L’intégration des immigrants au Québec

Trouver un travail n’est pas toujours évident!

Lors de l’immigration au Québec, il est difficile de s’intégrer dans la société et dans sa vie personnelle. Le Certificat de sélection du Québec ne garantit pas pouvoir trouver rapidement un emploi dans le domaine voulu. Il serait même surprenant pour l’immigré de trouver le même travail que celui qu’ils avaient dans leur pays d’origine.

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Un des plus grands défis auquel font face les nouveaux arrivants pour entrer sur le marché du travail se rapporte à l’épreuve pénible et éprouvante de la reconnaissance des titres de compétences étrangers (RTCE) (Lapierre, 2005). La reconnaissance des titres de compétences étrangers a été définie comme le processus qui consiste à vérifier si la formation et l’expérience de travail acquises dans un autre pays respectent les normes établies pour les travailleurs canadiens. Parmi tous les obstacles, celui qui a possiblement fait l’objet du plus grand nombre de cas est la question des qualifications des immigrants, si souvent dévalorisées ou effectivement encartées

Le manque de connaissance de la langue française ou anglaise dans certains cas, peut être un obstacle qui empêche les candidats à la recherche d’un emploi de s’en procurer un. Au Québec, le français est la langue du commerce et elle est majoritairement utilisée. Sa connaissance est nécessaire pour fonctionner au quotidien et pour trouver un emploi. L’anglais est un atout dans certains domaines et est parfois exigé par certains employeurs. L’absence de réseaux de connaissances, la difficulté de faire reconnaitre l’expérience et la formation acquises à l’étranger comptent aussi parmi les principaux obstacles pour trouver un emploi (Labelle, Rochet et Field, 2004).

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Il y a plusieurs obstacles à l’intégration sociale et professionnelle des immigrants au Québec sont bien documentés et comprennent: la non-reconnaissance des capacités et des compétences, les barrières linguistiques, les préjugés et la discrimination. Malgré ces obstacles, plusieurs réseaux sociaux peuvent venir en aide aux immigrés, en ce que les immigrants sont plus susceptibles d’avoir accès à l’information, les possibilités et les ressources qui peuvent les aider à obtenir un emploi correspondant à leurs attentes. En outre, l’accès à un réseau ethnoculturel peut être une source de soutien et aider à se régler et ne pas limiter l’intégration sociale et professionnelle des immigrants, mais, plutôt l’agrandir. Plusieurs programmes d’aides, que ce soit en personnes ou sur internet est disponible pour aider le nouvel arrivant pour le guider dans toutes les sphères de la vie dans le but d’assurer une intégration complète de l’immigrant et qu’il apprenne tout sur notre société et son fonctionnement (Baggioni, 2009).

Certains peuvent passer des mois et des années sans travail ou avec un travail plutôt médiocre comparativement à celui qu’ils possédaient dans leur pays d’origine à cause de la non-reconnaissance de leur diplôme. Plusieurs vont avoir un emploi, mais ont un salaire moindre et donc, pas assez pour faire vivre sa famille ou la gâter (Paillé, 2007). Par contre, avec les programmes qui sont mis en place pour aider les nouveaux arrivants, il est plus facile de retrouver le droit chemin et de savoir vivre comme il le faut et poursuivre les bonnes démarches pour atteindre une intégration qui permet aux nouveaux immigrés de progresser (Meintel, 2003).

Si l’immigrant arrive sans aucune connaissance et sans préparation à commencer une nouvelle vie en tant que nouvel arrivant dans un nouveau pays d’accueil, avec les programmes d’aide instaurés, il sera tout de même en capacité de bien s’intégrer et d’apprendre la culture et les manières québécoises. Il est toujours conseillé d’arriver avec un peu de préparation, lire un peu sur le mode de vie du Québec et tout ce qui est en lien ainsi de commencer à s’instruire et à rechercher un emploi avant d’arriver pour pouvoir commencer une vie saine lors de l’arrivée.

Donc, une solution disponible, facile et gratuite pour une bonne intégration au pays d’accueil est de respecter les démarches à suivre, demander de l’aide et prendre les informations nécessaires des programmes d’aides qui sont là pour aider les personnes dans le besoin et qui ont de la difficulté dans leur intégration.

Pour plus d’information sur le marché du travail à l’arrivée des immigrants au Québec, visitez l’article de Jean-Nicolas Gosselin!

                                                                                                        Pamela Majdalani  

Médiagraphie

Livres

  • BAGGIONI Daniel (2009), « Norme linguistique et langue(s) nationale(s) : variétés des processus de construction des identités linguistiques nationales dans l’espace européen passé et présent », in KASBARIAN J.-M. (ed.) (1994), Genèse de la (des) norme(s) linguistique(s), Hommage à Guy Hazaël-Massieux, Langues et langage n°4, Aix-en- Provence : Publications de l’Université de Provence (p. 27-53)
  • Labelle M., Rocher F., Field A. M. (2004). «La politique de contestation des minorités ethniques et racisées. Vers l’émergence d’une identité post-nationale?», dans M. Labelle et F. Rocher avec la collaboration d’A-M. Field (dir.), Contestation transnationale, diversité et citoyenneté dans l’espace québécois, Sainte-Foy, Presses de l’Université du Québec, p. 43-105.
  • MEINTEL Deirdre (2003), « L’identité ethnique chez de jeunes Montréalais d’origine immigrée », Sociologie et Sociétés, Vol. 24, n°2, automne 2003, Montréal : Presses de l’Université de Montréal (p. 73-89)

Thèses

  • Lapierre Vincent N. (2005). Le français, langue normale et habituelle du travail dans une économie ouverte, Québec, Conseil supérieur de la langue française, août.
  • MARTEL Pierre, CAJOLET-LAGANIERE Hélène (2006), Le français québécois : usages, standard et aménagement, Ste-Foy : Iqrc, Presses de l’Université Laval
  • Paillé M. (2007). «Se donner les moyens de franciser les immigrants», Le Devoir, Montréal, 23 mai, A7.

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