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Retour sur le sondage: Enquête de terrain auprès des étudiants à la francisation au Cégep Gérald-Godin

«Harmony Day», 2010, Wikipedia, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Harmony_Day_(5475651018).jpg

Dans un premier temps, nous avons réalisé un sondage dans le but de vérifier si les résultats de nos recherches sont confirmés par la réalité. Nous avons recueilli des données de 33 élèves du programme de francisation du cégep Gérald Godin. Notre sondage étaient composé de 14 questions regrouper en quatre catégories. La première catégorie est composer des questions en lien avec la facilité de s’intégrer dans la société québécoise. Ensuite, la deuxième catégorie est en lien avec les facteurs pré-migratoire des nouveaux arrivant. Puis, la troisième classe des questions a rapport avec l’emploi des immigrants. En fin, la dernière catégorie regroupe des questions sur la connaissance de la langue française des immigrés.

Dans la première catégorie, nous avons remarqué que le soutient de la famille, la connaissance préalable du français et de l’anglais ainsi que le milieu de travail sont les facteurs les plus importants dans l’intégration des répondants. Malgré le fait que le code culturel de leur pays d’origine est différent qu’au Québec. Ainsi, plus de 12 personnes ont décrit que le comportement des québécois face aux immigrants était bien contrairement à 7 personnes qui ont répondu avoir eu de mauvaises expériences avec les québécois. De plus, plus de la moitié des répondants affirme que les programmes d’aides ,autres que la francisation, ont renforcé leur intégration dans la société québécoise tel le travail, l’école, les activités qui leur est offert, la communication et l’internet (le site du MICC).

Dans la seconde partie qui portait sur les facteurs pré-migratoires, nous avons découvert grâce au sondage que la population sondée avait des anticipations ou perceptions très positives du Canada. En effet, plusieurs répondants ont dit qu’il percevait le Canada comme un pays riche où il y aurait beaucoup d’opportunités et des meilleures conditions de vie pour leurs enfants. Ces questions ont aussi montré que près du tiers de la population avait réfléchi à immigrer au Canada pendant moins de 1 an avant de passer à l’acte. La majorité pour sa part a dit avoir réfléchi entre 1 et 5 ans à la possibilité d’immigrer. Pour ce qui est de l’intégration, une forte majorité a répondu avoir de la difficulté à s’intégrer. Les raisons évoquées à cette difficulté sont souvent la langue et le travail.

Dans la troisième partie qui touchait les questions ayant rapport à l’intégration des immigrants sur le marché du travail québécois, nous avons découvert des faits qui nous ont permis de vérifier si ce qui a été dit dans diverses études est vrai ou non. Ainsi, ce sondage nous a permis de comprendre que pour les immigrants, le fait de parler et de maitriser la langue nationale du Québec est un atout réel lorsqu’ils postulent pour un emploi. En effet, 27 répondants trouvent que le français est un atout essentiel, comparativement à 3 personnes qui affirment le contraire. De plus, nous avons remarqué que comme dans les études sur le cas, les diplômes des immigrants questionnés n’ont pas été reconnus ici au Québec. Effectivement, 14 personnes affirment que leurs diplômes n’ont pas été reconnus, 10 personnes indiquent que ces derniers ont été reconnus et 6 répondants affirment qu’ils sont présentement en train de suivre des cours d’équivalence.

 

Le pays d’origine de l’immigrant influence-t-il son accès à un premier emploi?

 

Lighttruth, «Happy1»,[En Ligne], https://www.flickr.com/photos/58648496@N02/5379922491/
Lighttruth, «Happy1»,[En Ligne], https://www.flickr.com/photos/58648496@N02/5379922491/

Dans plusieurs reportages, que ce soit dans les chaines de diffusion continue ou dans les journaux (Radio-Canada, 2012), plusieurs déplorent qu’il existe, encore aujourd’hui, une certaine discrimination auprès des communautés immigrantes du Québec au niveau du marché du travail. Il est important de noter que la population active, c’est-à-dire les personnes en âge de travailler, immigrante représentait en 2011 plus de 563 000 personnes (gouvernement du Québec, 2011). Cette statistique montre donc l’importance de ce sujet puisque la discrimination au moment de l’embauche toucherait théoriquement plus de 563 000 nouveaux arrivants au Québec. Ainsi, il est impératif de se poser la question suivante : « Le pays d’origine de l’immigrant influence-t-il son accès à un premier emploi? ».

Tout d’abord, en ce qui concerne cet article, nous nous concentrerons sur l’une des plus grandes études qui ont été réalisées ici au Québec au sujet de l’accès à un premier emploi par la population immigrante. Cette étude a été réalisée par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse en mai 2012 et se nomme «Mesurer la discrimination à l’embauche subie par les minorités racisées : Résultats d’un « Testing » mené dans le grand Montréal ». Bien évidemment, la majorité des immigrants qui s’installent au Québec se retrouvent dans la grande région de Montréal. On apprend dans l’étude de la Commission que c’est dans la province québécoise que l’on répertorie l’écart le plus haut entre le taux de chômage de la population immigrante et de la population native. « Ainsi, en 2008, parmi les Québécois de 15 ans et plus, l’écart entre le taux de chômage des immigrants et celui des natifs était de 4,5 points de pourcentage (11,1 % contre 6,6 %), alors que, par comparaison, l’écart n’était que de 1,4 point en Ontario, et de 0,4 point en Colombie-Britannique » (CDPDJ, 2012). Il est important de noter que parmi ces immigrants, ceux qui font partie d’une communauté racisée, par exemple les Noirs ou les Arabes, connaissent plus d’obstacles au moment de l’embauche. De plus, les immigrants des minorités visibles, comme les Arabes ou les Noirs, qui possèdent des diplômes universitaires ont un taux de chômage nettement plus élevé que celui que l’on retrouve chez natifs québécois, soit d’un peu plus de 10%.

Pour continuer, l’étude nous révèle aussi des statistiques alarmantes au sujet des immigrants qui se retrouvent dans un processus d’entrevue. On remarque, selon l’étude réalisée en 2012 par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qu’il y a un taux de discrimination à l’embauche qui s’élève à 35%. Ce pourcentage est complètement différent entre le secteur public et le secteur privé. Dans le premier cas, nous notons qu’il y a un taux de discrimination de 0% au moment de l’embauche et dans le deuxième cas, nous retrouvons un impressionnant 37%. Finalement, que ce soit pour un emploi qualifié ou non qualifié, les pourcentages sont sensiblement les mêmes. Pour ce qui est des emplois non qualifiés, le taux de discrimination chez les différents immigrants est le suivant : entre 38% et 42% chez les Africains, entre 33% et 35% chez les Arabes et entre 28% et 31% chez les Latino-Américains.

Comme dans l’article précédent portant sur la reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquis à l’étranger, nous avons posé une question dans le sondage afin de vérifier si les divers faits se trouvant dans les études correspondent à la réalité vécue par les immigrants. Voici la question qui leur a été posée : « Après combien de temps avez-vous trouvé un emploi? ». Parmi les répondants, 6 personnes ont affirmé qu’ils ont trouvés un emploi moins d’un an après leur venue au Québec et 6 autres répondants ont affirmé qu’ils ont réussi à trouver un emploi plus d’un an après leur établissement. Par la suite, une majorité de personnes ont indiqué qu’ils ne cherchent pas d’emplois puisqu’ils suivent des cours de francisation. Il est important de noter que parmi tous ces répondants, plusieurs n’ont pas répondu à la question suivante qui portait sur la relation entre leur emploi et leur expérience. Il est donc impossible d’affirmer si l’emploi déniché par ces nouveaux immigrants est en concordance avec leurs diplômes étrangers.

Somme toute, il est facile d’établir une relation entre le pays d’origine des immigrants et leur accès au marché du travail québécois. Il est intéressant de se demander, compte tenu de multiethnicité de Montréal, s’il serait nécessaire de tenir une commission publique sur l’intégration des immigrants au Québec, mais plus précisément sur leur intégration au marché du travail qui représente une grande partie de leur vie.

Jean-Nicolas Gosselin

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Lighttruth, «Happy1»,[En Ligne], https://www.flickr.com/photos/58648496@N02/5379922491/

Article d’un site internet

Radio-Canada, « Étude sur la discrimination à l’embauche : mieux vaut s’appeler Bélanger que Traoré », Ici Radio-Canada, 29 mai 2012, [En ligne], http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/05/29/008-etude-discrimination-embauche-montreal.shtml (Page consultée le 20 avril 2015)

Document accessible par internet

Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, «Mesurer la discrimination à l’embauche subie par les minorités racisées : Résultats d’un « Testing » mené dans le grand Montréal », [En ligne], http://www.cdpdj.qc.ca/publications/etude_testing_discrimination_emploi.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

Ministère de l’Immigration et des Communautés Culturelles « Les immigrants et le marché du travail québécois en 2011 », [En ligne], http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/ImmigrantsMarcheTravail2011.pdf (Page consultée le 22 février 2015)

La reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquis à l’étranger

Antoine Letarte,  «Drapeau du Québec», 2010, Wikipedia, [En Ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Drapeau_du_Quebec.JPG
Antoine Letarte, «Drapeau du Québec», 2010, Wikipedia, [En Ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Drapeau_du_Quebec.JPG

Tout d’abord, cet article est en lien direct avec la question de recherche que notre équipe a trouvé au tout début du cours de démarche d’intégration des acquis en sciences humaines, soit celle-ci : « Quel est le portrait de l’intégration des immigrants au Québec ». En ce qui concerne cet article, nous nous attarderons sur la question générale suivante qui touche plus précisément l’intégration des immigrants sur le marché du travail québécois : « Quel est le portrait de l’intégration des immigrants sur le marché du travail aujourd’hui? ». De façon plus précise, nous nous attarderons plus sur la reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquis à l’étranger.

Par la suite, il est aussi primordial de se demander pourquoi le sujet de l’intégration des immigrants sur le marché du travail québécois est important et de se pencher sur l’importance de la reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquis à l’étranger. En effet, le niveau de scolarisation des nouveaux arrivants ne cesse d’augmenter au Québec. À cet effet, en 2006, un peu plus de 51% des immigrés québécois âgés de 25 à 64 ans, installés ici depuis moins de cinq ans, détenaient un diplôme universitaire quelconque (Canada, 2012). De ces 51% d’immigrants, plusieurs d’entre eux ne peuvent trouver un emploi qui correspond au diplôme ou à l’expérience acquis dans leur pays natal. Ces nouveaux arrivants se retrouvent alors obligés de trouver un autre emploi, hors de leur champ d’expertise, pour faire vivre leur famille (Renaud, 2005).

Avant de débuter officiellement sur le sujet du jour, il est impératif de dresser une vue d’ensemble de l’intégration des immigrants sur le marché du travail au Québec. Comme mentionné précédemment, l’immigrant connait de la difficulté à un trouver un emploi qui correspond à son ou ses diplômes et à ses acquis. Cette difficulté dans son intégration sur le marché de l’emploi engendre une perte majeure au niveau de son revenu par rapport à celui de la population originaire du Québec ou du Canada.

« De plus, tandis qu’en 1980, le taux de faible revenu après transfert et avant impôt était à parité́ chez les deux catégories, celui des natifs avait diminué 25 ans plus tard, l’intégration socioéconomique des immigrants et immigrantes au Québec, passant de 17,2 % à 13,3 %, alors que celui des immigrants avait cru, passant de 17 % à 21,6 % » (Picot, Lu et Hou, 2009).

Cette situation devient plus alarmante chez les immigrants arrivés au Québec depuis moins de cinq ans, puisque leur taux de faible revenu est de l’ordre de 2,7 fois plus élevé que celui des Québécois et des Québécoises (Picot, Lu et Hou, 2009). Conséquemment, le problème d’équité au niveau des revenus entre les nouveaux immigrants et la population québécoise existe réellement.

À la lumière de cette vue d’ensemble du marché de l’emploi québécois, il est évident que les immigrants éprouvent des problèmes majeurs à s’intégrer dans notre société, du moins, au niveau du travail. Pour découvrir d’autres facettes de l’intégration des immigrants au Québec, veuillez voir les articles suivants : L’intégration des Immigrants au Québec: L’intégration fonctionnelle, L’intégration des immigrants au Québec, Idéologie d’accueil des immigrants, Facteurs facilitants l’intégration, Le français : Son importance et ses difficultés .  Au niveau de la reconnaissance des diplômes et des acquis à l’étranger, il semble que l’emploi occupé avant l’arrivée de l’immigrant dans son nouveau pays ait un impact considérable sur ses chances de trouver un boulot similaire. En effet, on remarque un désavantage considérablement plus important chez les immigrants ayant occupé les meilleurs emplois, comparativement à ceux qui ont occupé des emplois nécessitant peu de connaissances et une exécution moins complexe. Ces derniers seront en mesure de se trouver un emploi identique ou du moins quasi identique d’un pays à l’autre (Crespo, 1993). Cette étude de Crespo réalisée en 1993 se retrouve dans le document de Jean Renaud cité ci-haut. De plus, le problème de la reconnaissance des diplômes ou de l’expérience acquis dans le pays natal s’accentue plus le travail devient complexe. Un autre fait intéressant soulevé par cette étude s’avère être l’impact négatif de l’expérience acquise ici au Québec. M. Crespo affirme que si l’immigrant accepte un poste inférieur à celui qu’il occupait dans son pays d’origine, et bien, ses chances, du moins pour les trois années suivantes, seront quasi nulle de retrouver un emploi qui soit équivalent à celui qu’il avait avant. Ce faisant, ce phénomène a pour conséquence d’effacer en quelque sorte le curriculum vitae remploi d’expérience du nouvel arrivant ou même de valider le fait que ses diplômes et son expérience acquis dans leur pays natal soient de mauvaises qualités. Aussi, toujours dans la même étude de Crespo en 1993, il est important de mentionner qu’un immigrant ayant occupé un emploi de qualité ou de rang supérieur dans son pays d’origine doit impérativement se trouver un emploi dans les plus brefs délais lorsqu’il accès pour la première fois au marché de l’emploi au Québec. De surcroit, si le nouvel arrivant est incapable de se trouver un boulot équivalent au sien dans les mois ou même les semaines suivant son arrivée, il s’éloigne de plus en plus de la possibilité de retrouver un emploi équivalent à celui qu’il occupait auparavant. Encore une fois, selon cette étude, il n’est pas encore prouvé que ce phénomène se prolonge dans le temps. Selon nos recherches, il a été difficile de trouver une réponse à ce raisonnement puisqu’il est extrêmement ardu de réaliser une telle étude qui s’étale sur plusieurs années.

À la suite de l’étude de Crespo en 1993, il y a une autre étude qui est à l’encontre de la quasi-totalité de tout ce qui a été dit précédemment. Cette nouvelle étude est conduite par Renaud et Cayn entre 1997 et 2000 sur un échantillon de 1875 immigrants qui représentent bien les différentes catégories des travailleurs acceptés au Québec durant cette période. On y apprend que le temps est essentiel pour s’acclimater aux demandes et acquérir des connaissances du nouveau territoire, ici le Québec, dans lequel l’immigrant s’installe.

« Plus de 91% des travailleurs sélectionnés vont accéder au marché du travail dans les premiers cinq ans. À ce moment, on estime que 68,7% de l’ensemble des travailleurs sélectionnés auront au moins atteint un premier emploi correspondant à leur niveau de scolarité. Plus encore, une fois un emploi de ce niveau atteint, il y a très peu de chances (12,2%) de passer à un emploi de niveau inférieur » (Renaud et Cayn, 2000).

Il y a une ressemblance qu’il est important de noter. Les deux études sont d’accord pour affirmer que lors des cinq premières années suivantes l’établissement de l’immigré, la majorité va se trouver un emploi, qu’il soit en relation ou non aux diplômes et à l’expérience acquis à l’étranger (91% dans la deuxième étude). Cependant, les ressemblances se terminent là. Par la suite, nous apprenons, avec l’étude de Renaud et de Cayn en 2000, que de ces 91% d’immigrants qui se trouvent un boulot dans les cinq premières années, 68,7% d’entre eux dénicheront un emploi correspondant à leur niveau de scolarité, mais pas nécessairement à leur expérience acquise dans leur pays natal.

Dans le cadre du cours de démarche d’intégration des acquis en sciences humaines, il nous a été demandé de faire une « vérification de terrain » à l’aide d’entrevues ou de sondages. Nous avons opté unanimement pour le sondage, puisque nous voulions obtenir le plus de réponses possible pour ainsi avoir une vue d’ensemble de l’intégration des immigrants au Québec. Le sondage s’est déroulé dans l’ensemble des groupes de francisation qui se trouvent au Cégep Gérald-Godin. En ce qui me concerne, j’ai posé des questions qui nous permettaient de vérifier si ce qui se dit dans les divers documents que nous avons lus est en concordance avec la réalité des immigrants. En premier lieu, nous avons posé la question suivante : « Si vous avez un diplôme universitaire étranger, a-t-il été reconnu ici au Québec? ». Les réponses que nous avons reçues sont plutôt négatives, puisque 14 répondants ont affirmé que leurs diplômes n’ont pas été reconnus, 10 répondants ont affirmé que leurs diplômes ont été reconnus et 6 répondants affirment qu’ils sont en train de suivre un cours d’équivalence. Parmi les immigrants sondés, nous avons eu Ahmed (nom fictif) qui y va de la déclaration suivante : « Je suis économiste et ici son peu les possibilités pour cette raison je dois changer d’activité pour le travail ». Il est donc triste de reconnaitre qu’une majorité des diplômes des immigrants ne sont pas reconnus par le Québec.

En somme, comme nous l’avons vu précédemment, l’intégration des immigrants sur le marché du travail au Québec, plus précisément avec la reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquis à l’étranger est un sujet quelque peu controversé, puisque ces derniers, selon l’optique de Crespo dans notre première étude, n’ont pas un avenir prometteur s’ils ne trouvent pas un emploi à la hauteur de leurs compétences dans les premiers mois de leur établissement au Québec. Cependant, selon la vision de Renaud et de Cayn, les immigrants ont de grandes chances de trouver un emploi qui soit en concordance avec les diplômes et l’expérience acquis à l’étranger dans les cinq premières années de leur arrivée sur le territoire québécois. De plus, il est important de noter que ces deux études (Crespo, 1993) et (Renaud et Cayn, 2000) sont un bon résumé ce l’information qui se trouve sur l’intégration des nouveaux arrivants au Québec.

Jean-Nicolas Gosselin

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Document accessible par internet

Institut de la statistique du Québec. 2012. «La surqualification au sein des grands groupes professionnels au Québec.» Accès le Février 15, 2015. http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/travail-remuneration/population-active-chomage/surqualification-2012.pdf.

Institut de recherche et d’informations socio-économiques, «L’intégration des immigrants et immigrantes au Québec», [En ligne], http://www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2012/11/Note-immigration-web.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

RENAUD Jean et CAYN Tristan, « Un emploi correspondant à ses compétences ?Les travailleurs sélectionnés et l’accès à un emploi qualifié au Québec », [En ligne], http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/AccesEmploiQualifie-RapportRenaudCayn.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

RENAUD Jean, « Limites de l’accès à l’emploi et intégration des immigrants au Québec: quelques exemples à partir d’enquêtes», [En ligne], http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/oss_1634-8176_2005_num_4_1_1030 (Page consultée le 22 février 2015)

Ministère de l’Immigration et des Communautés Culturelles « Les immigrants et le marché du travail québécois en 2011 », [En ligne], http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/ImmigrantsMarcheTravail2011.pdf (Page consultée le 22 février 2015)

STATISTIQUE CANADA, « Revenus et gains – Faits saillants et tableaux, Recensement de 2006 », [En ligne], http://www12.statcan.ca/census-recensement/2006/dp-pd/hlt/97-563/Index-fra.cfm (Page consultée le 17 mars 2015)

 

 

 

Éditorial: Portrait de l’intégration des immigrants au Québec

Abdallahh, «Drapeau du Québec – Québec flag», 2007, Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/2076445779/
Notre projet d’équipe, dans le cadre du cours de DIA, se propose de porter un regard objectif et critique sur l’intégration de la population immigrante au Québec pour assurer une bonne intégration de la population immigrante, tant au niveau de langue, du travail et de la vie sociale. D’abord, sur la conciliation de la pluralité des cultures, plus précisément sur la philosophie d’intégration, les étapes d’intégrations et le mécanisme d’exclusion sociale des immigrants. Par la suite, sur les mesures instaurées pour intégrer les populations immigrantes du Québec, notamment les programmes établis favorisant l’intégration des immigrants linguistiquement, socialement, sur le marché du travail, à l’école et dans divers environnements pour qu’ils puissent avoir tout ce dont ils ont besoin pour subvenir à leurs besoins. Ensuite, sur la langue comme vecteur d’intégration des nouveaux arrivants, plus précisément sur la langue française qui fait partie de l’identité québécoise. Ainsi, cette langue commune permet le dialogue et la socialisation et constitue donc un vecteur d’intégration. Finalement, sur le portrait de l’intégration des immigrants sur le marché du travail aujourd’hui, notamment sur la reconnaissance des diplômes et sur la sur éducation présente dans la vie des populations immigrantes.

En tant qu’équipe, nous pensons que l’intégration des immigrants au Québec n’est pas parfaite. Le Québec a beau se vanter de son interculturalisme, des lois telles la loi 101 vont à l’encontre de cette idéologie. Une loi qui impose le français va à l’encontre de la création d’une nouvelle culture commune. En effet, le français dispose d’un statut intouchable (Québec, 2008). Or, ce statut qui lui est accordé peut être légitime seulement au terme d’un dialogue interculturel. Cela résulte d’une hiérarchisation du français, comme étant plus importante que les idéologies interculturelles (Gaudet, 2011). Ce désir de protection identitaire peut donc se montrer incompatible avec l’idéologie interculturaliste. Aussi, nous croyons que ce n’est pas au gouvernement de protéger une identité culturelle sujette au changement. Cette protection de l’identité nationale se fait au dépit des libertés individuelles et la perte de la possibilité d’avoir des écoles bilingues, tel que présentent à bien des endroits en Europe. Par la suite, les programmes instaurés, par les divers gouvernements au fil des années, sont bénéfiques aux immigrants, car cela leur permet de s’intégrer au sein de la société québécoise, d’une façon plus structurée, ce qui facilite l’apprentissage des valeurs importantes du Québec (Termote, 2002). Par exemple, les mesures touchantes la langue, comme le programme de francisation (Bourassa-Dansereau, 2010) des immigrants fournis par le gouvernement québécois aide de façon significative l’intégration de ces nouveaux arrivants. En effet, ce programme est une porte d’entrée vers la culture québécoise, car la langue occupe une place importante de cette dernière. Finalement, nous pensons qu’il est inacceptable de ne pas reconnaitre certains diplômes étrangers (Renaud, 2005), notamment celui de la médecine française. Ainsi, ce phénomène cause un problème de suréducation croissant chez la population immigrante (Renaud, 2005), puisqu’elle ne peut pas occuper des emplois qui sont à la hauteur de ses connaissances.

Pamela Majdalani, Remy Ahishakiye, Fréderic St-John et Jean-Nicolas Gosselin

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Image

Abdallahh, «Drapeau du Québec – Québec flag», 2007, Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/2076445779/

Document accessible par internet

RENAUD Jean, « Limites de l’accès à l’emploi et intégration des immigrants au Québec: quelques exemples à partir d’enquêtes», [En ligne], http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/oss_1634-8176_2005_num_4_1_1030 (Page consultée le 22 février 2015)

RENAUD Jean et CAYN Tristan, « Un emploi correspondant à ses compétences ?Les travailleurs sélectionnés et l’accès à un emploi qualifié au Québec », [En ligne], http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/AccesEmploiQualifie-RapportRenaudCayn.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

Publication gouvernementale

QUÉBEC, Immigration au Quebec: Politique et intégration au marché du travail, Montréal Ciranon, 2010, p. 41-58

Livres

GAUDET, Édithe, Relations interculturelles comprendre pour mieux agir, 2e éd., Montreal, groupe modulo, 2011, p. 117

TERMOTE, Marc,  « L’immigration », La mesure économique de l’immigration internationale. Problèmes méthodologiques et résultats empiriques, 2002: 35-67.

Thèse 

BOURASSA-DANSEREAU, « Le rôle de l’apprentissage de la langue française dans le processus d’intégration des immigrants à la société québécoise », Mémoire, Montréal: Université du Québec À Montréal, 2010.