RETOUR SUR L’ENTREVUE

3ad7da4
« Jonathan Guibert », 2015, [3ad7da4.jpg], sur le site LinkedIn, [En ligne] http://in.linkedin.com/pub/jonathan-guibert/40/18/5a1 (consulté le 28 avril 2015)

« [O]n a vécu mes amis migrants et moi, […] dans un contexte assez modeste mais cela dit ça, on s’en sortait pareille.» (GUIBERT, 2015) : Jonathan Guibert, natif de Marseille, a vécu toute sa jeunesse dans cette ville portuaire au sud de la France et grâce à une entrevue réalisée à la fin du mois de mars nous avons pu en apprendre plus sur la réalité de cette société bien différente du nord du pays.

Ayant grandi dans les quartiers populaires de la ville, M. Guibert a toujours été en contact avec les populations immigrantes puisqu’ils y vivaient ensemble. Bien qu’il ait grandi dans un contexte modeste dans des arrondissements au nord de la ville, le directeur de compte d’architecture, d’ingénierie et de construction interne et des projets spéciaux chez Cansel garde tout de même de très beaux souvenirs de sa ville natale. Entre autre, il décrit la ville comme étant une société vivante axée sur les interactions entre les individus et sur la culture en plus d’ajouter qu’il s’agit d’une ville beaucoup plus détendue que Paris par exemple situé plus au nord de la France.

Étant habitué à vivre dans un milieu aussi diversifié, M. Guibert explique qu’à son époque (début des années 90), les différents groupes ethniques s’entendaient bien malgré quelques conflits qui n’avaient aucun lien avec l’origine ethnique. Le principe de la France laïque était beaucoup plus appliqué qu’à l’heure actuelle.

De nos jours, contrairement à l’époque de sa jeunesse, le directeur chez Cansel se désole du clivage entre les religions qui s’est créé depuis les années 90. La société est donc prise entre deux feux soit, le clan pour l’intégration des immigrants contre ceux qui désirent imposer leur culture. Une séparation a donc été faite entre les immigrants et la population française qui, pour la plupart, ont une mentalité plutôt xénophobe.

Ce problème en crée bien d’autres puisqu’avec le changement de mentalité, M. Guibert a vu apparaître plusieurs préjugés « bêtes et méchants comme les États-Unis c’est-à-dire que le musulman est forcément un terroriste » (GUIBERT, 2015). De plus, il ajoute que les immigrants sont souvent associés à la « racaille », c’est-à-dire à la délinquance.

Ces préjugés viennent selon lui de l’isolation des immigrants dans les cités, c’est-à-dire les banlieues des villes qui sont bien différentes de celle en Amérique du nord. Les banlieues étant des endroits plus défavorisés où vivent la plupart de la population immigrante, la délinquance et le décrochage scolaire y domine ce qui explique de tels préjugés.

À Marseille, ces cités sont situées au nord de la ville et ils sont considérés comme les pires quartiers de France avec une zone de sécurité de niveau 1 (le niveau le plus dangereux attribuable). Les immigrants y étant envoyés et ensuite mis à l’écart, il s’y est formé un micro écosystème qui empêche quiconque de l’extérieur, policiers, ambulanciers et pompiers inclus, d’entrer dans les cités. Étant ainsi isolés, les conditions de vie, depuis l’époque de M.Guibert, se sont nettement dégradées tant au niveau du logement qu’au niveau de l’emploi que la qualité de vie en général.

L’un des défis de la ville de Marseille est donc, selon Jonathan Guibert, de rendre la ville plus sécuritaire et de permettre à tous de vivre avec un sentiment de sécurité. Cependant, toujours selon M. Guibert, ce défi est si grand que bien qu’on y pense et qu’on le souhaite, il est fort probable que cela ne reste qu’utopique.

Justine Morasse                                                                                                                     Andrée-Anne Roy                                                                                                             Catherine Montpetit                                                                                                         Catherine Maertens

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *