés, l’identité sociale joue un rôle important en plus de l’identité sur le pôle individuel. En effet, chez les enfants adoptés à l’étranger,  il y a un conflit d’identité au moment de l’adolescence. Donc, la quête de l’identité  à l’adolescence chez les enfants adoptés a un lien avec la sociologie. En effet, l’enfant adopté doit s’adapter à la société sur un plan social, et à l’adolescence, il doit construire son identité.  Cependant, c’est l’adolescence que ce dernier s’aperçoit que son corps change et que son corps ne ressemble pas à ses parents adoptifs (Harf,2006).  Ce dernier ne peut pas s’identifier physiquement à ses parents adoptifs. Par exemple, c’est le cas pour un enfant qui a été adopté dans un pays asiatique et qui a des parents québécois. De ce fait, ce dernier  peut se poser des questions auxquelles les réponses ne seront jamais trouvées : «qui m’as fait ? Pourquoi ma mère m’a-t-elle abandonné?»( Le run,2005)  Suite à cela, l’adolescent peut  ressentir un sentiment de crainte de douleur et de haine face à ces questionnements sur ses origines biologiques.  La seule façon de surmonter ce genre de questionnement est d’avoir un bon lien de filiation entre les parents et l’enfant adopté.  Il faut aussi que l’enfant se sente aimé et important aux yeux de sa famille et de son entourage. ( Le run,2005)    Pour ce faire, les parents adoptifs peuvent parler à l’enfant adopté de son histoire avant son adoption. Cela fait en sorte que l’enfant adopté à l’étranger peut se situer dans son histoire et se construire une identité sur le pôle individuel (Harf,2006). Donc, la construction de l’identité de l’enfant adopté est plus facile si le lien de filiation entre les parents adoptifs et l’enfant est solide et si les parents adoptifs parlent  à l’enfant adopté de son histoire. De ce fait, l’enfant en question est bien intégré et accepté dans sa famille. Par contre, si  l’enfant a un lien d’affiliation avec ses parents adoptifs, ce dernier peut vouloir se réapproprier sa culture d’origine (Harf,2006).  Ceci peut crée des conflits d’identité d’autant plus que la couleur de peau de l’enfant adopté n’est pas la même que celle de ses parents adoptifs ( Harf,2006). Pour remédier à cette situation, il faut que le lien de filiation entre les parents adoptifs et l’enfant soit solide et fort si les parents ne veulent pas que l’enfant se réapproprie sa culture d’origine. S’il y a un lien d’affiliation, l’enfant adopté ne correspond pas à la culture québécoise, puisqu’il veut se réapproprier  sa culture d’origine. Alors, il est plus ou moins intégré dans la société québécoise et il n’a pas la même identité sur le pôle social que les Québécois. Il a plus de chance d’être marginalisé s’il s’approprie sa culture d’origine. Alors, un bon lien de filiation entre les parents et l’enfant adopté est primordial pour la construction identitaire de l’enfant.

Cependant, l’enfant  adopté doit aussi s’adapter et s’intégrer dans son milieu socioculturel. Même s’il a un sentiment identitaire et d’appartenance  envers son nouveau pays , un adolescent adopté à l’étranger  peut avoir un conflit d’identité culturelle.  Il peut être perçu comme un étranger aux yeux des Québécois. En effet, les Québécois à la peau blanche remarquent immédiatement la couleur de peau de l’enfant adopté et cela peut mener à d’éventuels problèmes pour l’enfant adopté tel que le racisme.

D’ailleurs, suite à ces propos, il est intéressant de constater que les propos théoriques mentionnés  ci-dessus correspondent à la réalité. En effet, une entrevue à été réalisée auprès de quatre Chinoises qui ont été adoptées par des parents québécois. Durant cette entrevue, il y avait une question qui  demandait aux participantes  si elles ressentaient  un sentiment d’appartenance par rapport à leur pays d’origine. Les quatre  participantes ont soutenu qu’elles ne s’identifiaient aucunement à son pays d’origine, car elles ont été élevées dans la culture et dans un environnement québécois. Alors elles n’ont pas connue leur culture d’origine. Une autre question de l’entrevue cherchait à savoir si la personne se sentait appréciée dans son milieu social tels que la famille, les amis, le travail. Chaque participante a répondu qu’elle se sentait appréciée par leur proche. Ceci prouve  que lien de filiation entre les parents adoptifs et l’enfant adopté est bon pour les quatre participantes, puisqu’elles ne cherchent pas à s’identifier à leur culture d’origines et elles se sentent aimées par leur entourage.

Pour finir, la vidéo de cet article présente la bande-annonce du documentaire intitulé « On me prend pour une Chinoise» ce documentaire explique la quête d’identité de cinq Québécoises d’origine chinoise qui ont été  adoptées dans les années 1990.

 

Référence : VIDEO FEMME,  « On me prend pour une chinoise !» , Youtube, [ En ligne], https://www.youtube.com/watch?v=vT3s9scvptg (page consultée le 23 mars2015)

 

Pour conclure, il y a un conflit d’identité chez les enfants adoptés lors de l’adolescence. De plus,  le lien de filiation entre les parents adoptifs et l’enfant adopté est primordial pour que l’enfant adopté puisse se construire une identité. S’il y a un lien d’affiliation entre les parents et l’enfant adopté, ce dernier peut vouloir se réapproprier sa culture d’origine. En conséquence, l’enfant aura plus de difficulté  à créer son identité et à définir son identification.

Une piste de solution pour remédier à l’affiliation entre les parents adoptifs et l’enfant serait d’informer les parents du danger d’affiliation et d’informer les parents par rapport à la quête d’identité, à l’adolescence, pour les enfants adoptés.

 

 

 

Médiagraphie, Bibliographie:

GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, L’adoption internationale au Québec, [En ligne], 2014)  http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2014/14-116-06W.pdf ( Page consultée le 18 avril 2015)

GOUVERNEMENT DE FRANCE, Statistique décembre 2010, [En ligne] 2010, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/STAT_TG_MENSUEL.pdf ( Page consultée le 18 avril 2015)

HARF Aurélie et TAIEB Olivier, « Adolescence et adoptions internationales : une nouvelle problématique ? »,   La psychiatrie de l’enfant,  [ En ligne], vol.49 (2006),  p.320, dans Cairn (page consultée le 17 février 2015)

INCONNU, «Masques, Mascarade, Masque, Visages, Théâtre, Tragédie», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/masques-mascarade-masque-visages-40963/ ( Page consultée le 18 avril 2015)

INCONNU, «Monde Géographie Planète ,Terre Bleu ,Rotation», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/monde-g%C3%A9ographie-plan%C3%A8te-terre-41414/( Page consultée le 18 avril 2015)

LE RUN Jean-Louis,  «Adolescence et adoption», Enfances & Psy [En ligne], vol.29 ( 2005), p.127-135,dans Cairn  ( page consultée le 17 février 2015)

VIDEO FEMME,  « On me prend pour une Chinoise !» , Youtube, [ En ligne], https://www.youtube.com/watch?v=vT3s9scvptg (page consultée le 23 mars2015)

 

 

Li-Anne Archambault

L’intégration des enfants adoptés à l’international au point de vue psychologique

L’INTÉGRATION DES ENFANTS ADOPTÉS À L’INTERNATIONAL AU POINT DE VUE  PSYCHOLOGIQUE

 

Le thème de la migration est un sujet  vaste qui peut avoir un lien avec l’adoption internationale. L’adoption internationale est sujet intéressant puisqu’il peut être traité par rapport à différentes perceptives, dont une perspective psychologique. Dans cet article, la dimension psychologique traitera des troubles de l’attachement chez les enfants adoptés en lien avec leur adoption. Cette perspective cherche à connaître  si tous les enfants adoptés s’intègrent bien dans leur nouvelle société.  En effet, il y a des enfants adoptés qui s’intègrent très bien dans leur société tandis que certains enfants  s’intègrent mal dans leur milieu social.

Il est important de s’attarder à cette dimension, car l’adoption internationale est un phénomène qui est considérable et qui concerne beaucoup de personnes. En effet, plusieurs pays permettent l’adoption d’enfants à l’étranger. Ceci est bien, car ceci permet aux familles qui veulent fonder une famille d’avoir recours à l’adoption internationale pour avoir un enfant.  Les familles  qui adoptent un enfant à l’étranger espèrent être heureuses avec cet enfant. Cependant, ce n’est pas toutes les adoptions internationales qui  ont des conséquences positives. Certaines adoptions internationales n’apportent pas de conséquences positives aux parents adoptifs, car ces derniers s’aperçoivent que l’enfant  qu’ils ont adopté a un trouble mental ou un handicap. Ceci est un  phénomène qui existe et il serait intéressant de savoir si ces enfants adoptés avec un trouble mental sont bien intégrés dans la société.

 

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Source: INCONNU, « Seul, Enfant, Fantôme, Garçon, Lumière De La Ville,  paysage», 2014, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/seul-fant%C3%B4me-gar%C3%A7on-407199/ (Page consultée le 18 avril 2015)

 

Heureusement, certains enfants adoptés s’intègrent facilement  dans leur société et ils sont capables de vivre leur vie sans problèmes majeurs issus de leur adoption. Cependant, ce n’est pas le cas de tous les enfants adoptés.  Parfois,  certains de ces enfants ont un trouble de l’attachement à la suite de leur adoption. Par définition, selon le DSM-IV de l’Association Américaine de Psychiatrie (1994),  un trouble de l’attachement se définit comme étant « un mode de relation sociale gravement perturbé et inapproprié au stade de développement, présent dans la plupart des situations, qui a débuté avant l’âge de 5 ans» ( Spratt) . Le trouble de l’attachement a un lien avec la théorie de l’attachement, car cette dernière touche les besoins de sécurité et les relations interpersonnelles. Le sens de l’attachement, selon cette théorie, se réfère au lien que l’enfant adopté fera avec les personnes qui l’élèveront après son adoption.  En effet, un bébé est programmé depuis sa naissance pour s’attacher à des personnes qui prendront soin de lui et qui le protégeront. Cela fait en sorte qu’il se sent sécurité et qu’il peut compter sur cette personne qui prend soin de lui en cas de détresse. Il y a, donc, un lien physique et émotionnel de créé entre cette personne et le bébé( Gudeney, Dubucq-green,2005) .  Pour les enfants qui ont été adoptés avant l’âge de 7 mois, ils ne subissent pas de trouble de l’attachement lié à leur adoption, car leur adoption est précoce ( Gudeney, Dubucq-green,2005).  Ils n’ont pas pu se construire un attachement avec quelqu’un dans leur pays d’origine et c’est seulement dans son nouveau pays que l’enfant va avoir son premier attachement, soit avec ses parents adoptifs. Par contre, lorsque l’enfant a été adopté,  après de l’âge de 7mois, une adoption tardive, ce dernier a pu subir plusieurs déplacements de famille en famille avant d’arriver à l’orphelinat. En conséquence, il peut avoir été maltraité  et négligé avant son arrivée au Canada. Ceci a pour impact que ce dernier peut  avoir un trouble de l’attachement et un comportement social indiscriminé.  En effet, selon la théorie de l’attachement, quand un bébé est élevé dans un milieu où on le  maltraite, ce dernier n’est pas attaché à une personne qui prendra soin de lui, car cette personne lui fait du mal.  En conséquence,  le bébé se sent insécurisé et il développe des mécanismes de défense pouvant affecter son développement  cognitif, émotionnel  et social ( Harf ,Taieb,2006).  Alors, dès qu’il arrive dans sa nouvelle famille qui veut apporter de l’amour et de la protection à l’enfant,  il a un comportement méfiant envers elle et le lien parent-enfant est difficile à faire, puisque l’enfant n’a pas pu s’attacher à une figure d’attachement , car cette dernière le négligeait ou le maltraitait. C’est le cas pour Vanessa, une enfant adoptée à l’âge de 7 mois en Thaïlande.  En effet, à 16 ans, elle a fait une tentative de suicide en prenant des médicaments et elle s’automutile régulièrement après des conflits avec ses parents. De plus, elle a peur d’être séparée de sa mère. Elle a aussi peur qu’il arrive quelque  chose à ses parents lorsqu’ils partent en vacance.  Elle a aussi des maladies dont elle n’est pas responsable. Dans l’orphelinat surpeuplé de Vanessa, il n’y avait presque pas de jeux, et il n’y avait pas beaucoup d’adultes pour s’occuper des bébés ( Harf ,Taieb,2006). Elle a donc été négligée. De ce fait elle n’a pas pu s’attacher à une personne. Vanessa a de la misère à s’intégrer dans la société, à se trouver un emploi et elle vit en solitaire. (Harf ,Taieb,2006).

Pour conclure, certains enfants issus de l’adoption internationale ne développent pas de troubles mentaux à la suite de leur adoption tandis que c’est le cas pour d’autres.  Un de ces troubles mentaux est celui du  trouble de l’attachement. De ce fait ceux qui ont un trouble de l’attachement ont plus de mal à s’intégrer dans leur environnement social et familial.

Pour remédier à cette situation, il faut informer les parents adoptifs de la réalité concernant les enfants adoptés à l’international. Il faut les informer que certains enfants peuvent avoir un  trouble mental et que certains enfants  mis à l’adoption peuvent avoir été victime de négligence, ce qui rend la tâche des parents plus difficile. En informant les parents de cette réalité, ils peuvent penser à  consulter des professionnels de la santé afin de les guider si leur enfant adopté a un problème mental. D’ailleurs, voici un article à propos d’une formation que le gouvernement veut imposer afin d’informer les parents de la réalité de l’adoption internationale.

HACHEY Isabelle, «Adoption : ‘‘Les  parents devront être préparés’’, 18 juin 2014, [En ligne]http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201406/18/01-4776749-adoption-les-parents-devraient-etre-prepares.php (page consultée le 24 avril 2015)

 

 

Médiagraphie, Bibliographie :

GUDENEY Nicole, DUBUCQ-GREEN Claire, «Adoption les apports de la théorie de l’attachement», Enfances & Psy [En ligne] , vol.29 ( 2005), p.84-94,dans Cairn ( page consultée le 22 mars 2015) http://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2005-4-page-84.htm

HACHEY Isabelle, «Adoption : ‘‘Les  parents devront être préparés’’, 18 juin 2014, [En ligne] http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201406/18/01-4776749-adoption-les-parents-devraient-etre-prepares.php (page consultée le 24 avril 2015)

HARF Aurélie et TAIEB Olivier, « Adolescence et adoptions internationales : une nouvelle problématique ? »,   La psychiatrie de l’enfant,  [ En ligne], vol.49 (2006),  p.320, dans Cairn (page consultée le 17 février 2015)http://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2005-4-page-127.htm

INCONNU, « Seul, Enfant, Fantôme, Garçon, Lumière De La Ville,  paysage», 2014, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/seul-fant%C3%B4me-gar%C3%A7on-407199/ (Page consultée le 18 avril 2015)

SPRATT Eve, TROUBLES REACTIONNELS DE L’ATTACHEMENT: Ce que nous savons de ce trouble et les implications pour le traitement [Enligne] ,http://g.biron.free.fr/PETALES/Troubles%20r%8Eactionnels%2352D77.pdf (page consultée le 24 février 2015)

 

 

Li-Anne Archambault