La perception des Roms en Italie

La haine d’une population envers ce groupe.

L’aspect le plus important de la vie des Roms en Italie est la constante haine qu’ils reçoivent de la part des Italiens. Une grande majorité des Italiens perçoit les gens de cette communauté comme étant des étrangers, des non-Italiens inutiles au fonctionnement du pays à cause de leur manque d’éducation et leur manque de culture. (Scicluna, 2008)

En Italie, les Roms sont tellement considérés comme une classe inférieure, qu’ils ne sont même pas reconnus comme une minorité, selon la définition officielle du pays, «Tous les Roms sont nomades, et non des citoyens italiens, ils ne peuvent vivre que dans des endroits isolés du reste de la société italienne». (2012) Le racisme envers les groupes nomades en Italie est très présent et il ne cesse d’augmenter. D’ailleurs, des groupes extrémistes anti-roms se sont créés un peu partout à travers le pays et ils obtiennent l’appui des dirigeants publics et des partis politiques, en plus d’avoir le support des grands médias pour diffuser leurs messages haineux à la population. Ces messages sont grandement diffamatoires envers les gens du voyage et ces groupes ne s’empêchent pas de diffuser des idéaux anti-Roms partout au pays, ce qui incite la population à vouloir les expulser. Ces pensées raciales qui accablent le pays ont d’ailleurs provoqué plusieurs crimes haineux envers les Sintis, depuis les la fin des années 90, le nombre de crimes a grandement augmenté et ces actes sont souvent perpétrés par des groupes néonazis, des groupes organisés, des individus seuls ou parfois même la police. On voit souvent des Roms se faire tabasser par des groupes de gens, on voit aussi des camps roms incendiés, etc. Une bonne partie de ces crimes provoque des blessures graves  ou même la mort et ils se passent souvent en pleine nuit. (2006)

Discrimination envers les Roms

Probablement associés à la haine qu’ils reçoivent, les Roms sont victimes de beaucoup de discrimination de la part des Italiens. La population en générale les voit comme une population de voyous qui vole et pille pour subvenir à leur besoin, ce qui fait que les Roms ne parviennent pas à se trouver du travail, ni de logement adéquat. Du côté des Italiens, ils affirment que c’est dû au fait que les Sintis sont illettrés et ne parlent pas, pour la plupart, la langue du pays, ce qui ne fait qu’aggraver la situation. (Scicluna, 2008) Ce phénomène se fait aussi grandement sentir chez les forces de l’ordre, les policiers font souvent preuve de discrimination envers les Roms, ils les maltraitent et les abusent seulement sur des idées discriminatoires préconçues qu’ils ont d’eux. Les policiers vont souvent faire des fouilles sur des Roms au hasard et sans motif apparent, cela est accepté, car même les autorités judiciaires ont ces préjugés envers ce peuple, ce qui fait que la discrimination n’est pas sur le point de s’arrêter en Italie. (2006) Un autre fait marquant de la discrimination envers ce groupe, sont les constantes expulsions dont ils font face par les autorités régionales. En effet, ces expulsions sont toujours faites spontanément et de manière agressive sans se douter de la sécurité des enfants, des personnes âgées et des femmes enceintes vivant dans ces «bidonvilles», ils les laissent sur le bord de la rue sans logement ni endroit où aller en plus d’ignorer la scolarisation des jeunes Roms. Ils sont donc pris à aller dans un autre pays où ils seront tout autant rejetés par la population. (2012) Les médias sont un grand facteur sur la perception des Roms par les Italiens, aux informations, c’est toujours le mauvais côté des Roms qui est présenté, comme les nombreux crimes qu’ils commettent, la prostitution dans laquelle ils sont impliqués, etc. Ce qui fait que toute la population italienne ne fait qu’entendre de mauvaises choses de la part des Sintis et donc les gens se créer cette image très néfaste de cette communauté, ce qui mène à une discrimination encore plus grande à leur égard. (UNAR ET IISMAS, 2012) Dernièrement, le conseil de l’Europe a déclaré que l’Italie avait exagéré le mauvais traitement des Roms et qu’elle les avait même menés «à l’état de sans-abri » (2010), ce n’est rien pour améliorer leur condition toujours aussi précaire.

 Renaud B. Leblanc

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