La valeur du français au Québec

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Les Québécois, depuis l’époque de la Nouvelle-France,  réservent un statut particulier à la langue française. Après la conquête britannique de 1769, la Province of Quebec sera divisée en deux grâce à l’Acte constitutionnel de 1791 (Université de Laval, 2015).  Ces deux parties seront le Haut-Canada et le Bas-Canada. Le Haut-Canada était habitait en majorité par une population venue des États-Unis fidèle à la couronne britannique ce qui explique le fait que la langue parlée dans cette région était l’anglais. Quant au Bas-Canada, cette partie correspondait à une portion de la Nouvelle-France et la population de cette région avait le français comme langue commune. Le Bas-Canada occupait le territoire qui est aujourd’hui une partie du Québec.

L’acte constitutionnel de 1791 sera adopté par le parlement anglais pour satisfaire les demandes des colons loyalistes venus des États-Unis. En effet, ces loyalistes voulaient que la couronne royale leur donne des avantages économiques par rapport à la population du Bas-Canada (Acte constitutionnel, 2015). La différence au niveau d’intérêts économiques de ces deux groupes va se transformer en différence au niveau idéologique. C’est à ce moment qu’on commença à parler de nation distincte et que les Canadiens français ont commencé à avoir un sentiment nationaliste. En 1774, pour apaiser la colère de la population du Bas-Canada, l’Empire britannique a laissé des privilèges à cette population (Hélène Buzzetti, 2010). Par exemple, la population du Bas-Canada pouvait désormais pratique la religion catholique, appliquer le droit civil français, mais aussi utiliser le français comme langue officielle. Depuis ce temps-là, les Québécois donnent de la valeur à cette langue, car elle est un des symboles de la résistance de ce peuple à la couronne britannique (Hélène Buzzetti, 2010).

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Cette valeur s’est illustrée sous forme de loi pour la première fois au Québec en 1910. C’est au cours de cette période que la Loi Lavergne a été adoptée. L’objectif de cette loi était d’obliger les commerçants à servir leurs clients dans les deux langues officielles, soit le français et l’anglais (Fédérations des associations étudiantes du campus de l’UdeM, 2010). Le 28 mars 1969, près de 10 000 militants gauchistes et nationalistes se sont mobilisés devant l’université McGill pour protester contre la glande place qu’occupait l’anglais dans l’éducation universitaire (DUBOIS,2011). Ce groupe de manifestants réclamait la francisation de cette université. Suite à cette manifestation et à une série d’autres incidents, le Québec adoptera la loi 63. Cette loi imposait l’enseignement du français dans les écoles anglophones et l’affichage public en français (Fédération des associations étudiantes du campus de l’UdeM, 2010).  De plus, au cours de la même année, l’Université du Québec sera créée. Cette université viendra faciliter l’accessibilité de l’enseignement de la langue française, et sera un grand pas vers la promotion de la langue française au Québec. Avec tous ces moyens que le Québec s’est donnés pour protéger et promouvoir sa langue, il y a nul doute que le français occupe une place élogieuse dans la société québécoise.

Remy, AHISHAKIYE

 

Médiagraphie :

Article

  • Hélène Buzzetti, «Bleu pour langue – Le français, pivot de l’identité québécoise», Le Devoir, 21 juin 2010, [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-société/291320/bleu-pour-langue-le-francais-pivot-de-l-identite-quebecoise (page consultée le 18 mars 2015)

Site internet

  • DUBOIS André, LESTER Normand, MOREAU Gilles, RACINE Paul. McGill français, [En ligne], 2011, http://archives.radio-canada.ca/émissions/980/ (Page consultée le 25 Avril 2015)
  • Université de Laval, Le Régime britannique, [En ligne], http://www.axl.cefan.ulaval.ca/francophonie/HISTfrQC_s2_Britannique.htm#6_L%C3%A9veil_du_nationalisme_francophone__ (Page consultée le 14 mars 2015)

Ouvrage de référence

  • «Acte constitutionnel», Wikipédia, [En ligne], http://fr.wikipedia.org/wiki/Acte_constitutionnel, (Page consultée le 21 mars 2015)

Thèse

  • André JACOBS, La langue comme symbole et comme outil d’intégration civique, [En ligne], http://www.spl.gouv.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/memoires/Jacob_103.pdf (page consultée le 20 mars 2015)
  • Fédération des associations étudiantes du campus de l’université de Montréal, Consultations régionales de la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec [En ligne], mémoire, (littérature), Université de Montréal, 2010, p. 10-15, http://www.spl.gouv.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/memoires/FAECUM_142.pdf (page consultée le 17 mars 2015)

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