Les réfugiés, un problème grandissant

Depuis plusieurs années, le problème des réfugiés reste un enjeu de taille au niveau mondial. En effet, plus de 51 millions de personnes sont en déplacement dans le monde puisque leur vie est en péril. De ce nombre, 16.7 millions sont réfugiées, 33.3 millions sont déplacés dans leur pays et environ un million de personnes sont qualifiées comme étant demandeurs d’asile. Plus récemment, en 2013, des conflits au niveau économique, social et politique ainsi que de plusieurs persécutions forcent près de 32 000 personnes par jour à quitter leur résidence afin qu’ils puissent cesser de craindre pour leur vie. On remarque que ce phénomène est notable lorsqu’on compare cette hausse à 23 400 personnes en 2012 et à 14 200 en 2011(Action Réfugié Montréal, 2015). De plus, à titre d’information, 53 % de tous les réfugiés viennent de trois pays en particulier, soit l’Afghanistan, la Syrie et la Somalie.

 

Les conflits auxquels font face ces réfugiés sont et demeureront toujours présents lors des prochaines années. C’est pourquoi il est important de fournir une aide adéquate à ceux-ci pour faciliter l’adaptation dans leur pays d’accueil. Selon une étude d’Action Réfugié Montréal (ARM), la moitié de la population réfugiée est constituée des 18 ans et moins. Cet effectif représente le pourcentage le plus important de la dernière décennie (Action Réfugié Montréal, 2015).

L’United Nations High Commissioner for Refugees (UNCHR) est un des organismes prenant en charge la majeure partie des responsabilités reliées à ce conflit. Il est en partenariat avec les États pour mieux répondre à ce problème. L’UNCHR et l’État cherchent tous deux à offrir protection aux réfugiés ainsi que des solutions durables. Cependant, pour accomplir ces objectifs, il est évident que certains défis s’imposent. Les agents en charge de ce problème doivent d’abord rester conformes à l’adhésion de la Convention relative au statut des réfugiés. Ils doivent aussi s’assurer de fournir un environnement sécuritaire dans les camps de réfugiés. Puis, ils doivent aussi gérer le lien entre le régime d’asile et les quotas en matière de réinstallation ainsi que toutes activités reliées aux déplacements migratoires mixtes, à la traite de personnes, à l’endurcissement, aux contraintes budgétaires, aux dangers du travail humanitaire ainsi qu’à l’espace réservé à l’action humanitaire et aux procédures d’asile (United Nation High Commissioner for Refugees, 2015).

Prenons pour exemple la situation des réfugiés d’Afrique afin de mieux comprendre l’actualité de cet enjeu. En 2013, les populations prioritaires quant à la délocalisation en Afrique étaient les Somaliens, les Congolais et les Érythréens. Au Kenya, près d’un million de Somaliens ont été déplacés à l’intérieur du pays, mais on comptait, mais on comptait plus de douze autre millions de Somaliens dans le besoin. La disproportion des résidents de la Somalie engendre une surpopulation dans les camps de réfugiés. Ce phénomène continue de s’aggraver en raison de l’afflux de nouveaux arrivants (United Nation High Commissioner for Refugees, 2015) rendant la tâche encore plus complexe. Les Congolais, quant à eux, vivent dans l’instabilité depuis plus de 20 ans. La guerre pour l’accès aux minéraux précieux et aux ressources de base  a entraîné de majeures vagues de délocalisation à travers l’Afrique. En ce qui concerne les Érythréens du Soudan, c’est plutôt sur le plan religieux que les conflits se tiennent. Les tensions entre les musulmans et les chrétiens combinés aux enjeux raciaux occasionnent de nombreuses guerres qui mettent en danger la sécurité des civils. Même si certain parviennent à trouver refuge, de nombreux innocents sont victimes des répercussions de la guerre.

Afin de bien illustrer la taille de cet enjeu, il est important de tenir compte des contraintes financières reliées à cette affaire. Pour la situation en Afrique, l’UNHCR a reçu des contributions volontaires totalisant 10 % des sommes requises, soit 153,7 milliards de dollars américains (United Nation High Commissioner for Refugees, 2015). On constate aussi que les besoins en réinstallation serait évalué à de près de 860 000 individus, mais la capacité d’accueil des pays participants n’est seulement que de 79 000 individus (United Nation High Commissioner for Refugees, 2015). Devant ce problème, il est urgent de trouver un environnement sécuritaire pour les procédures d’entrevues. Ainsi, ont permet aux réfugiés de compléter les formulaires de demande d’asile sans danger et en tout conformité. La réinsertion est aussi l’une des solutions à court terme efficace. Elle permet d’assurer une protection partiellement un grand nombre de personne qui attendent que leur  dossier soit évalués.

Attardons-nous maintenant sur une dimension plus près de notre réalité. Depuis qu’il a signé la Convention de Genève en 1951, le Canada se doit de donner refuge aux personnes craignant d’être persécuté. Cela fait déjà plusieurs années que le Canada sert de terre d’accueil aux réfugiés. En effet, lors de la Révolution américaine, des milliers de réfugiés américains se sont joints aux Afro-américains pour venir au Canada parce qu’il assurait la liberté ainsi qu’une terre. Ces personnes étaient en quête d’un endroit où vivre indépendamment et à l’abri de préjudices. Quelques années plus tard,  ce sont les Polonais qui viennent trouver refuge ici en raison de l’oppression et des occupations brutales. Ces personnes fuyaient des méfaits sociaux, économiques et politiques. Les juifs ont réagi semblablement en raison des persécutions religieuses et des changements socio-économiques. Après la Première Guerre mondiale, des milliers d’Ukrainiens immigrent à leur tour au Canada eux aussi à cause de problèmes religieux et des guerres civiles (Gouvernement du Canada, 2015).

En 1951, plusieurs changements sont apportés pour mieux répondre aux besoins des réfugiés. En 1960, entre autres, la première Déclaration des droits du Canada est mise en place. On y reconnaît formellement le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité personnelle. C’est cette Déclaration qui a émis les bases qui ont permis de créer la Charte des droits et libertés de 1982 (Gouvernement du Canada, 2015). En 1976, le Canada vote la Loi sur l’immigration. Les objectifs de cette loi font la promotion des buts démographiques, économiques, sociaux et culturels du pays. Quelques années plus tard, on remarque déjà que les réfugiés du Canada viennent de partout dans le monde. Cependant, les procédures reliées aux demandes d’asile ont été modifiées par la loi C-31 en 2012 pour des raisons économiques. Les critères d’admission sont devenus plus sévères réduisant ainsi le nombre de réfugiés accueillis au pays (Gouvernement du Canada, 2015).

En gros, les réfugiés politiques représentent au Canada environ 9 % de tous les immigrants annuels. Avant les années 90s, le Canada venait en aide à près de 23 000 réfugiés par années. Ces derniers sont principalement répartis en Ontario (55 %), au Québec (20 %) et en Colombie-Britannique (10 %). Entre 1990 et 2010, une chute significative des demandes d’asile a pu être observée. À vrai dire, le nombre a presque chuté de moitié depuis les modifications apportés par la loi C-31 de 2012. Les demandeurs d’asile constatent que le Canada resserre ses critères et ne prennent donc plus la chance d’émettre une demande. Ils ont plutôt tendance à faire leur demande d’asile auprès des pays où leurs chances d’être accueillis sont élevées. La cause cette chute est principalement reliée à des motifs économiques, sociaux et politiques. En 2014, le Canada n’a pas tenu sa promesse d’accueillir 1300 réfugiés syriens à cause du conflit qui y règne. En effet, à 6 semaines de l’objectif, seulement 457 réfugiés ont été accueilli au pays ce qui représente seulement 35% de l’objectif (Globensky, 2014). Malgré tout, en 2013, près de 6000 réfugiés sont sélectionnés par l’État afin d’être réinstallés ici et un autre 6700 est parrainé par les différents organismes privés (Action Réfugié Montréal, 2015). Face à la croissance constante de ce problème, la réduction de l’aide apporté par le Canada est un peu incohérente. Pourquoi le Canada accueille-t-il moins de demandeur d’asile alors qu’il y a plus de personnes dans le besoin? Somme toute, malgré toute l’aide déjà fourni, le problème reste trop grand. Les organismes comme l’UNHCR encouragent les gens pour qui la cause tient à cœur à donner via leur site internet afin de mieux répondre aux besoins des victimes.
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Gabriel Raymond

Bibliographie :

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