Archives de catégorie : L’immigration chinoise

Éditorial d’équipe

Avec une population de 1.3 milliards d’individus (ce qui représente 20% de l’humanité), la Chine est le pays le plus peuplé du monde et possède le plus grand nombre d’émigrants (Maurel, 2008). Les chinois composent 20% de l’immigration totale au Canada et ce groupe augmente rapidement en nombre. De 1996 à 2001, la population chinoise au Canada a augmentée de 20% par rapport à une augmentation de seulement 4% pour la population canadienne d’origine. Aujourd’hui, il y a 1.3 millions de chinois au Canada ce qui représente 4% de la population du pays (Cao, 2006).

Afin de comprendre les causes, enjeux et impacts de ce phénomène une recherche historique autant qu’actuelle est nécessaire. C’est le défi que cette équipe de recherche relève en faisant une synthèse des informations existantes sur le sujet tout en s’assurant de la validité de ces informations sur le terrain.

Cette recherche sera divisée en 3 parties à savoir une analyse des causes de l’immigration chinoise au Canada, une analyse de l’intégration des nouveaux arrivants à la société canadienne et une analyse des impacts de cette migration d’individus sur le Canada.

Les causes de l’immigration chinoise seront tout d’abord travaillées selon un approche premièrement historique à l’aide de laquelle sera présenté l’évolution des causes qui ont poussés à l’immigration au Canada au fil du temps. Ensuite, les causes seront travaillées par rapport à une approche actuelle qui utilise des études scientifiques récentes et fiables afin de dresser un portrait complet des raisons derrière ce phénomène. C’est causes seront également vérifiées à l’aide d’une entrevue dont plusieurs questions auront pour but de cerner les différences entre la Chine et le Canada qui ont poussées au départ de l’individu. Cette première partie est traitée par Marc-Antoine Ricard.

Pour ajouter, le phénomène de l’immigration chinoise sera analysé à l’aide d’une description des politiques d’immigration canadienne ainsi qu’un portrait d’un immigrant chinois économique. Cette description illustre le fait que la présence  des immigrants chinois est favorable à la croissance économique du pays. Ensuite, les  programmes offerts par le gouvernement canadien seront analysés ainsi que les impacts qu’ils ont sur l’intégration sociale des immigrants.

Enfin, l’étude sera terminée par une analyse des impacts de l’immigration chinoise sur le Canada. Ces conséquences seront divisées en deux parties, les conséquences directes et les conséquences indirectes. Les différentes conséquences engendrées par ce flux migratoire chinois touchent toutes les sphères de la société canadienne. En particulier les grandes métropoles urbaines surtout Toronto et Vancouver, sont affectés par ce flux.

Le but de cette recherche est de s’informer sur les différentes dimensions de ce phénomène, en comprendre les mécanismes et les impacts dans le but d’assurer la prospérité du Canada.

Les résultats de cette recherche seront disponibles sur ce site dans un rapport complet, mais également sous la forme d’articles présentant une synthèse des points les plus importants. Il y aura également publication d’un montage vidéo présentant plusieurs  entrevues qui seront réalisées avec des immigrants chinois racontant leur expérience.

 

Marc-Antoine Ricard, Carl Kilajian, Simon Domaine

Éditorial d’équipe immigration chinoise

Avec une population de 1.3 milliards d’individus (ce qui représente 20% de l’humanité), la Chine est le pays le plus peuplé du monde et possède le plus grand nombre d’émigrants[1]. Les chinois composent 20% de l’immigration totale au Canada et ce groupe augmente rapidement en nombre. De 1996 à 2001, la population chinoise au Canada a augmentée de 20% par rapport à une augmentation de seulement 4% pour la population canadienne d’origine. Aujourd’hui, il y a 1.3 millions de chinois au Canada ce qui représente 4% de la population du pays. [2]

Afin de comprendre les causes, enjeux et impacts de ce phénomène une recherche historique autant qu’actuelle est nécessaire. C’est le défi que cette équipe de recherche relève en faisant une synthèse des informations existantes sur le sujet tout en s’assurant de la validité de ces informations sur le terrain.

Cette recherche sera divisée en 3 parties à savoir une analyse des causes de l’immigration chinoise au Canada, une analyse de l’intégration des nouveaux arrivants à la société canadienne et une analyse des impacts de cette migration d’individus sur le Canada.

Les résultats de cette recherche seront disponibles sur ce site dans un rapport complet, mais également sous la forme d’articles présentant une synthèse des points les plus importants. Il y aura également publication d’un montage vidéo présentant plusieurs  entrevues qui seront réalisées avec des immigrants chinois racontant leur expérience.

[1] MAUREL, Chloé. La Chine et le monde, France, Studyrama perspectives, 2008, 189 pages. (Page 1)

[2] CAO, Huhua. DEHOORNE, Olivier. ROY, Vincent. « L’immigration chinoise au Canada : logiques spatiales et nouvelles territoriale», Norois, février 2006, [En ligne], http://norois.revues.org/1895#tocto1n2 (2015-02-21)

Marc-Antoine Ricard, Carl Kilajian, Simon Domaine

Comprendre l’immigration chinoise au Canada

 

Kransky,(2007), wikepedia http://commons.wikimedia.org/wiki/File:COB_data_Canada.PNG
Kransky(2007),«Country of birth of « immigrants and non-permanent residents » in Canada in 2001 Census», Consulté sur Wikepedia le 28 avril 2015. http://commons.wikimedia.org/wiki/File:COB_data_Canada.PNG

Comprendre l’immigration chinoise au Canada

On peut constater l’ampleur de ce phénomène migratoire simplement avec les faits. Il y a déjà 1.3 million d’immigrants chinois au Canada, ce qui représente 4% de la population canadienne. De plus, leur présence au niveau national ne cesse de croître (Wang, 2005).   

Afin de se remettre des effets du ralentissement économique mondial de 2008-2009, la catégorie de l’immigrant économique est devenue très règlementée au Canada. Le gouvernement priorise les appliquants qu’ils estiment ont la capacité de s’intégrer facilement dans l’économie.  En fait, le gouvernement détermine la quantité d’immigrants qu’ils vont accueillir en vue de répondre aux besoins immédiats et à long terme du marché du travail.

En 2015, le Canada accueillera entre 260 000 et 285 000 nouveaux résidents permanents, dont 65% des admissions seront dans la catégorie d`immigrants économiques (CIC, 2014).

Afin de comprendre l’importance de ce phénomène migratoire ainsi que les avantages qu’elles engendrent au développement économique du pays, il semble fort utile de présenter et d’analyser les politiques d’immigration du Canada. Nous analyserons, en parallèle, le portrait de l’immigration chinoise au Canada.
En terme d’intérêt économique individuel, pourquoi viennent-ils au Canada?

D’après la thèse du «Wealth-maximisation» les émigrants quittent leur pays de naissance pour un autre parce que leur capital humain va être mieux rémunéré dans le pays d’accueil que dans leurs pays d’origine.(Wang, 2005)(Sauf pour les réfugiées qui quittent leur pays pour se protéger.)

Où s’installe-t-il?

95%  des immigrants chinois se sont installés dans une des 14 plus grandes métropoles au Canada, dont 40% de ceux-ci à Toronto, 31% à Vancouver et 8% à Montréal (Wang, 2005).

Le processus de sélection

Citoyenneté et immigration Canada répartit les résidents permanents en trois types de catégorie: L’immigrant économique, le regroupement familial et les personnes protégées. (Un résident permanent n’est pas encore un citoyen canadien, il peut faire une demande citoyenneté après 3 ans). La sélection des immigrants économique se fait par le biais d’une évaluation de leur capital humain et de leurs capacités à s’adapter à l’économie canadienne (CIC, 2012).

54% des immigrants chinois sont venus pour des fins économiques. Leurs compétences en termes de langue sont inférieures au reste de la population immigrante du Canada. Plus que la moitié (58%) de ceux-ci n’avait pas les compétences demandées par le gouvernement du Canada en termes de langue. Ce taux est 14% de moins que le reste de la population immigrante au Canada. De plus, seulement  1% des immigrants chinois pouvait communiquer en français lors de leurs admissions, ce qui explique leur faible présence à Montréal (Wang, 2005).

Nous analyserons chaque catégorie pour mieux comprendre l’immigration chinoise au Canada

L’immigrant économique est divisé en plusieurs sous-catégories qui présentent chacun des critères d’admissibilité différente: Le travailleur qualifié, les candidats des provinces, les membres de la catégorie de l’expérience canadienne, les aides familiaux résidants, les gens d’affaires et les membres de leur famille.)(Mulholland, 2004)

Nous nous attarderons juste sur les catégories qui jouent un rôle important pour l’immigration chinoise:

Les travailleurs qualifiés

Les travailleurs qualifiés chinois représentent 27% des immigrants chinois. 45% de ceux-ci se sont installés à Toronto et 29% à Vancouver. (Wang, 2005)

Pour les travailleurs qualifiés, la sélection se fait en fonction de leurs niveaux de scolarité, leur expérience de travail, leur âge, l’existence d’un emploi réservé et leur capacité d’adaptation. En 2015, le gouvernement estime recevoir entre 47 000 et 51 000 travailleurs qualifiés (fédéral) (CIC, 2012).

Aux termes de l’accord Canada-Québec, le Québec a le pouvoir de choisir les travailleurs qualifiés qui répondent à ses propres objectifs de langue et d’économie. En 2015, le gouvernement estime recevoir entre 26 000 et 27 000 travailleurs qualifiés au Québec). (CIC, 2012)

Les gens d’affaires ainsi que les sous-catégories 

Le gouvernement du Canada choisit les gens d’affaires immigrants en fonction de leur capacité de stimuler l’économie, soit en investissement de capitaux ou en créant des emplois.

Les immigrants entrepreneurs sont sélectionnés d’après leur expérience qu’ils possèdent dans l’exploitation d’une entreprise. Ils doivent gérer et avoir en possession un tiers des capitaux propres d’une entreprise canadienne. De plus, ils doivent créer un emploi à temps plein de plus du sien. (CIC, 2012)

2- Les immigrants investisseurs sont sélectionnés s’ils ont un avoir net minimal de 1.6 million de dollars et s’ils sont prêts à investir 800 000 de dollars pour le développement économique  du pays et pour  la création d’emplois. (CIC,2014)

Les catégories investisseurs et entrepreneurs représentent 7% des immigrants chinois au Canada

3-Les travailleurs autonomes doivent démontrer l’habileté de créer leur propre emploi (CIC, 2012).

Cette catégorie représente 2 % des immigrants chinois au Canada.

Obstacles liés à l’intégration économique des immigrants chinois

En s`attaquant aux problèmes liés à l’intégration économique, le gouvernement du Canada peut augmenter le bien-être collectif, ainsi que le PIB (Produit intérieur brute) du pays. Les principaux obstacles liés à l’intégration économique sont la langue, la reconnaissance des titres et des compétences.

La connaissance d’une des langues officielles canadiennes est primordiale afin de pouvoir s’intégrer économiquement.  On constate aussi que ce facteur à une grande influence sur la performance économique des immigrants (Wang, 2005).

Le gouvernement du Canada a pris plusieurs actions afin de diminuer cette contrainte à l’intégration (Mulholland, 2004):

  • Citoyenneté et Immigration Canada offrent des cours de français et d’anglais de base pour les immigrants, ainsi qu’une formation linguistique axée sur l’emploi.
  • De plus, ils ont modifié les critères sélections  pour augmenter le nombre d’immigrants maîtrisant une langue officielle du Canada. (Mulholland, 2004)
  • La reconnaissance des titres est aussi un problème majeur parce que plusieurs immigrants formés demeurent sous-employés. En ce sens, un grand nombre d’immigrants arrivent au Canada muni d’une  bonne formation, mais parce que leurs titres ne sont pas reconnus au Canada, ils doivent accepter  des emplois moins bien rémunérés. De même, plusieurs immigrants n’ont pas le choix de changer de secteur de travail lors de leur arrivée au Canada. C’est le cas de 60% des nouveaux immigrants.

Par ailleurs, Jeff Reitz, sociologue, estime le coût  à l’économie canadienne de 2.4 milliards de dollars par ans dû au manque d’efficacité à l’utilisation des compétences des immigrants. (Mulholland, 2004)

Critiques et solutions envisagées

Les politiques d’immigrations se montrent favorables à l’immigration chinoise, car les Chinois représentent les candidats idéals pour favoriser une croissance économique. Ils sont majoritairement des immigrants économiques et plusieurs d’eux viennent avec assez de capitaux pour créer des emplois pour les Canadiens. Par contre, un problème se pose lorsqu’on analyse leurs répartitions démographiques. Le Québec, qui a ses propres politiques d’immigrations, favorise les immigrants qui connaissent le français. On constate alors qu’il y a juste 8% des immigrants chinois qui se sont installés à Montréal. Bref, l’immigration chinoise à favoriser la croissance économique au Canada en répondant aux besoins de main-d’oeuvres et d’investisseurs, mais elle a eu une influence minime sur l’économie du Québec. Une solution pour ce problème de croissance économique pourrait être l’admission d’immigrants qui ne savent pas comment parler en Français au Québec, mais cette solution serait contre les principe québecois de la conservation de la langue française.

-Carl Kilajian

 

Médiagraphie:

1-CANADA, CITOYENNETÉ ET IMMIGRATION CANADA, Rapport ministériel sur le rendement, Ottawa, 2013.(Page 1) (Page consulté le 29 mars 2015)http://www.cic.gc.ca/francais/ressources/publications/rmr/2013/rmr.asp#strategique1-1

2-CANADA, CITOYENNETÉ ET IMMIGRATION CANADA, Résulstat stratégiques et architecture d’alignement de programme-Programme 1.1- Résident permanents profitables à l’économie, Ottawa, 2012.( Page consulté le 25 avril 2015) http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/aap/2012/activite-11.asp#archived

3-Mulholland, Mary-Lee, et Biles, John, «Les politiques d’intégration des nouveaux arrivants au Canada», [En ligne], août 2004, http://p2pcanada.ca/files/2013/01/les-politiques-dintegration-de-nouveaux-arrivants-au-canada.pdf (Page consultée le 18 avril, 2015)

4-«À propos du PCII», Programme canadien d`intégration des immigrants, [En ligne], http://www.newcomersuccess.ca/index.php/fr (Page consultée le 26 février 2015)

5-Photo: Kransky(2007),«Country of birth of « immigrants and non-permanent residents » in Canada in 2001 Census», Consulté sur Wikepedia le 28 avril 2015. http://commons.wikimedia.org/wiki/File:COB_data_Canada.PNG

6-WANG, Shuguang, et LO, Lucia. «Chinese Immigrants In Canada: Their Changing Composition and Economic Performance», International Immigration,[En ligne], Volume 43, août 2005, (Page consultée le 18 février2015).

7- Video:  IS Projects, 2013, (3:01 minutes)

 

Causes de l’immigration chinoise au Canada

Cet article a pour but de dresser un portrait rapide et précis des causes qui expliquent que de nombreux chinois quittent la Chine pour venir s’installer à chaque année au Canada. Deux parties seront développées brièvement, à savoir une synthèse de la littérature scientifique existant sur le sujet, puis une comparaison avec les résultats obtenus lors de l’entrevue effectuée. Cette entrevue peut être trouvée ici http://dia.aderet.profweb.ca/?p=949. La description du projet peut être trouvée quant à elle ici http://dia.aderet.profweb.ca/?p=469.

Causes principales :

Possibilité d’investissement au Canada

De nos jours, la plupart des immigrants sont scolarisés et font au minimum parti de la classe moyenne. Ceci explique que de nombreux immigrants ont donc les moyens d’investir. Ceux-ci viennent au Canada non seulement pour investir, mais également afin de protéger leurs investissements. En effet, l’économie chinoise est ultra-capitaliste dans l’ensemble avec des zones économiques spéciales où la législation favorise grandement les compagnies et où il y a donc peu de régulation (ZES), difficile à prévoir et peu stable. Les investisseurs chinois vont donc venir s’installer au Canada comme « back-up plan » au cas où il y aurait un bouleversement économique en Chine. De nombreux investisseurs chinois vont s’installer à Vancouver, puisque la Chine est depuis 2005 le second pays d’échanges pour la Colombie-Britannique avec  8.9 milliards de dollars en transaction pour cette année. Ils vont ainsi utiliser leurs contacts en Chine afin de faire prospérer leur entreprise.  (Yu, 2008)

Système social au Canada

La comparaison du système social chinois avec celui canadien fait ressortir la qualité de celui d’ici. Alors que des individus n’ont tout simplement pas accès aux services sociaux en Chine, d’autres le trouvent simplement inadéquat. Un immigrant confie que les services sociaux en Chine n’inspirent pas confiance. À l’opposé, les services sociaux sont facilement accessibles et fiables au Canada. Le système social le plus attrayant pour les immigrants chinois est l’éducation. En effet, l’éducation occidentale est considérée de meilleure qualité que l’éducation chinoise et il est possible d’en profiter à faible coût lorsque l’on est résident permanent au Canada. Avoir étudié au Canada est presqu’un symbole de prestige en Chine.  Il est également plus facile de se trouver un emploi au canada après avoir fréquenté l’école qu’en Chine où il la demande est plutôt axée sur des emplois non spécialisés dans des usines (sous le salaire minimum la plupart du temps).  (Yu, 2008)

Environnement en Chine

Les villes en Chine sont extrêmement polluées et bondées (Yu, 2008). La Chine est le pays rejetant le plus d’émissions de gaz à effets de serre dans le monde. Ceci est causé par l’immense population de la Chine de 1.3 milliards d’individus et le fait que leur plan économique historiquement a ignoré toute mesure environnementale afin de maximise les profits. La Chine comprend plusieurs ZES (Zones économiques spéciales) qui sont caractérisées par des réductions fiscales (moins d’impôt, moins de frais de douanes) et de l’aide à l’installation des entreprises. Ainsi, de nombreuses entreprises étrangères viennent s’installer en Chine (principalement les multinationales comme Wal-Mart) et vont contribuer à polluer l’environnement du pays. Ce n’est qu’en 2007 que le gouvernement chinois décide de faire de l’environnement un enjeu principal de la Chine considérant les problèmes que la dégradation de l’environnement leur causera au niveau économique (population malade, perte de confiance des partenaires pour des produits qui ne respectent pas l’environnement). Cependant il n’y a que peu de mesures en place présentement pour atteindre le développement durable (Maurel, 2008).  De nombreux résidents chinois décident donc d’immigrer au Canada afin de profiter d’un environnement plus sain. Le ciel de la chine est toujours gris à cause de la pollution et les aliments ne sont pas d’aussi bonne qualité (Yu, 2008).  En 2003, le plan d’action sur la sécurité alimentaire du ministère chinois affirme que la situation est très critique au niveau des aliments qui sont pollués par des polluants biologiques, chimiques et même des produits toxiques. En 2003, il y a également eu de nombreux décès (environ 340) reliés à une épidémie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) (Maurel, 2008).

Bobak(2005) « Beijing smog comparison August 2005» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Pollution_in_China
Relocalisation et système du Hukou en Chine

Le système du Hukou (certificat de résidence) fait en sorte que les déplacements entre les différentes régions de la Chine sont très difficiles. Sans Hukou qui prouve la résidence dans la région donnée il est impossible de profiter des systèmes publics ce qui inclut l’école, les hôpitaux et le système de chômage (Maurel, 2008). Un immigrant chinois raconte avoir travaillé pendant 5 ans dans une banque sans Hukou avant de finalement perdre patience et de s’installer au Canada alors que les autorités locales refusaient de lui fournir le certificat de résidence. Les immigrants au Canada sont plutôt bien nantis, mais il existe également beaucoup de travailleurs en Chine qui sont exploités parce qu’ils n’ont pas de Hukou pour la région dans laquelle ils travaillent et n’ont donc aucune protection légale. Cependant, même ceux réussissent leur vie sans cette protection se sentent inconfortables et décident d’émigrer (Canada étant l’une des destinations) (Yu, 2008).

 

Atlaslin (Unknown) « Hukou certificate of P.R.C.» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Hukou_system
Société chaotique chinoise

La société chinoise est considérée comme chaotique par les immigrants qui dénotent les différences entre la population des deux pays. La population canadienne fait montre de plus de moralité et de plus de respect des lois. Plusieurs institutions reliées au gouvernement en Chine demandent de payer des frais qui n’ont aucun lien avec ce qui est prescrit par la loi et quiconque ne paye pas verra son commerce fermé ce qui démontre la corruption des institutions. Ils y a plus de gens qui ne respectent pas les règles sociales et les lois en Chine, par exemple il y a plus de voleurs, plus de gens qui bousculent pour passer en premier, etc. (Yu, 2008)

Résultats de l’entrevue

Dans l’entrevue sont ressortis plusieurs points concordant à la théorie.

Premièrement, la personne interrogée a relevé la manière dont le système économique est bien plus stable au Canada qu’en Chine. Ensuite, elle a répondu que l’une de ses raison de quitter la Chine était que l’environnement au Canada est mieux que l’environnement en Chine. Que le Canada est plus vaste, moins bruyant et moins pollué. De plus, elle déclare que la société chinoise est trop matérialiste et inégalitaire. Les riches sont priorisés aux détriment des pauvres, qu’il y a beaucoup de discrimination. Elle affirme que le Canada est un meilleurs pays pour ses enfant pour grandir. Ceci est relié entre autre aux services sociaux présents dans ce pays. Elle ne traite pas de la possibilité d’investir, ni de du système de Hukou qui ne la concernent pas. Cependant, cette entrevue laisse penser que la littérature scientifique existant sur le sujet est bien exacte puisqu’elle confirme las plupart des causes de l’immigration.

Ce projet porte sur le parcours d’un immigrant chinois et c’est article explique les causes qui le poussent à vouloir quitter la Chine. La prochaine étape du parcours du migrant sera naturellement le processus par lequel il pourra immigrer au Canada, processus qui est décrit dans cet article concernant l’intégration économique des immigrants .

 Médiagraphie
  1. YU, Li. “An Empirical Study of Recent Mainland Chinese Migration to Vancouver », Revue de la Société historique du Canada, vol. 19, n° 2, 2008, p. 180-196.
  2. MAUREL, Chloé. La Chine et le monde, France, Studyrama perspectives, 2008, 189 pages.
  3. Bobak(2005) « Beijing smog comparison August 2005» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Pollution_in_China
  4. Atlaslin (Unknown) « Hukou certificate of P.R.C.» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Hukou_system

Profil historique de l’immigration chinoise au Canada

Le profil historique de l’immigration chinoise au Canada permet de comprendre ce qui a poussé les différentes vagues d’immigration au Canada dans le passé afin de comprendre ce qui cause la grande vague d’émigrants chinois à venir s’installer ici de nos jours. En effet, les raisons derrière ce phénomène ainsi que le type d’individus qui migrent ont drastiquement changés au fil du temps. En cliquant ici http://dia.aderet.profweb.ca/?p=430 il est possible de visualiser un article expliquant brièvement les causes actuelles de l’immigration . L’explication du projet en général est quant à elle disponible ici http://dia.aderet.profweb.ca/?p=469 dans l’éditorial d’équipe.

Il faut savoir que l’immigration chinoise au Canada se distingue par quelques événements marquants, mais surtout par des périodes entre lesquelles le but de l’immigration change progressivement. Ainsi, ce sont surtout des périodes approximatives qui seront présentées dans cet article.

Le premier événement marquant de cette immigration au Canada est la découverte d’or dans la Vallée du Fraser en Colombie-Britannique.

Mimigu (2010). «Fraser River Panorama» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Valley
Purpy Pupple (2012). «Fraser River Panorama» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Valley
Cette découverte se fait en 1857 et va sonner le début du développement massif de mines dans cette région. À cette époque, de nombreux ouvriers chinois quittaient  la Chine afin d’aller travailler dans les mines aux États-Unis. Dès 1858, de nombreux ouvriers chinois, attirés par l’appât du gain, vont quitter les États-Unis à partir de San Francisco par bateau et venir s’installer dans cette vallée.  Cette vallée sera renommée par les travailleurs chinois «Gold Sham», qui signifie montagne d’or alors que de nombreux chinois commenceront à quitter Hong-Kong pour venir au Canada (Chinese Canadian Stories, 2015). À cette époque Hong-Kong ne fait pas partie de la Chine, cependant cette population peut être considérée chinoise et le territoire étudié dans cette étude est bien celui de la Chine actuelle. De 1842 à 1997, Hong-Kong appartient à la Grande-Bretagne (Béja, 2015). La situation économique de ces migrants est extrêmement mauvaise. Ceux-ci quittent leur pays d’origine pour venir travailler de longues heures dans des conditions difficiles et en plus ils seront exploités puisque leur salaire sera moindre que les travailleurs canadiens pour plus d’heures.  Afin de subsister, ils vont commencer à réaliser divers emplois connexes tout en travaillant dans les mines comme l’installation de rails afin de transporter les ressources excavées ou encore l’aménagement de routes pour se rendre aux mines. Non seulement seront-ils exploités, mais en plus ils seront accusés de voler les emplois des canadiens puisque les patrons préfèrent les engager afin de sauver de l’argent. Ils vont donc faire face à de grandes vagues d’hostilité qui vont souvent mener à des agressions physiques.  Ayant connu l’oppression principalement aux États-Unis, les travailleurs chinois vont pour la grande majorité décider d’exploiter les emplacements que les canadiens abandonnent, ils vont ramasser les restes. Pour la très grande majorité des immigrants chinois, leurs espoirs de succès au Canada ne se réaliseront jamais et leur qualité de vie restera médiocre. Cette période minière se terminera aux alentours de 1865. (Library and Archives Canada, 2015)

Frank Swannell (1913). «Ah Hoo Omineca Miner at Germansen» [photo], sur le site Wikipédia. Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Chinese_immigration_to_Canada
Le second événement marquant de l’histoire de l’immigration chinoise est la construction du chemin de fer.  Ce chemin de fer qui part d’Ouest en Est et tend à unir les différentes provinces du Canada. De 1880 à 1885 de nombreux travailleurs chinois seront utilisés à la construction de ce chemin de fer appelé «Canadian Pacific Railway», ceux-ci seront surnommés les «coolies». Ces derniers vont venir y travailler afin de mieux vivre. Ils seront attirés par la promesse de faire de l’argent qu’ils pourront envoyer à leur famille en Chine et par la promesse que leur transport sera pris en charge pour retourner chez eux une fois les travaux complétés. Environ 7000 travailleurs chinois vont tenter de se faire engager dans le projet à l’origine, mais seulement 3500 seront choisis. Il y aura de nombreuses victimes parmi ces travailleurs chinois qui seront aussitôt remplacés.  Les victimes sont expliquées par le travail dangereux qui leur sera assigné. Afin d’installer les rails du chemin de fer, il faut premièrement passer à travers roche, collines, rivières, etc. De nombreux chinois vont mourir dans des accidents de dynamite, dans des éboulements, de maladie, de noyade, d’épuisement ou autre. Les victimes sont estimées de 600 à 2200 individus, mais il n’y a aucune trace écrite qui permet d’en être certains.  Les 3500 chinois représentent le ¾ de la main d’œuvre totale employé puisqu’ils sont abordables. Il est estimé que leur exploitation a permis de sauver de 3 à 5 millions de dollars, surtout lorsque l’on considère qu’une bonne partie de cette main d’œuvre est qualifiée après avoir travaillée aux États-Unis.  À la suite du projet, les travailleurs seront congédiés sans moyen de retourner chez eux puisque les promesses faîtes seront ignorées. (Library and Archives Canada, 2015).

Library and Archives/Bibliothèque et Archives Canada (1884). « Chinois travaillant dans les montagnes pour le Chemin de fer du Canadien Pacifique, 1884» [photo], sur le site Wikipédia. Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Chinese_immigration_to_Canada
Ross, Alexander, Best & Co., Winnipeg (1885) « Last Spike of the CPR – Craigellachie, British Columbia, Canada.» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
Unknown (1881). « Canadian Pacific Railway Crew laying tracks at lower Fraser Valley (1881) » [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
Unknown (189-). « C.P.R. railroad trestle bridge» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
L.L. Poates Engr’g Co (1900). « Map of Northern Pacific’s route circa 1900. », [Carte], sur le site Wikipédia, Consultée le 27 Avril 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway

Immigration durant la période de 1949-1970

Entre 1949 et 1970 il n’y a pas d’immigration chinoise au Canada (Yu, 2008). Ceci est compris dans la période de la Guerre Froide qui s’étend de 1947 à 1991. Cette guerre est caractérisée par un conflit idéologique entre les alliés des États-Unis qui prônent le capitalisme et les alliés de l’Union Soviétique qui prônent le communisme. En 1949 la Chine devient communiste et rejoint le camp de l’Union Soviétique. Le Canada ayant comme principal partenaire financier les États-Unis rompt ses relations avec celle-ci.  (Langlois, 2012)

Immigration durant la période de 1970 à 1990

En 1970 le Canda reconnait la Chine communiste et signe en 1973 une entente qui a pour but de permettre au chinois ayant de la famille au Canada (étant venue avant 1949) d’immigrer facilement. Dans l’année qui suit, 6000 chinois vont remplir des demandes afin d’amener 15 000 membres de leur famille au Canada. Il faut savoir qu’en 1960, alors que les relations avec la Chine étaient tendues, le Canada change sa politique d’immigration et commence à accepter principalement les individus possédant un certain niveau de scolarité. Ainsi, alors qu’avant 1949 la majorité des immigrants sont pauvres, ceux après 1970 appartiennent majoritairement à la classe moyenne. Dans les années 80, 92 % de l’immigration est  pour des raisons familiales. Tendance qui va se maintenir jusqu’aux années 90. En 1986, le gouvernement chinois rend plus facile l’émigration vers des pays étrangers. (Yu, 2008)

Le troisième événement qui causera une grande migration d’individus est l’incident du 4 Juin 1989, à la place Tiananmen (Pékin), en Chine. De nombreuses manifestations étudiantes ainsi qu’ouvrières ont lieux qui critiquent le système en place (dont la corruption du gouvernement). Ces critiques seront accueillies par une violente répression armée qui causera de nombreuses victimes. Cet épisode noir de l’histoire chinoise sera d’ailleurs soumis à une censure qui empêchera de trouver toute information concernant le sujet à partir de la Chine (Maurel, 2008).  En 1990, environ 10 000 chinois étudient au Canada et les évènements de 1989 feront en sorte que la plupart vont obtenir le statut de résident permanent (Yu, 2008).  Cet événement causera une grande migration d’individus très instruits vers le Canada. (Brandi, 2015)

Immigration économique des années suivant 1990

Durant les années 1990 la principale cause d’immigration change pour être économique plutôt que familiale. En 1994, le gouvernement chinois rend l’émigration à but économique plus facile en modifiant la loi de 1986. Durant cette période 55% de l’immigration au Canada est à but économique, chiffre qui passe à 70% de 2001 à 2005. De 1991 à 2000, 25 %  des immigrants possèdent un PhD. (Yu, 2008)

Si les premières migrations sont composées d’individus pauvres qui sont exploités au Canada, l’on constate que de plus en plus les immigrant chinois qui viennent au Canada sont scolarisés et connaissent leurs droits. Voici le lien d’un article présentant l’intégration des émigrants de Chine .

Médiagraphie

  1. Chinese Canadian Stories. 1858 FRASER RIVER GOLD RUSHES, [En ligne], http://ccs.library.ubc.ca/en/chronology/chViewItem/1/0/5/ (page consultée le 2015-02-20)
  2. Jean-Philippe BÉJA, Pierre SIGWALT, « HONG KONG », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 mars 2015. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/hong-kong/
  3. Library and Archives Canada. The Early Chinese Canadians 1858-1947,[En ligne], http://www.collectionscanada.gc.ca/canadiens-chinois/021022-1200-e.html (page consultée le 2015-02-20)
  4. YU, Li. “An Empirical Study of Recent Mainland Chinese Migration to Vancouver », Revue de la Société historique du Canada, vol. 19, n° 2, 2008, p. 180-196.
  5. Langlois, Georges. Histoire de la Civilisation Occidentale, 5e édition, Montréal, Beauchemin, 2012, 372 pages.
  6. MAUREL, Chloé. La Chine et le monde, France, Studyrama perspectives, 2008, 189 pages.
  7. BRANDI, Carolina. The evolution in theories of the brain drain and the migration of skilled personnel, [En ligne], http://www.irpps.cnr.it/it/system/files/the_evolution_study.pdf (page consultée le 2015-02-20)
  8. Mimigu (2010). «Fraser River Panorama» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Valley
  9. Purpy Pupple (2012). «Fraser River Panorama» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Valley
  10. Frank Swannell (1913). «Ah Hoo Omineca Miner at Germansen» [photo], sur le site Wikipédia. Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Chinese_immigration_to_Canada
  11. Library and Archives/Bibliothèque et Archives Canada (1884). « Chinois travaillant dans les montagnes pour le Chemin de fer du Canadien Pacifique, 1884» [photo], sur le site Wikipédia. Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_Chinese_immigration_to_Canada
  12. Ross, Alexander, Best & Co., Winnipeg (1885) « Last Spike of the CPR – Craigellachie, British Columbia, Canada.» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
  13. Unknown (1881). « Canadian Pacific Railway Crew laying tracks at lower Fraser Valley (1881) » [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
  14. Unknown (189-). « C.P.R. railroad trestle bridge» [photo], sur le site Wikipédia, Consulté le 22 mars 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railway
  15. L.L. Poates Engr’g Co (1900). « Map of Northern Pacific’s route circa 1900. », [Carte], sur le site Wikipédia, Consultée le 27 Avril 2015. http://en.wikipedia.org/wiki/Canadian_Pacific_Railwa

Ottawa: Territoire canadien à caractère chinois

Portrait de l’immigration chinoise au Canada

Depuis les années 1990, les immigrants d’origine chinoise forment, annuellement, la plus grosse partie de l’immigration  au Canada, soit environ 20%. (Norois, 2006) En 2011, on comptait un peu plus de 1,3 millions de Canadiens d’origine chinoise, formant 4% de la population canadienne. (Chan, 2014)

Ainsi, on ne peut nier l’importance de ce groupe au sein de la population canadienne. Par le passé, les sino-canadiens ont laissé leurs traces en sol canadien grâce, entre autres, à l’implantation de différents quartiers chinois à travers le pays. La croissance rapide du nombre de Chinois au Canada ne fera qu’accentuer les diverses conséquences occasionnées par l’augmentation importante de ce groupe d’immigrants. Donc, il est important de bien connaître ce phénomène pour s’assurer de la cohésion de la population canadienne dans le futur.

Même si la majorité des immigrants chinois se dirigent vers Toronto et Vancouver, quelques immigrants chinois ont choisi la ville d’Ottawa comme terre d’accueil modifiant ainsi l’environnement de la capitale nationale. Les modifications apportées sur la ville d’Ottawa par sa croissante communauté chinoise est un bon exemple des conséquences directes de ce flux migratoire, puisque les conséquences engendrées par l’immigration chinoise affectent majoritairement les villes d’accueil.

L’immigration chinoise d’Ottawa en chiffres

Située en Ontario et étant le centre de l’activité politique canadienne, la ville d’Ottawa et ses arrondissements comptaient, en 2006, 1 133 633 personnes (wikipédia, 2015) et formaient la quatrième région la plus peuplée au Canada. Entre 1996 et 2006, un peu plus de 7000 Chinois (Ray, 2010) se sont installés à Ottawa,soit une augmentation de 40%.(Ray, 2010) Ils forment la plus grosse communauté ethnique de la ville d’Ottawa.(city of Ottawa, 2006) De plus, ce qui est remarquable au sein de ce groupe d’immigrants est leur niveau de scolarité. En effet, 56% des Chinois habitant à Ottawa en 2006 détenaient au moins un baccalauréat et 24,5% de cette population avaient obtenu un diplôme d’un institut canadien.

La logique derrière la répartition des sino-canadiens sur le territoire d’Ottawa

Autrefois, les nouveaux arrivants d’origine chinoise étaient, pour la très grande majorité, confinés dans des secteurs clos à l’abri du reste de la population. Ces secteurs fermés sont, aujourd’hui, appelés quartiers chinois. Les sino-canadiens s’y réfugiaient pour se protéger de la population locale qui accusait les Chinois de voler leurs emplois. Ceux-ci, peu éduqués, habitués à travailler dans des conditions pitoyables et rémunérer de manière grotesque en Chine, étaient prêts à accepter n’importe quel emploi au Canada. De plus, les quartiers chinois permettent aux immigrants chinois de préserver un morceau de leur ancienne vie. Ceci était le scénario des premières vagues d’immigrants chinois.

Aujourd’hui, c’est très différent. Le profil des immigrants chinois n’est plus du tout le même. Ceux-ci possèdent, pour la plupart, un très haut niveau de scolarité et maîtrisent une des deux langues officielles. Ceux qui choisissent de se rendre à Ottawa, Vancouver et Toronto pour y habiter maîtrisent l’anglais. Ils ne choisissent pas le Québec, car la langue est une très grosse barrière à l’intégration et le fait de ne pas parler le français leurs rendraient la tâche bien plus difficile, comme l’explique madame Chung dans notre interview. Enfin, les nouveaux arrivants chinois ne sont plus portés à habiter dans les quartiers chinois, car ils s’intègrent bien mieux dans la population que leurs prédécesseurs. Ils occupent des emplois bien rémunérés demandant un haut niveau de scolarité, comme au sein de la compagnie Nortel. Cette compagnie, installée à Kanata, une banlieue d’Ottawa, a engagé près de 10 000 chinois entre 1990 et 2006. (Norois, 2006) L’immigration chinoise a causé l’apparition d’un  quartier chinois sur le territoire d’Ottawa et la suburbanisation de celui-ci.

Ce phénomène est illustré dans la carte d’Ottawa et ses arrondissements du site web de l’université d’Ottawa : http://artsites.uottawa.ca/ottawaproject/doc/Ottawa-Chinese-Distribution.jpg

L’apparition de la culture chinoise à Ottawa

Avant 1991, 2950 (Ray, 2010) Canadiens d’origine chinoise habitaient dans la ville d’Ottawa. À cette époque, la grosseur de la communauté chinoise était très petite comparée à celle d’aujourd’hui et la demande de produits chinois était infime à l’époque. Selon les données les plus récentes, déjà, en 2006, on comptait 12 740 sino-canadiens à Ottawa. Cette forte augmentation a eu de fortes conséquences sur, non-seulement, la demande de produits chinois, mais, aussi, sur la présence de la culture chinoise à Ottawa. Puisque le quartier chinois servait de premières destinations aux premiers immigrants chinois, il est normal que la plus vaste partie des institutions chinoises s’y soient installées. On retrouve, notamment, des groupes de support pour les nouveaux arrivants. Ces groupes permettent une transition moins brusque entre la culture chinoise et la culture canadienne.  De plus, comme plusieurs autres communautés ethniques, ils existent des écoles enseignant la culture d’origine aux plus jeunes la fin de semaine. Cela permet aux générations futurs d’immigrants de s’intégrer à la population canadienne, tout en préservant une partie de leur culture natale. On retrouve divers autres services de nature chinoise comme des restaurants chinois, des écoles d’arts martiaux, des librairies de livres chinois, des magasins de médecines chinoises et j’en passe.

Enfin, la culture chinoise n’est pas uniquement représentée par des institutions, celle-ci s’illustre aussi dans les médias et les festivals. En effet, dans la région d’Ottawa, on peut trouver cinq magazines différents qui couvrent l’actualité  chinoise. Par ailleurs,  le médium d’information de nouvelles chinoises le plus fréquenté par la société chinoise d’Ottawa est le site web comefromchina.com. Cette toile numérique d’information permet aux Canadiens d’origine chinoise de s’informer sur les nouvelles de la communauté, les prochains événements et les différentes offres d’emplois. En 2009, ce site web était fréquenté 11 500 (Ray, 2010) fois par jour et un chinois sur trois habitant dans la région d’Ottawa-Gatineau le fréquentait au moins une fois par jour. (Ray, 2010)

De plus, la culture chinoise s’illustre aussi à l’aide de différents festivals. Toutes ces fêtes, à connotation chinoise, sont tenues à Ottawa. Le plus important parmi eux est une course se nommant, The Chinese Dragon Boat Race, et se déroulant en début juin.

Voici une courte vidéo de cette fameuse course:

En somme, à l’échelle nationale, les diverses conséquences apportées par l’immigration chinoise sont semblables à celles issues au sein de la communauté chinoise d’Ottawa. Les premières vagues d’immigrants chinois créent et habitent le quartier dit chinois, tandis que les plus récents immigrants chinois, puisqu’ils ont plus de faciliter à s’intégrer, ont tendance à habiter et à développer les banlieues. Aussi, plus la communauté chinoise d’un endroit prend de l’ampleur, plus l’exposition de la culture chinoise augmente. La population chinoise ne cause aucun tort au sein de la population canadienne. Au contraire, la population chinoise contribue, participe activement au développement des centres urbains du Canada.

Simon Domaine

Médiagraphie

CHAN, Anthony B. « Sino-Canadiens »,  L’encyclopédie Canadienne, [En ligne], 2013, http://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/chinese-canadians/ (2015-02-19)

CAO, Huhua. DEHOORNE, Olivier. ROY, Vincent. « L’immigration chinoise au Canada : logiques spatiales et nouvelles territoiraleés », Norois,février 2006, [En ligne], http://norois.revues.org/1895#tocto1n2 (2015-02-21)

«Kanata», ottawa statistics, 2006, [en ligne], http://ottawa.ca/en/city-hall/get-know-your-city/statistics-and-economic-profile/11-kanata (2015-04-25)

RAY, Brian. VERONIS, Luisa. FENG, Jing. MCALONEY, Brie. «Chinese immigrants and the border», 2010, [en ligne], http://artsites.uottawa.ca/ottawaproject/doc/Chinese-2010-Feb.pdf (2015-04-25)

Vancouver: Territoire canadien ou ville chinoise?

Coup d’œil sur Vancouver

Le 1ier  juillet 1997 s’avéra être une date mémorable pour la République Populaire de Chine et pour le Canada. Les citoyens du Canada, quant à eux, fêtaient la 130 ième année d’existence de leur pays. Quant aux citoyens de Hong Kong, le 1ier juillet 1997 ne représentait pas une journée toute aussi joyeuse. Ces derniers craignaient, plutôt, que les autorités communistes prennent leur capital. Cette ville, précédemment dirigée d’une manière capitaliste par les Britanniques fut léguée, en cette date, aux mains communistes de la Chine. (Vancouver Sun, 2007) Ce changement de régime politique poussa des centaines de milliers de Chinois à quitter la Chine pour venir habiter à Vancouver par peur de voir leur richesse disparaître dans les mains des communistes. Ils choisirent Vancouver comme destination à cause de sa proximité.  Près de 360 000 immigrants chinois se sont installés à Vancouver entre 1990 et 2000.

Bien qu’ils ne quittent pas la Chine pour les mêmes raisons, ces immigrants de la fin des années 90, provenant majoritairement de Hong Kong, présentent des ressemblances frappantes avec les immigrants chinois d’aujourd’hui qui s’installent un peu partout au Canada. Tous deux sont moindrement fortunés et possèdent un bon niveau de scolarité.

Cette forte augmentation de la communauté chinoise à Vancouver lors des années 2000 a fait subir des conséquences drastiques à toutes les sphères de la ville. Les répercussions de l’immigration chinoise touchent particulièrement les villes d’accueil de ces nouveaux venus. Analysons une à une les conséquences de cette quasi invasion de Vancouver afin d’éviter que ces phénomènes ne se reproduisent dans d’autres villes.

L’immobilier de Vancouver bouleversée par le raz-de-marée chinois

Le premier impact de l’immigration chinoise sur l’économie de Vancouver fut la transformation de son marché immobilier. Plusieurs de ces nouveaux arrivants détenaient des diplômes d’études supérieures. Quelques uns d’entre eux avaient étudié en architecture. De plus, ces immigrants étaient riches, donc ils détenaient le capital nécessaire pour lancer de gros projets immobiliers. Ainsi, l’architecture des projets qu’ils démarrèrent ressemblaient beaucoup à celle des infrastructures de Hong Kong, prenons comme exemple la tour Nina située à Hong Kong.  Cette transformation de l’architecture donna un nouveau cachet à la ville de Vancouver, mais elle causa aussi une augmentation de la densité de la population, particulièrement au centre-ville, en augmentant la demande immobilière dans ce secteur de la ville. Ce qui m’amène à parler du second point, l’impact sur le coût de l’immobilier. (Vancouver Sun, 2007)

crédit: Wing,  http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_tallest_buildings_in_Hong_Kong#/media/File:HK_Nina_Tower_200803.jpg
crédit: Wing,
http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_tallest_buildings_in_Hong_Kong#/media/File:HK_Nina_Tower_200803.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le second impact fut l’augmentation du coût de l’immobilier à Vancouver. En effet, le nombre d’immigrants chinois et le capital qu’ils avaient à leur disposition causèrent cette augmentation. (Vancouver Sun, 2007) Comme nous l’avons appris dans notre cours d’économie, le marché économique suit les règles de l’offre et de la demande. Si l’offre reste constante, mais que la demande augmente, le prix d’équilibre du produit, son prix de vente, augmentera. Voilà ce qui s’est produit au sein du marché immobilier de Vancouver.

Par ailleurs, on pourrait croire que je me contredis. Précédemment dans le texte, j’ai mentionné que les immigrants chinois lançaient de gros projets immobiliers à Vancouver. Ceci ne devrait-il pas causer une baisse au sein du marché immobilier de Vancouver à cause de l’augmentation de l’offre ? Non, puisque les nouveaux immigrants chinois ne cherchent pas à habiter n’importe où. Ceux-ci sont fortunés et ne veulent pas habiter dans le sous-sol des édifices; ils veulent le plus beau  penthouse de Vancouver. (Vancouver Sun, 2007)

Au sein de la population locale, cette hausse du coût de l’immobilier a eu un effet positif pour certains d’entre eux, mais, pour la majorité, elle a apporté de bien tristes conséquences. En effet, pour la petite partie de la population qui détenait une propriété, cette hausse fut la nouvelle du siècle pour eux, puisqu’ils ont vu la valeur de leur propriété augmentée de manière fulgurante. Par contre, pour les originaires de la région qui ne possédaient pas de propriété, la hausse de l’immobilier les obligea à quitter Vancouver.

Nouveau phénomène: les immigrants astronautes

Aujourd’hui, Vancouver n’est plus la destination primée par les nouveaux immigrants chinois. Ceux-ci préfèrent se rendre à Toronto où l’économie locale connaît un meilleur taux de croissance qu’à Vancouver. Dans la même ordre d’idée, plusieurs immigrants chinois décident de retourner en Chine, où les chances d’accéder à un bon emploi sont bien meilleures qu’à Vancouver. Par contre, ceux-ci gardent leur résidence de Vancouver et vont y vivre quelques mois par année. (Vancouver Sun, 2007) Ce phénomène occasionne des conséquences désastreuses pour la population locale qui ne peut pas bénéficier des mêmes opportunités d’emplois que les immigrants chinois. En effet, lorsque les immigrants chinois reviennent à Vancouver dépenser leur paye, ils amènent avec eux un énorme capital. Cette augmentation du capital à l’intérieur de Vancouver cause une hausse du coût de la vie. Cette hausse est occasionnée par des résidents non permanents, mais doit être subit par les originaires de la place.

Suis-je vraiment à Vancouver?

L’augmentation fulgurante de la communauté chinoise de Vancouver a profondément modifié le profil des universités de la région.

Commençons par les écoles. Évidemment, la première conséquence qu’apportera l’augmentation de la communauté chinoise sera l’augmentation du nombre de Chinois dans les classes. Par contre, la seconde conséquence est plus difficile à voir, car elle est en lien avec la culture chinoise. Les jeunes Canadiens sont reconnus pour être des enfants équilibrés. Ils étudient, pratiquent des sports et ont une vie sociale active, mais la réalité des jeunes Chinois n’est pas la même. Ceux-ci subissent souvent une pression épouvantable de la part de leurs parents pour qu’ils parviennent à exceller à l’école. Les conséquences de cette différence de mentalité est particulièrement visible dans les universités. Celles-ci sont dominées par des étudiants de descendance asiatique.

En conclusion, il est indéniable que l’ampleur de l’immigration chinoise de Vancouver soit bien différente de celle du reste du Canada. Mais, il n’en demeure pas moins intéressant d’analyser les conséquences qu’a eu ce flux migratoire sur cette ville pour ne pas reproduire les mêmes erreurs à l’échelle nationale.

Il est vrai qu’il peut être intéressant à court terme d’accueillir des immigrants très fortunés, car ceux-ci démarrent des projets, mais à long terme c’est la population locale qui en subit les conséquences. En guise de solution, le Canada devrait mettre en vigueur des politiques qui valoriseraient l’implication des immigrants chinois dans l’économie locale, pour ainsi réduire l’exode des cerveaux vers la Chine.

Simon Domaine

 

 

Médiagraphie

CAO, Huhua. DEHOORNE, Olivier. ROY, Vincent. « L’immigration chinoise au Canada : logiques spatiales et nouvelles territoriales », Norois ,février 2006, [En ligne], http://norois.revues.org/1895#tocto1n2 (2015-02-21)

CHAN, Anthony B. « Sino-Canadiens »,  L’encyclopédie Canadienne, [En ligne], 2013, http://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/chinese-canadians/ (2015-02-19)

« Chinese Vancouver : a decade of change», Vancouver Sun, Juin 2007, [en ligne], http://www.canada.com/vancouversun/story.html?id=011b7438-172c-4126-ba42-2c85828bd6ce (2015-04-26)

Une arrivée en douceur…

Centre culturel chinois
Greenwood714, «Chinese Cultural Centre in Calgary», sur le site Wikepedia,[En ligne].http://en.wikipedia.org/wiki/Chinese_Canadian#/media/File:ChineseCulturalCentre.JPG (Page consultée le 25 avril, 2015)

Le Canada est considéré une nation d’immigrants. 

Cette phrase a un double sens. D’une part, cette affirmation est vraie parce qu’un Canadien sur cinq est né à l’étranger (Mulholland, 2004). D’autre part, il est incontestablement vrai d’affirmer que la diversité culturelle est non-seulement présente au Canada, mais elle a faconné le paysage du pays.

Pour comprendre l’immigration au Canada, il faut assimiler le  concept de l’intégration:

L’intégration désigne l’opération consistante à adjoindre un élément à d’autres, afin de former une totalité (Ferreol).

L’intégration est un mot qui traduit très bien le modèle canadien de l’immigration:

«Tous les Canadiens sont engagés dans la construction et la reconstruction sans fin de ce que cela signifie que d’êtres Canadiens et de ce que serait la voie que nous aimerions suivre comme société» (Mulholland, 2004).

 

Sgt. Karen M. Hermiston, «Chinese-Canadian soldiers from Vancouver serving in the Second World War», Chinese-Canadian soldiers from Vancouver serving in the Second World War», sur le site wekepedia, [En ligne], http://en.wikipedia.org/wiki/Chinese_Canadian#/media/File:Chinese-Canadian_Soldiers-WW2.jpg. (Page consulté le 28 avril, 2015)
Sgt. Karen M. Hermiston, «Chinese-Canadian soldiers from Vancouver serving in the Second World War», Chinese-Canadian soldiers from Vancouver serving in the Second World War», sur le site wekepedia, [En ligne], http://en.wikipedia.org/wiki/Chinese_Canadian#/media/File:Chinese-Canadian_Soldiers-WW2.jpg.
(Page consulté le 28 avril, 2015)
C’est grâce à ce modèle que divers programmes ont été mis en place pour faciliter l’intégration des immigrants, dont plusieurs de ces programmes ont été fort utiles pour les immigrants chinois. De plus, ce modèle, qui représente en quelque sorte la philosophie du pays (la liberté, l’égalité, la démocratie, la diversité culturelle), incite les immigrants à venir au Canada. Autrement dit, la diversité culturelle, qui est si présente, acceptée et chérie au Canada, stimule les immigrants chinois de venir s’y installer.

D’ailleurs, c’est le cas de Madame Chung, notre interviewée, qui nous a expliqué qu’elle avait préféré venir au Canada, au lieu des États-Unis ou de l’Europe, entre autres, parce que le Canada accueille plus facilement les immigrants et aussi à cause de la diversité culturelle déjà existante.

Le gouvernement du Canada offre plusieurs programmes dont le but est d’aider les immigrants qui ont de la difficulté à s’intégrer dans la société. Ces services comprennent une évaluation linguistique, des cours de langue, une aide liée à la vie quotidienne, un service pour trouver un logement, un service d’information sur les services communautaires et un programme de prêts. Pour certains immigrants chinois, l’utilisation de ces outils est primordiale afin de pouvoir bien s’intégrer, car environ 44 % de ceux-ci ne savent pas comment communiquer dans l’une des deux langues officielles canadiennes (Wang, 2005).

Programmes offerts par le gouvernement en vue de répondre aux principaux obstacles que font face les immigrants chinois:
La langue

La connaissance d’une des langues officielles canadiennes est primordiale afin de pouvoir s’intégrer dans la société.  Le gouvernement du Canada a pris plusieurs actions afin de diminuer cette contrainte à l’intégration. Citoyenneté et Immigration Canada offrent des cours de français et d’anglais de base pour les immigrants. Cours de langue pour les immigrants au Canada (CLIC)  est d’ailleurs le programme où ils investissent le plus d’argent.  De plus, CIC offre aussi des cours de langues de niveau avancé, après avoir été le sujet de plusieurs critiques.(Mulholland, 2004).

Aide liée à la vie quotidienne                               

Le Programme d’établissement et d’adaptation des immigrants (PEAI) est un autre programme très important. Ce programme finance des organismes qui aident les immigrants à avoir accès aux services et à s’intégrer dans la société. Des services qui sont primordiaux pour un immigrant qui s’installe au Canada.(Mulholland, 2004).

  • Le service d’accueil prend en charge des besoins urgents des immigrants comme le logement, les vêtements, effet mobilier et le transport).
  • Le service d’aiguillage explique aux nouveaux arrivants les ressources et les services de collectivité qu’il dispose en tant que Canadien (banques, boutiques, logements, services de santé, établissements culturels, d’enseignement, de loisirs, services juridiques).
  • Le service d’information et d’orientation est mis en place pour résoudre les problèmes de la vie quotidienne, comme l’inscription scolaire, le magasinage, l’établissement d’un budget, la préparation des aliments, la sécurité, la police, les valeurs canadiennes, etc.
  • Il y a même un service d’interprétation, de traduction et de counseling .

Bref, il n’y a presque rien que ce programme n’offre pas. On peut comprendre l’importance ainsi que l’investissement du gouvernement canadien doit mettre pour l’intégration des immigrants avec des taux d’immigration aux environs de 250 000 par année. Par ailleurs, le Canada peut se permettre d’accueillir un grand nombre d’immigrants chaque année parce que le gouvernement, ainsi que les citoyens qui composent le pays, font en sorte que l’immigrant peut facilement s’intégrer à la société. L’obstacle le plus grand pour un immigrant est la langue. Le gouvernement devrait offrir des cours ou un programme de langue sur l’internet  pour que les immigrants chinois puissent apprendre une des langues officielles canadiennes avant d’être arrivés au Canada.

La langue est en effet un obstacle important à l’intégration et à la compréhension de la vie en société au Canada.

-Carl Kilajian

Médiagraphie:

1-Photo 1: Greenwood714, «Chinese Cultural Centre in Calgary», sur le site Wikepedia,[En ligne].http://en.wikipedia.org/wiki/Chinese_Canadian#/media/File:ChineseCulturalCentre.JPG (Page consultée le 25 avril, 2015)

2-Photo 2: Sgt. Karen M. Hermiston, «Chinese-Canadian soldiers from Vancouver serving in the Second World War», Chinese-Canadian soldiers from Vancouver serving in the Second World War», sur le site wekepedia, [En ligne], http://en.wikipedia.org/wiki/Chinese_Canadian#/media/File:Chinese-Canadian_Soldiers-WW2.jpg.<br />
(Page consulté le 28 avril, 2015)

3-Mulholland, Mary-Lee, et Biles, John, «Les politiques d’intégration des nouveaux arrivants au Canada», [En ligne], août 2004, http://p2pcanada.ca/files/2013/01/les-politiques-dintegration-de-nouveaux-arrivants-au-canada.pdf (Page consultée le 18 avril, 2015)

4-Gilles FERREOL, « INTÉGRATION, sociologie  », Encyclopædia Universalis [en ligne].http://www.universalis.fr/encyclopedie/integration-sociologie/ (Page consultée le 20 avril 2015)

5-WANG, Shuguang, et LO, Lucia. «Chinese Immigrants In Canada: Their Changing Composition and Economic Performance»,International Immigration,[En ligne], Volume 43, août 2005, (Page consultée le 18 février2015).

Entrevue avec madame Chung

Le 8 avril 2015, nous nous sommes au centre-ville au restaurant, O’burger Le Resto (1777 avenue McGill College, Montréal) , de madame Chung et monsieur Feng. Nous avons eu la chance d’interroger madame Feng sur divers aspects de l’immigration chinoise. Nous avons choisi cette personne en particulier, car elle correspondait au profil d’immigrant chinois qui nous intéressait. Elle est arrivée au Canada assez récemment, il y a un peu plus de 10 ans. Ce qui fait d’elle une immigrante chinoise de la nouvelle vague. Notamment, parce que celle-ci a fréquenté un institut d’études supérieures à l’école en Chine et elle savait se débrouiller dans les deux langues officielles du pays au moment de son admission. Elle représente l’immigrant typique de cette nouvelle vague d’immigration qui es caractérisée par des individus très scolarisés et possédant les moyens d’investir.
Quelles ont été vos raisons de quitter la Chine ?

Elle souhaitait que ses enfants soient élevés au Canada, parce qu’elle trouve que le climat est davantage favorable au développement d’un enfant. De plus, elle trouve que la Chine est devenue un pays trop pollué contrairement au Canada.
Quelles ont été vos raisons d’immigrer au Canada?
Elle a eu de la facilité à se faire accepter comme immigrante et elle aime la diversité culturelle de Montréal. De plus, la condition de l’environnement canadien est bien mieux que celui de la Chine.
À votre arrivée au Canada, maîtrisiez-vous une des langues officielles? Si oui, laquelle?
Elle a étudié l’anglais et le français en Chine. Elle maîtrisait assez bien les langues pour ce faire accepter au Canada, puis au Québec.
Où vivez-vous?
Elle vit au sud-ouest du centre-ville de Montréal. Aucune information supplémentaire n’a été fournie.
Avez-vous déjà habité dans un quartier chinois?
Non, elle n’a jamais habité dans le quartier chinois.

Pourquoi avez-vous choisi Montréal comme ville d’accueil, plutôt que Vancouver ou Toronto?
Elle est venue, car son professeur de français en Chine lui avait fortement conseillé et elle avait des amis qui avaient déjà émigré au Canada.
Aviez-vous fait des études supérieures en Chine?
Elle a étudié en commerce international.
Avez-vous fait des études supérieures au Canada?
Non, elle n’a pas fait d’études supérieures. Par contre, elle a fait une année de cours d’intégration.
Avez-vous eu de la difficulté à vous trouver un emploi?
Elle n’a pas eu de difficulté à se trouver un emploi. Aucune spécification supplémentaire
Quelles sont les principales différences dans le fonctionnement de l’économie canadienne et l’économie chinoise?
L’économie chinoise augmente beaucoup plus rapidement que celle du Canada. Par contre, elle croit que l’économie canadienne est plus stable et cela la rassure.
Êtes-vous impliqué dans la communauté chinoise?
Non, elle n’est pas active dans la communauté. Tout de même, elle a réussi à se faire un petit groupe d’amis, mais ne connait pas nécessairement les autres immigrants chinois à cause de la diversité de leur provenance à travers la Chine qui est vaste.
Entretenez-vous toujours des liens avec vos proches qui vivent toujours en Chine?
Elle n’a aucun lien avec de la famille en Chine.
Quelles sont les principales différences dans les valeurs, la culture et la population entre le Canada et la Chine?
La Chine est beaucoup plus matérialiste et les inégalités sociales sont beaucoup plus marquées. Il y a également de la discrimination envers les pauvres là-bas tandis que le Canada est beaucoup plus égalitaire.

Quelles sont les principales différences environnementales entre le Canada et la Chine?
L’environnement est beaucoup plus pollué en Chine, la Chine est beaucoup plus bruyante et les habitations en Chine sont moins spacieuses.
En somme, les diverses réponses que nous a transmises madame Feng concordent avec les recherches que nous avions fait.