Un problème d’actualité

Dernièrement, en 2014, près de trois millions de Syriens ont dû fuir leur pays afin d’échapper aux guerres civiles. De plus, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) rapporte avoir aidé plus de 13 millions de personnes lors de cette année. Ce chiffre représente l’effectif le plus important des 2 dernières décennies. Le conflit qui siège en Syrie depuis 2011 a eu de nombreuse répercussion depuis. Au total, on évaluerait jusqu’à 200 000 morts et plus de la moitié de la population syrienne déplacée (Radio-Canada, 2015). Le HCR estime à 5,5 millions le nombre de Syriens contraints de fuir le pays afin d’être en sécurité. Les pays environnant la Syrie sont donc les premiers touchés. Le Liban est le pays avec la plus forte concentration de réfugié soit de 257 réfugiés pour 1000 habitant (Radio-Canada, 2015). Il est suivi de la Jordanie et de l’Irak. Lors du premier semestre de 2014, les Syriens étaient les principaux demandeurs d’asile au monde avec plus de 59 600 demandes. Lors de cette année, plusieurs personnes veulent fuir leur pays en traversant la Méditerranée. Prisonnier des circonstances  dangereuses, ces migrants tentent le tout pour le tout malgré les conditions difficiles du trajet. Ces personnes essaient entre autres de rejoindre les pays d’Europe dont l’Italie.

 

Dernièrement, 700 personnes en quête d’une vie meilleure ont péri en fuyant de leur pays vers l’Europe. Ces migrants sont montés à bord d’un bateau mal entretenu qui aurait chaviré en pleine Méditerranée (Radio-Canada, 2015). Certains des survivants ont cependant mentionnés que le nombre de passager s’élèverait plutôt à 950, dont 200 femmes et 50 enfants. Ces personnes à la recherche de sécurité auraient été entassées dans les cales du bateau et conduit par un capitaine sans expérience. C’est triste de voir à quel point les gens sont prêts à risquer la mort en espérant une vie meilleure. De plus, alors que certaines personnes tentent de sauver leur vie, les trafiquants profitent de ces occasions pour faire de l’argent. Les passagers sont tellement paniqués par les conflits et la pauvreté de leur pays qu’ils sont des dizaines de milliers à prendre le risque de voyager avec des trafiquants pour qui leur vie importe peu. Les survivants ont même affirmé qu’il n’y a pas de membres d’équipage ou de membres formés et que le capitaine est souvent désigné au hasard (Lelièvre, 2015). Les personnes ayant le plus recours aux transports clandestins majoritairement originaires de Libye, d’Érythrée, de Syrie, du Soudan ou bien de l’Afghanistan. Depuis janvier 2015, Amnistie internationale a rapporté que 21 385 migrants ont traversé la Méditerranée pour rejoindre l’Europe contrairement à 20 900 au même moment l’année dernière (Noël, 2015). Pour faire simple, la Syrie est présentement le plus gros problème sur lequel se concentrent les organismes en charge. Avec trois millions de réfugiés et plus de 6,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays, le HCR estime qu’un Syrien sur huit quittera son pays (ONU, 2015). Ce rapport représente une augmentation d’un million comparativement à l’année dernière. La plupart de ces personnes étaient déjà en déplacement depuis plus d’un an avant de se rendre compte que les tensions ne cessaient pas. La majeure partie des Syriens se retrouvent donc dans les pays voisins. Cependant, ces déplacements occasionnent des problèmes de surpopulation, et ce notamment pour le Liban et la Jordanie (HCR, 2015). La réalité est que ce problème en crée d’autre. En plus des conditions dangereuses, les réfugiés syriens ont des difficultés à trouver des emplois, à se nourrir et ont difficilement accès à l’éducation et aux soins de santé. Le HCR à ajouter ceci en terminant : « l’aide aux réfugiés syriens est généreuse mais, la triste réalité, c’est qu’elle ne suffit pas ». Les donateurs ont déjà versé 4,1 milliards de dollars, mais on estime que 2 milliards additionnels seraient nécessaire pour répondre aux besoins de cette année. Bref, ces statistiques révèlent l’actualité de cet enjeu. Même si l’aide fourni est énorme, ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. Il n’y aura jamais assez d’aide et c’est pourquoi il est capital de trouver des solutions durables favorisant l’accueil des personnes dans le besoin. Ce problème demeure en phénomène en croissance et il faudra s’y adapter le plus possible si l’on espère un jour réduire son ampleur.

Gabriel Raymond

Bibliographie :

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