Les difficultés reliées au processus d’adoption chez les futurs parents

 

Les parents qui se lancent dans l’adoption d’un enfant dans un pays étranger ont besoin d’être prêts à vivre plusieurs dures épreuves, car le processus d’adoption n’est pas sans faille.

L’attente

Tout d’abord, l’attente est l’une des difficultés fréquentes que l’on peut rencontrer lors de notre demande d’adoption. En peu de temps, le temps de délai a augmenté considérablement. Il est passé de 6 mois à 3 ans et il augmente chaque année. (Murchison, 2009)

Les principales raisons de ces délais interminables c’est premièrement les critères de sélection qui sont maintenant plus stricts ce qui veut dire que plus de temps est accordé à l’analyser d’une demande et deuxièmement parce qu’il y a de moins en moins d’enfants mit en adoption. (Murchison, 2009)

D’autres raisons plus rares peuvent être à l’origine d’un long délai. Par exemple, lorsqu’un pays change de gouvernement, il y a un petit délai de plus le temps que le nouveau gouvernement se mette en place ou même des fois certaines lois changent avec l’arrivée d’une nouvelle autorité. Un autre exemple serait lorsqu’il y une catastrophe naturelle, puisse que les enfants qui étaient supposés être adoptés peuvent malheureusement mourir suite à un tremblant de terre, un tsunami, etc. et aussi, car naturellement les autorités en place se concentrent sur la reconstruction du pays plutôt que sur les dossiers d’adoption. (Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 2015)

2013, [En ligne], pixabay, http://pixabay.com/fr/inondation-des-hautes-eaux-58029/, (page consultée le 22 mars)
2013, [En ligne], pixabay, http://pixabay.com/fr/inondation-des-hautes-eaux-58029/, (page consultée le 22 mars)
 Ces délais peuvent entrainer des conséquences psychologiques chez les futurs parents. La plupart sont stressés puisse qu’ils pensent que leur rêve d’avoir un enfant n’arrivera peut-être jamais, car avec le temps certains ne correspondront plus aux critères de sélection. L’âge par exemple est l’un des facteurs le plus fréquent, car les futurs parents deviennent trop vieux pour adopter. Ce stress peut même amener la dépression chez certaines personnes. (Duchaine, 2014)

Certains organismes ont été mis en place afin d’aider les couples qui ont de la difficulté à gérer ce stresse comme le centre de santé et de services sociaux Jeanne-Mance et centre de santé. Par contre, la majorité des futurs parents s’entendent pour dire que ces derniers ne sont pas efficaces, qu’ils ne sont pas adaptés à leurs besoins. (Corneau, 2012)

Les coûts

 

2014, [En ligne], pixabay, http://pixabay.com/fr/argent-sac-%C3%A0-main-billet-de-banque-494160/
2014, [En ligne], pixabay, http://pixabay.com/fr/argent-sac-%C3%A0-main-billet-de-banque-494160/
Ensuite, les coûts reliés à l’adoption sont énormes. Les coûts peuvent même dépasser les 45 00$. (educaloi, 2015). Les coûts comprennent l’organisme agréé qui aide les futurs parents dans leur démarche, l’évaluation psychosociale, les procédures judiciaires, mais aussi le voyage lorsque le couple va chercher leur bambin dans le pays étranger. Ce qui est le plus cher c’est bien sur le voyage qui comprend les frais d’avion, les frais d’hébergement, les frais de nourriture, les frais d’interprète, etc. Le déboursement d’autant d’argent empêche plusieurs couples d’adopter un enfant à l’étranger. Par contre les couples peuvent aller récupérer un peu d’argent en demandant un crédit d’impôt au gouvernement provincial ainsi qu’au gouvernement fédéral. (Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 2015)

 Informations biaisées

Finalement, parfois les informations fournies aux parents peuvent être biaisées. Soit les informations ne sont pas à jour ou soit elles sont mal interprétées.

Certains parents reçoivent une demande pour un enfant et dans le document qu’ils reçoivent l’enfant a un bon profil santé. Ces derniers se rendent donc dans le pays d’origine du bambin afin de le ramener à la maison, mais leur rêve s’écroule lorsque le bilan de santé est effectué. Ils découvrent finalement leur enfant  à des troubles trop importants et qu’ils ne peuvent pas s’en occuper ou que l’enfant est trop malade et qu’il ne peut pas quitter le pays. (Société canadienne de la pédiatrie, 2014)

De plus, certaines informations sont mal interprétées. Un mot peut vouloir dire pour un pays que l’enfant a une petite maladie, et que cette dernière est très facile à gérer alors que pour un autre pays ce mot peut vouloir dire que c’est une maladie grave et difficile à traiter. À cause de la mauvaise interprétation, certains couples refusent la proposition qui leur a été faite, car ils ne pensent pas pouvoir répondre aux besoins de l’enfant alors qu’en réalité ils auraient très bien pu. (société canadienne de la pédiatrie, 2014)

Couple ayant eu des difficultés

Voici l’exemple d’un couple qui a vécu plusieurs difficultés lors du processus d’adoption.

Un couple de Repentigny a fait une demande d’adoption en 2006 en Chine. Ces derniers croyaient avoir une réponse à leur demande en 2007, car le temps moyen d’attente était de 13 mois. Malheureusement pour eux le délai a été beaucoup plus long que prévu. Après 7 ans ils attendaient toujours une proposition.(Duchaine, 2014)

Le couple a tout fait afin de pouvoir adopter un enfant. Ils se sont même mariés seulement parce que c’était un critère de sélection en Chine.(Duchaine, 2014)

En 2011, ils étaient tannés d’attendre et ont décidé de se mettre sur la liste d’attente pour adopter un enfant qui demande des besoins spéciaux. Ils ont reçu une proposition, mais malheureusement ils ont du refuser parce qu’il n’aurait pas été capable de s’occuper de l’enfant convenablement.(Duchaine, 2014)

Plus les années passaient et plus la femme avait peur de voir son rêve s’évanouir. Son mari était assez vieux soit 48 ans cela signifie donc qu’il ne serait bientôt plus assez en forme pour s’occuper d’un enfant, mais aussi qu’il ne correspondra plus aux critères de sélection.(Duchaine, 2014)

La femme admet que c’était dur pour le couple et qu’elle était souvent triste de cette situation. Elle trouvait cela très dur de voir ses proches avoir des enfants et pas elle. Elle admet même avoir déjà songé à abandonner. Ils avaient même déjà fait la chambre pour accueillir l’enfant et chaque fois qu’ils passaient devant ils se décourageaient.(Duchaine, 2014)

Cela se passait en 2013, mais ils ont finalement eu une proposition d’enfant et ils vivent maintenant leur rêve. (Duchaine, 2014)

Situation plus complexe

Certains types de personne sont plus sujets à avoir des difficultés lors d’une demande d’adoption. Par exemple, les couples homosexuels rencontrent beaucoup plus de problèmes que les autres personnes désirant adopter à l’internationale.

Au Québec, ce n’est qu’en 2002 que les gais et lesbiennes ont obtenu le droit d’adopter un enfant à l’intérieur même du pays ou à l’étranger. (Conseil québécois LGBT, 2013)

Par contre, même si le Québec autorise les homosexuels à faire une demande d’adoption, ce n’est pas tous les pays étrangers qui acceptent les homosexuels comme candidat. La majorité va favoriser les couples hétérosexuels et même les célibataires avant deux hommes ou deux femmes. 80 pays comme la Chine n’acceptent même  pas les homosexuels comme potentiel candidat. Les seuls pays présentement qui acceptent cela sont le Brésil et l’Afrique du Sud. (Dupont, 2012)

Certains gais et lesbiennes préfèrent même prétendre qu’ils sont célibataires lorsqu’ils font la demande d’adoption puisqu’il y a moins de chance que leur candidature soit refusée.

L’une des raisons pourquoi ils se font souvent refuser est parce que certains ne pensent pas que l’enfant peut mener une vie normale s’il a deux parents de même sexe.

Voici l’exemple d’un couple gai qui a accueille un petit garçon.

Les deux papas s’occupent maintenant de deux enfants. Le premier a 2 ans et l’autre 6 mois. Les parents ont complètement changé leurs habitudes de vie afin de passer le plus de temps de qualité possible avec leurs enfants. Ils préfèrent laisser tomber les séances au gym et les petites soirées au resto pour jouer avec leurs enfants, faire du lavage, etc.(Pichette, 2010).

Danielle Julien professeure de psychologie a l’UQAM affirme que le fait qu’un enfant soit élevé par deux personnes du même sexe n’a aucune influence sur son développement. C’est l’attention et les soins qui sont donnés à l’enfant qui compte. C’est-à-dire qu’un enfant ayant des parents du même sexe peut aussi bien se développer que celui qui a des parents de sexe opposé. (Pichette, 2010).

En conclusion, adopter un enfant à l’étranger à son lot de difficulté autant sur le plan émotionnel qu’économique et malheureusement encore en 2015 certaines personnes comme les homosexuels rencontrent plus de difficultés lorsqu’ils veulent faire une demande d’adoption à cause de préjuger.

Anouk Carrière

 

Médiagraphie

 

DUCHAINE Gabrielle, «L’adoption internationale atteint un creux historique», dans LA PRESSE, actualités, [En ligne], http://www.lapresse.ca/actualites/201401/07/01-4726531-ladoption-internationale-atteint-un-creux-historique.php  (Page consultée le 24 avril 2015)

 

QUEBEC, MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUXNOM,  Site officiel sur l’adoption internationale au Québec, [En ligne], http://adoption.gouv.qc.ca/fr_evaluation-psychosociale-de-ladoptant  (Page consultée le 24 avril 2015)

 

L’adoption internationale, [En ligne], http://www.educaloi.qc.ca/capsules/ladoption-international , (page consultée le 24 avril 2015)

 

MURCHISON Noée, «L’adoption internationale en baisse au Québec», dans EX RUE FRONTENAC, nouvelles générales-internationale, [En ligne], http://exruefrontenac.com/nouvelles-generales/international/462-noee-murchison-adoption , (page consultée le 24 avril2015)

 

QUEBEC, MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUXNOM,  Site officiel sur l’adoption internationale au Québec, [En ligne], http://adoption.gouv.qc.ca/fr_adopter-a-letranger (Page consultée le 24 avril 2015)

DUPONT Gabrielle,  «Adoption internationale : les associations craignent une désillusion des couples homosexuels», Le monde, [En ligne], http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/10/13/adoption-internationale-les-associations-craignent-une-desillusion-des-couples-homosexuels_1775026_3224.html (page consultée le 24 avril 2015)

CONSEIL QUÉBEÉCOIS LGBT, «Nous et la loi, l’adoption internationale», Fugues, [En ligne], http://www.fugues.com/218096-7243-7341-article-ladoption-internationale.html  (page consultée le 24 avril 2015)

PICHETTE André, «Des pères gais et gagas», La presse, [En ligne], http://www.lapresse.ca/vivre/societe/201003/26/01-4264470-des-peres-gais-et-gagas.php (page consultée le 24 avril 2015)

 

 

 

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