Archives de catégorie : Pamela Majdalani

Retour sur le sondage: Enquête de terrain auprès des étudiants à la francisation au Cégep Gérald-Godin

«Harmony Day», 2010, Wikipedia, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Harmony_Day_(5475651018).jpg

Dans un premier temps, nous avons réalisé un sondage dans le but de vérifier si les résultats de nos recherches sont confirmés par la réalité. Nous avons recueilli des données de 33 élèves du programme de francisation du cégep Gérald Godin. Notre sondage étaient composé de 14 questions regrouper en quatre catégories. La première catégorie est composer des questions en lien avec la facilité de s’intégrer dans la société québécoise. Ensuite, la deuxième catégorie est en lien avec les facteurs pré-migratoire des nouveaux arrivant. Puis, la troisième classe des questions a rapport avec l’emploi des immigrants. En fin, la dernière catégorie regroupe des questions sur la connaissance de la langue française des immigrés.

Dans la première catégorie, nous avons remarqué que le soutient de la famille, la connaissance préalable du français et de l’anglais ainsi que le milieu de travail sont les facteurs les plus importants dans l’intégration des répondants. Malgré le fait que le code culturel de leur pays d’origine est différent qu’au Québec. Ainsi, plus de 12 personnes ont décrit que le comportement des québécois face aux immigrants était bien contrairement à 7 personnes qui ont répondu avoir eu de mauvaises expériences avec les québécois. De plus, plus de la moitié des répondants affirme que les programmes d’aides ,autres que la francisation, ont renforcé leur intégration dans la société québécoise tel le travail, l’école, les activités qui leur est offert, la communication et l’internet (le site du MICC).

Dans la seconde partie qui portait sur les facteurs pré-migratoires, nous avons découvert grâce au sondage que la population sondée avait des anticipations ou perceptions très positives du Canada. En effet, plusieurs répondants ont dit qu’il percevait le Canada comme un pays riche où il y aurait beaucoup d’opportunités et des meilleures conditions de vie pour leurs enfants. Ces questions ont aussi montré que près du tiers de la population avait réfléchi à immigrer au Canada pendant moins de 1 an avant de passer à l’acte. La majorité pour sa part a dit avoir réfléchi entre 1 et 5 ans à la possibilité d’immigrer. Pour ce qui est de l’intégration, une forte majorité a répondu avoir de la difficulté à s’intégrer. Les raisons évoquées à cette difficulté sont souvent la langue et le travail.

Dans la troisième partie qui touchait les questions ayant rapport à l’intégration des immigrants sur le marché du travail québécois, nous avons découvert des faits qui nous ont permis de vérifier si ce qui a été dit dans diverses études est vrai ou non. Ainsi, ce sondage nous a permis de comprendre que pour les immigrants, le fait de parler et de maitriser la langue nationale du Québec est un atout réel lorsqu’ils postulent pour un emploi. En effet, 27 répondants trouvent que le français est un atout essentiel, comparativement à 3 personnes qui affirment le contraire. De plus, nous avons remarqué que comme dans les études sur le cas, les diplômes des immigrants questionnés n’ont pas été reconnus ici au Québec. Effectivement, 14 personnes affirment que leurs diplômes n’ont pas été reconnus, 10 personnes indiquent que ces derniers ont été reconnus et 6 répondants affirment qu’ils sont présentement en train de suivre des cours d’équivalence.

 

L’intégration des immigrants au Québec

Trouver un travail n’est pas toujours évident!

Lors de l’immigration au Québec, il est difficile de s’intégrer dans la société et dans sa vie personnelle. Le Certificat de sélection du Québec ne garantit pas pouvoir trouver rapidement un emploi dans le domaine voulu. Il serait même surprenant pour l’immigré de trouver le même travail que celui qu’ils avaient dans leur pays d’origine.

789px-Work_life_balance_rat_race
http://en.wikipedia.org/wiki/Rat_race

Un des plus grands défis auquel font face les nouveaux arrivants pour entrer sur le marché du travail se rapporte à l’épreuve pénible et éprouvante de la reconnaissance des titres de compétences étrangers (RTCE) (Lapierre, 2005). La reconnaissance des titres de compétences étrangers a été définie comme le processus qui consiste à vérifier si la formation et l’expérience de travail acquises dans un autre pays respectent les normes établies pour les travailleurs canadiens. Parmi tous les obstacles, celui qui a possiblement fait l’objet du plus grand nombre de cas est la question des qualifications des immigrants, si souvent dévalorisées ou effectivement encartées

Le manque de connaissance de la langue française ou anglaise dans certains cas, peut être un obstacle qui empêche les candidats à la recherche d’un emploi de s’en procurer un. Au Québec, le français est la langue du commerce et elle est majoritairement utilisée. Sa connaissance est nécessaire pour fonctionner au quotidien et pour trouver un emploi. L’anglais est un atout dans certains domaines et est parfois exigé par certains employeurs. L’absence de réseaux de connaissances, la difficulté de faire reconnaitre l’expérience et la formation acquises à l’étranger comptent aussi parmi les principaux obstacles pour trouver un emploi (Labelle, Rochet et Field, 2004).

pilar
http://www.emprunter-malin.com/assurance-credit-garanties/

Il y a plusieurs obstacles à l’intégration sociale et professionnelle des immigrants au Québec sont bien documentés et comprennent: la non-reconnaissance des capacités et des compétences, les barrières linguistiques, les préjugés et la discrimination. Malgré ces obstacles, plusieurs réseaux sociaux peuvent venir en aide aux immigrés, en ce que les immigrants sont plus susceptibles d’avoir accès à l’information, les possibilités et les ressources qui peuvent les aider à obtenir un emploi correspondant à leurs attentes. En outre, l’accès à un réseau ethnoculturel peut être une source de soutien et aider à se régler et ne pas limiter l’intégration sociale et professionnelle des immigrants, mais, plutôt l’agrandir. Plusieurs programmes d’aides, que ce soit en personnes ou sur internet est disponible pour aider le nouvel arrivant pour le guider dans toutes les sphères de la vie dans le but d’assurer une intégration complète de l’immigrant et qu’il apprenne tout sur notre société et son fonctionnement (Baggioni, 2009).

Certains peuvent passer des mois et des années sans travail ou avec un travail plutôt médiocre comparativement à celui qu’ils possédaient dans leur pays d’origine à cause de la non-reconnaissance de leur diplôme. Plusieurs vont avoir un emploi, mais ont un salaire moindre et donc, pas assez pour faire vivre sa famille ou la gâter (Paillé, 2007). Par contre, avec les programmes qui sont mis en place pour aider les nouveaux arrivants, il est plus facile de retrouver le droit chemin et de savoir vivre comme il le faut et poursuivre les bonnes démarches pour atteindre une intégration qui permet aux nouveaux immigrés de progresser (Meintel, 2003).

Si l’immigrant arrive sans aucune connaissance et sans préparation à commencer une nouvelle vie en tant que nouvel arrivant dans un nouveau pays d’accueil, avec les programmes d’aide instaurés, il sera tout de même en capacité de bien s’intégrer et d’apprendre la culture et les manières québécoises. Il est toujours conseillé d’arriver avec un peu de préparation, lire un peu sur le mode de vie du Québec et tout ce qui est en lien ainsi de commencer à s’instruire et à rechercher un emploi avant d’arriver pour pouvoir commencer une vie saine lors de l’arrivée.

Donc, une solution disponible, facile et gratuite pour une bonne intégration au pays d’accueil est de respecter les démarches à suivre, demander de l’aide et prendre les informations nécessaires des programmes d’aides qui sont là pour aider les personnes dans le besoin et qui ont de la difficulté dans leur intégration.

Pour plus d’information sur le marché du travail à l’arrivée des immigrants au Québec, visitez l’article de Jean-Nicolas Gosselin!

                                                                                                        Pamela Majdalani  

Médiagraphie

Livres

  • BAGGIONI Daniel (2009), « Norme linguistique et langue(s) nationale(s) : variétés des processus de construction des identités linguistiques nationales dans l’espace européen passé et présent », in KASBARIAN J.-M. (ed.) (1994), Genèse de la (des) norme(s) linguistique(s), Hommage à Guy Hazaël-Massieux, Langues et langage n°4, Aix-en- Provence : Publications de l’Université de Provence (p. 27-53)
  • Labelle M., Rocher F., Field A. M. (2004). «La politique de contestation des minorités ethniques et racisées. Vers l’émergence d’une identité post-nationale?», dans M. Labelle et F. Rocher avec la collaboration d’A-M. Field (dir.), Contestation transnationale, diversité et citoyenneté dans l’espace québécois, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, p. 43-105.
  • MEINTEL Deirdre (2003), « L’identité ethnique chez de jeunes Montréalais d’origine immigrée », Sociologie et Sociétés, Vol. 24, n°2, automne 2003, Montréal : Presses de l’Université de Montréal (p. 73-89)

Thèses

  • Lapierre Vincent N. (2005). Le français, langue normale et habituelle du travail dans une économie ouverte, Québec, Conseil supérieur de la langue française, août.
  • MARTEL Pierre, CAJOLET-LAGANIERE Hélène (2006), Le français québécois : usages, standard et aménagement, Ste-Foy : Iqrc, Presses de l’Université Laval
  • Paillé M. (2007). «Se donner les moyens de franciser les immigrants», Le Devoir, Montréal, 23 mai, A7.

L’intégration des Immigrants au Québec: L’intégration fonctionnelle.

Le Québec, une société d’accueil!

4733141610_9447703801_o
https://www.flickr.com/photos/anirudhkoul/sets/72157624229773739/detail/

L’immigration au Québec est un des efforts les plus importants de la vie de l’immigrant. Plusieurs défis présents à l’adaptation d’une nouvelle société et de se tailler une place dans ce monde. Dès l’arrivée au Québec, l’immigré fera l’expérience de nombreux changements et va chercher de nouvelles façons créatives de faire les choses.

Le Québec est une société enrichie par la diversité qui accueille les immigrants des quatre coins de la terre avec leur savoir-faire, les compétences, la langue, la culture et la religion. Tous les Québécois jouissent des droits et libertés reconnus par la Charte des droits et libertés (Chicha et Charest, 2008). En collaboration avec des partenaires publics, privés et communautaires, le gouvernement du Québec fournit des services d’accueil et de soutien pour l’intégration sociale, économique et culturelle ainsi que des cours de français adaptés aux besoins des personnes qu’elle accueille.

Au Québec, le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) est l’une des principales sources d’information. En outre, les organismes communautaires qui reçoivent un soutien financier du MICC aident aussi à accueillir et intégrer les immigrants. Comme ils sont très conscients des besoins des nouveaux arrivants, ils peuvent aider de manière très concrète (Lapierre, 2005). Pour faciliter l’intégration et aider les nouveaux arrivant, les services offerts par les organismes de MICC et communautaires sont gratuits. Mais, seulement l’évaluation comparative des études effectuées hors du Québec comporte des couts.

Pour bien s’intégrer, il est important pour les immigrés de comprendre le système du Québec. Il est donc primordial de comprendre que tous les Québécois, y compris les nouveaux arrivants, jouissent des droits et libertés reconnus par la Charte des droits et libertés et sont tenus de respecter les valeurs qu’elle consacre. En tant qu’immigrant, il leur est engagé à la prise en charge de leur processus d’intégration et de commencer dès que possible, avec les moyens qui sont à leur disposition (Aleong, 2010). Il est également important de s’engager à comprendre et respecter les valeurs communes de la société québécoise ainsi que toutes ses lois, indépendamment de leurs convictions personnelles. La réussite d’une bonne intégration dépend, dans une large mesure, des efforts mis et de la capacité de chacun à s’adapter à la société québécoise. Chacun à un rôle actif a joué à chaque étape du processus d’intégration. Il y a des services publics et communautaires qui sont disponibles pour soutenir et aider les personnes qui en ont besoin à chaque étape du développement de l’immigrant ( Bouchard, 2000).

L’étape la plus importante dans l’intégration est d’assurer une bonne intégration fonctionnelle qui est de s’assurer une survie en quelque sorte donc, de se trouver un logement, un travail, une école pour les enfants… Lorsque l’immigrant entre en contact avec leur nouvelle société et des différentes façons, il est probable de faire face à quelques problèmes d’adaptation comme la difficulté à trouver un emploi, l’incertitude financière, le choc culturel, le fardeau des responsabilités familiales dans un nouvel environnement. Les enfants peuvent également avoir des difficultés à s’adapter, notamment à l’école. Ces problèmes peuvent se traduire par des difficultés d’apprentissage ou l’isolement. Pour remédier à la situation, l’immigrant doit être persévérant et chercher le soutien dont il a besoin en consultant les ressources de la société d’accueil. Diverses ressources peuvent aider à surmonter les difficultés. Au Québec, il est courant de demander de l’aide en dehors du cercle de famille et des amis. Il y a un organisme communautaire pour les immigrants et un Centre de santé et de services sociaux qui sont disponibles pour aider les personnes qui ont certaines difficultés à s’intégrer (Paillé, 2007) .

Une langue qui voyage, une culture qui se partage!

Dia image livre
http://pixabay.com/fr/livre-ouvert-pages-bibliothèque-408302/

Le Québec est une société de langue française, démocratique et pluraliste fondée sur la primauté du droit, ce qui signifie que tout le monde a la même valeur et la dignité ainsi que le même droit à la protection en vertu de la loi. Connaissance et respect des valeurs de la société québécoise sont nécessaires pour s’adapter au nouvel environnement et pour y participer pleinement (Chicha et Charest, 2008). En signant la déclaration sur les valeurs communes de la société québécoise, la personne s’engage à respecter les valeurs communes de la société québécoise et de vivre au Québec dans le cadre de ces valeurs et de s’y conformer.

Parler français est une nécessité. La société québécoise est régie par la Charte de la langue française qui fait du français la langue officielle du Québec. Le français est la langue des institutions publiques et la langue standard commune de travail, enseignement, des communications, du commerce et des affaires. Québec se soucie de préserver et de promouvoir sa langue officielle (Meintel, 2003). Le français est non seulement un outil de communication essentiel, mais aussi un symbole commun d’appartenance à la société québécoise. Pour intégrer dans leur nouveau milieu de vie, les immigrants qui ne parlent pas couramment le français doivent faire un effort pour apprendre. Pour les y aider, le gouvernement du Québec offre des cours de français. Les enfants d’immigrants qui s’installent de façon permanente au Québec fréquentent normalement l’école française. Les candidats qui souhaitent exercer une profession règlementée par un ordre professionnel doivent démontrer une connaissance suffisante de la langue française afin d’obtenir un permis régulier (Martel et Cajolet-Laganière, 2006) .

L’immigrant qui ne maitrise pas la langue française sera dirigé vers un programme de francisation qui lui permettra d’arriver à communiquer avec son entourage. La francisation est présentée comme la mesure politique la plus significative sur le plan linguistique et culturel. De ce fait, la capacité de communiquer, grâce à l’appropriation de la variété du français, est un facteur linguistique de l’intégration. De plus, à la fin cette formation, les immigrants auront acquis des compétences linguistiques et sociolinguistiques qui leur permettent une mobilité linguistique et sociale limitée. La francisation est une des mesures de politique linguistique mise en place au Québec dans le but de faire du français le vecteur et la caractéristique de l’intégration des immigrants. L’intégration désigne un état de forte interdépendance ou cohérence entre des éléments ou bien des processus sociaux. Apprendre le français et l’adopter comme une langue commune de la vie publique compose des exigences nécessaires à l’intégration. En effet, la langue est non seulement l’instrument essentiel qui permet la participation, la communication et l’interaction avec les autres Québécois, mais elle est également un symbole d’identification. Pour un immigrant, l’apprentissage du français vient conforter le développement de son sentiment d’appartenance à la communauté́ québécoise. Pour les membres de la société d’accueil, le partage d’une langue commune, le français, avec les immigrants faciliterait l’ouverture à la diversité. Les immigrants doivent développer un sentiment d’appartenance à la communauté québécoise. Selon le Gouvernement, les immigrants doivent inévitablement mettre en place une démarche d’intégration, en s’assurant de ne pas s’isoler, ne pas se replier sur leur culture et à s’ouvrir à la société́ d’accueil. Ils doivent se sentir de plus en plus Québécois ( Bouchard, 2000).

Pour plus d’informations sur la langue et son importance au Québec jetez un coup d’œil à l’article de Remy Ahishakiye!

                                                                                                    Pamela Majdalani  

Médiagraphie

Livres

  • ALEONG Stanley (2010), « Normes linguistiques, normes sociales, une perspective anthropologique », dans BEDARD E., MAURAIS J. (2010), La norme linguistique, Coll. L’ordre des mots, Québec : Gouvernement du Québec, Paris : Le Robert (p. 255-581)
  • BOUCHARD Gérard (2000), Le français comme langue de la citoyenneté et vecteur d’intégration culturelle au Québec, Mémoire présenté à la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, nov. 2000, Montréal.
  • MEINTEL Deirdre (2003), « L’identité ethnique chez de jeunes Montréalais d’origine immigrée », Sociologie et Sociétés, Vol. 24, n°2, automne 2003, Montréal : Presses de l’Université de Montréal (p. 73-89)

Thèse

  • Lapierre Vincent N. (2005). Le français, langue normale et habituelle du travail dans une économie ouverte, Québec, Conseil supérieur de la langue française, août.
  • MARTEL Pierre, CAJOLET-LAGANIERE Hélène (2006), Le français québécois : usages, standard et aménagement, Ste-Foy : Iqrc, Presses de l’Université Laval
  • Paillé M. (2007). «Se donner les moyens de franciser les immigrants», Le Devoir, Montréal, 23 mai, A7.

Éditorial: Portrait de l’intégration des immigrants au Québec

Abdallahh, «Drapeau du Québec – Québec flag», 2007, Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/2076445779/
Notre projet d’équipe, dans le cadre du cours de DIA, se propose de porter un regard objectif et critique sur l’intégration de la population immigrante au Québec pour assurer une bonne intégration de la population immigrante, tant au niveau de langue, du travail et de la vie sociale. D’abord, sur la conciliation de la pluralité des cultures, plus précisément sur la philosophie d’intégration, les étapes d’intégrations et le mécanisme d’exclusion sociale des immigrants. Par la suite, sur les mesures instaurées pour intégrer les populations immigrantes du Québec, notamment les programmes établis favorisant l’intégration des immigrants linguistiquement, socialement, sur le marché du travail, à l’école et dans divers environnements pour qu’ils puissent avoir tout ce dont ils ont besoin pour subvenir à leurs besoins. Ensuite, sur la langue comme vecteur d’intégration des nouveaux arrivants, plus précisément sur la langue française qui fait partie de l’identité québécoise. Ainsi, cette langue commune permet le dialogue et la socialisation et constitue donc un vecteur d’intégration. Finalement, sur le portrait de l’intégration des immigrants sur le marché du travail aujourd’hui, notamment sur la reconnaissance des diplômes et sur la sur éducation présente dans la vie des populations immigrantes.

En tant qu’équipe, nous pensons que l’intégration des immigrants au Québec n’est pas parfaite. Le Québec a beau se vanter de son interculturalisme, des lois telles la loi 101 vont à l’encontre de cette idéologie. Une loi qui impose le français va à l’encontre de la création d’une nouvelle culture commune. En effet, le français dispose d’un statut intouchable (Québec, 2008). Or, ce statut qui lui est accordé peut être légitime seulement au terme d’un dialogue interculturel. Cela résulte d’une hiérarchisation du français, comme étant plus importante que les idéologies interculturelles (Gaudet, 2011). Ce désir de protection identitaire peut donc se montrer incompatible avec l’idéologie interculturaliste. Aussi, nous croyons que ce n’est pas au gouvernement de protéger une identité culturelle sujette au changement. Cette protection de l’identité nationale se fait au dépit des libertés individuelles et la perte de la possibilité d’avoir des écoles bilingues, tel que présentent à bien des endroits en Europe. Par la suite, les programmes instaurés, par les divers gouvernements au fil des années, sont bénéfiques aux immigrants, car cela leur permet de s’intégrer au sein de la société québécoise, d’une façon plus structurée, ce qui facilite l’apprentissage des valeurs importantes du Québec (Termote, 2002). Par exemple, les mesures touchantes la langue, comme le programme de francisation (Bourassa-Dansereau, 2010) des immigrants fournis par le gouvernement québécois aide de façon significative l’intégration de ces nouveaux arrivants. En effet, ce programme est une porte d’entrée vers la culture québécoise, car la langue occupe une place importante de cette dernière. Finalement, nous pensons qu’il est inacceptable de ne pas reconnaitre certains diplômes étrangers (Renaud, 2005), notamment celui de la médecine française. Ainsi, ce phénomène cause un problème de suréducation croissant chez la population immigrante (Renaud, 2005), puisqu’elle ne peut pas occuper des emplois qui sont à la hauteur de ses connaissances.

Pamela Majdalani, Remy Ahishakiye, Fréderic St-John et Jean-Nicolas Gosselin

Médiagraphie

Image

Abdallahh, «Drapeau du Québec – Québec flag», 2007, Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/2076445779/

Document accessible par internet

RENAUD Jean, « Limites de l’accès à l’emploi et intégration des immigrants au Québec: quelques exemples à partir d’enquêtes», [En ligne], http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/oss_1634-8176_2005_num_4_1_1030 (Page consultée le 22 février 2015)

RENAUD Jean et CAYN Tristan, « Un emploi correspondant à ses compétences ?Les travailleurs sélectionnés et l’accès à un emploi qualifié au Québec », [En ligne], http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/AccesEmploiQualifie-RapportRenaudCayn.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

Publication gouvernementale

QUÉBEC, Immigration au Quebec: Politique et intégration au marché du travail, Montréal Ciranon, 2010, p. 41-58

Livres

GAUDET, Édithe, Relations interculturelles comprendre pour mieux agir, 2e éd., Montreal, groupe modulo, 2011, p. 117

TERMOTE, Marc,  « L’immigration », La mesure économique de l’immigration internationale. Problèmes méthodologiques et résultats empiriques, 2002: 35-67.

Thèse 

BOURASSA-DANSEREAU, « Le rôle de l’apprentissage de la langue française dans le processus d’intégration des immigrants à la société québécoise », Mémoire, Montréal: Université du Québec À Montréal, 2010.