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Éditorial : Les Roms : parasites ou simples voyageurs ?

Roms, Tsiganes, Gypsies, Sintis, Gitans, Bohémiens, Manouches, et pourtant, une seule réalité. Les gens du voyage sont présents partout dans le monde, essentiellement en Europe, mais ils sont très méconnus. Qui sont-ils réellement ? Des voleurs, des arnaqueurs, des profiteurs, des bandits, des brigands ? Durant cette recherche, nous voulons répondre à ces questions et agrandir nos connaissances sur les Roms puisqu’il représente un enjeu majeur en Europe.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/08/Mrap-roms.jpg
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En effet, ils représentent une minorité ethnique estimée entre 10 et 12 millions d’individus en Europe, soit 1,2%. de la population de l’Union Européenne et ils sont également la minorité la plus imposante d’Europe(Alexandre Boudet,2011). Les Roms, en provenance de l’Inde, forment un peuple migratoire qui s’est étendu sur l’ensemble du territoire européen(Marcel COURTHIADE). Ceux-ci sont caractérisés par leur mode de vie nomade et insoumis aux lois des sociétés contemporaines dans lesquelles ils se trouvent. Les racines de ce peuple incarnent l’essence même de la migration de l’Orient à l’Occident, depuis le Moyen-Âge, ce peuple se fraie un chemin à travers les pays en direction de l’ouest, jusqu’aux grandes villes d’Europe dans le but d’améliorer leurs conditions de vie ou tout simplement pour fuir leur situation. Les Roms sont surtout présents en Europe de l’Est, dans les pays comme la Roumanie et la Bulgarie, mais ils sont aussi trouvés en Europe de l’Ouest, où leur situation est plus précaire(Marcel COURTHIADE), sauf en Espagne ou ils sont probablement le pays où ils sont le mieux intégrés(Alexandre Boudet,2013). Dans le cadre de ce travail, nous étudierons la Hongrie, l’Italie, la France ainsi que l’Espagne. Un portrait des Roms sera fait pour chaque pays, en analysant la perception des habitants envers ce groupe, la participation des Roms à la vie active de leur terre d’adoption, le choix d’intégration de certains Roms à s’intégrer à la société en plus de l’évolution de la réglementation entourant ce peuple.

L’importance du sujet provient du fait qu’il touche  les aspects socioculturels et socioéconomiques des pays dont nous allons traiter. En effet, les Roms sont autour de plusieurs enjeux qui reviennent souvent dans l’actualité des territoires dont nous allons traités. Les différentes autorités concernées cherchent toutes des solutions à ce qui est considéré  comme étant un problème, les roms. En effet, les Roms ne sont pas ou sinon très peu intégré dans leur terre d’accueil. Cette intégration désastreuse des Roms aux sociétés européennes mène à de graves problèmes sociaux, économiques et culturels(Legros, Olivier; Vitale Tommaso, 2011) . Condition de vie insalubre, difficulté à intégrer le marché du travail, racisme et discrimination sont le lot de l’adversité que les Roms doivent affronter sur une base quotidienne.(Legros, Olivier; Vitale Tommaso, 2011) Ainsi, pour toutes ces raisons, même si les Roms ne constituent qu’une infime partie de la population de l’Union européenne, ils représentent un enjeu paneuropéen de taille qui fait régulièrement les manchettes.

Cette recherche se fait en parallèle avec plusieurs controverses qui surviennent ces dernières années avec les Roms dans les pays étudier. Évacuation forcer sont notamment le quotidien des Roms en France et en Italie(Legros, Olivier; Vitale Tommaso, 2011) . Les pays ne savent pas comment réagir fait à ce peuple nomade qui semble vivre en marge de la société. Les pays cherchent à trouver des solutions face à la situation actuelle. En temps qu’équipe, nous pensons que ces solutions ne sont malheureusement pas toujours à l’avantage des Roms et nous voulons comprendre grâce à cette recherche pourquoi il semble exister un clivage entre la population en générales et les Roms et pourquoi les gouvernements semblent démontrer une réaction hostile à leur égard.

Renaud Beauregard Leblanc, Antoine Brouillette Arielle Desjardins, Alycia Leduc.

Alexandre Boudet ,« Roms en Europe : comment les gouvernements répondent à la question» dans politique, huffingtonpost ( en ligne), http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/29/roms-europe-gouvernements-reponse_n_3980507.html

Marcel COURTHIADE, « ROM », Encyclopædia Universalis [en ligne], http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/rom/

Legros, Olivier; Vitale Tommaso « Les migrants roms dans les villes françaises et italiennes : mobilités, régulations et marginalités », géocarrefour, Vol. 86/1 [En ligne], 2011, http://geocarrefour.revues.org/8220

 

Éditorial sur le tourisme et ses différents types

Les humains voyagent depuis toujours sous diverses formes, telles les conquêtes militaires, les échanges commerciaux et le pèlerinage (Wackermann, s.d.). Par contre, le tourisme tel qu’on le décrit aujourd’hui, soit un «[s]ecteur d’activité économique qui regroupe l’ensemble des intervenants offrant des services dans le domaine du voyage d’agrément […]» (Office de la langue française, 2003), a fait son apparition en Angleterre à la fin du XVIIe siècle (Wackermann, s.d.). Ce phénomène croît constamment, on a ainsi pu remarquer une diversification de l’offre touristique (Colardelle et Monferrand s.d.) et plusieurs formes de tourisme se sont démarquées, dont les tourismes culturel, humanitaire, écologique et sexuel, qui feront l’objet de ce travail.

D’abord, le tourisme culturel a débuté en 1860, avec des jeunes britanniques qui ont fait le tour de l’Europe pour s’instruire (Origet du Cluzeau, 2006). Depuis, il prend constamment de l’ampleur et est maintenant défini comme «une pratique culturelle qui nécessite un déplacement, [d’au moins une nuitée], ou que le déplacement va favoriser» (Origet du Cluzeau, 2006). Le tourisme culturel a de nombreuses retombées économiques et permet entre autres la diffusion de la culture, mais engendrerait la dégradation des monuments et la diminution de l’authenticité des objets culturels (Colardelle et Monferrand, s.d.). Bien que son avenir soit assuré au Québec (Réseau de veille en tourisme de la chaire de tourisme Transat de l’Université du Québec à Montréal, 2008), les impacts négatifs de ce phénomène inquiètent de plus en plus et d’autres formes de tourisme ont donc été créées pour réduire ces effets.

Ensuite,  c’est dans les années 1980 que la notion d’écotourisme a vu le jour suite à une conscientisation générale de la population sur les nombreux impacts des activités humaines sur l’environnement. Puisque le tourisme de masse a des conséquences négatives sur les modes de vie des populations locales visitées et sur les écosystèmes, l’écotourisme s’est distingué comme outil permettant à plusieurs pays d’arriver à un compromis entre l’économie et la protection de leur région. En plus d’aider les populations locales visitées, l’écotourisme veut sensibiliser les hommes à l’importance du respect des richesses naturelles et culturelles. Nous devons donc considérer l’écotourisme comme un chemin vers le développement durable qui relie positivement l’homme, la nature, la culture et l’économie (RBIGUI, 2008). Mais il ne s’agit pas du seul type de tourisme qui respecte les populations locales.

Le tourisme humanitaire correspond à une façon alternative de voyager qui n’encourage pas le phénomène du tourisme de masse et ses répercussions dévastatrices sur certaines populations. Cette forme de tourisme est en pleine expansion : chaque année, plus de 100 000 voyages humanitaires sont organisés à travers le monde (Goudreau,2011). Ce type de tourisme centré sur l’Homme se base sur le désir du citoyen d’agir localement et concrètement afin d’aider certaines populations du tiers monde et des pays en développement. L’avis des chercheurs est cependant mitigé quant aux répercussions du tourisme humanitaire, car il s’agit d’une pratique comptant son lot d’ambiguïtés, notamment vis-à-vis de la proportion d’activités récréatives pratiquées par les voyageurs et de son organisation par les agences de voyages et les organismes. Cependant, ce ne sont pas toutes les formes de tourisme qui se basent sur le respect de l’être humain.

Effectivement, le phénomène de la mondialisation a engendré l’essor du tourisme, incluant le tourisme sexuel. Celui-ci est défini comme étant un «tourisme qui a pour but principale la réalisation de rapport sexuel dans un but commercial» (Michel, 2006). Bien qu’il soit difficile de mettre des chiffres exacts sur l’ampleur de la situation, nous savons que, dans le monde, cette industrie représente 5 milliards de dollar (Fondations Scelles, 2005).  Il existe des endroits qui sont reconnus comme destination touristique à des fins sexuels tels que la Thaïlande. Enfin, cette activité est préoccupante car elle est parfois liée aux enfants. Seulement en Thaïlande, le chiffre s’élève à 300 000 enfants prostitués en 2006 (Le devoir, 2006).

Alexe Champagne-Lessard, Héloïse Downs, Eva Lefebvre et Laura Wener

Médiagraphie :

COLARDELLE, Michel et Alain MONFERRAND. «Tourisme culturel», Encyclopædia Universalis, [En ligne], http://ressources.cgodin.qc.ca:2066/encyclopedie/tourisme-culturel/ (Page consultée le 19 février 2015)

FONDATION SCELLES. Tourisme sexuel, [En ligne], 2005, file:///C:/Users/User/Downloads/Fiche_Le_tourisme_sexuel_Fondation_Scelles%202005.pdf

GOURDEAU, Geneviève. «Tourisme humanitaire : joindre l’utile à l’agréable», Le Soleil, [En ligne],http://www.lapresse.ca/le-soleil/voyages/201104/01/01-4385782-tourisme-humanitaire-joindre-lutile-a-lagreable.php (Page consultée le 14 février 2015)

MICHEL, Franck. Voyage au bout du sexe : trafics et tourismes sexuels en Asie et ailleurs, [En ligne], Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2006, p.103, dans Ebrary

OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE. «Tourisme», Grand dictionnaire terminologique, [En ligne], http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8355489 (Page consultée le 19 mars 2015)

ORIGET DU CLUZEAU, Claude. Texte de la 608e conférence de l’Université de tous les savoirs donnée le 12 janvier 2006- Claude Origet du Cluzeau: «Le tourisme culturel», [En ligne], 2006, http://download2.cerimes.fr/canalu/documents/utls/download/pdf/120106.pdf (Page consultée le 21 février 2015)

RBIGUI, Lotfi. L’application et l’évaluation du développement durable : le cas de l’écotourisme [En ligne], mémoire de maîtrise, (sociologie), Université Laval, 2008, 87p., dans Google Scholar (Page consultée le 22 février 2015)

RÉSEAU DE VEILLE EN TOURISME DE LA CHAIRE DE TOURISME TRANSAT DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL. Faits saillants- Portrait sociodémographique et comportements de voyage des Québécois par segment démographique, [En ligne], 2008, http://www.tourisme.gouv.qc.ca/publications/media/document/etudes-statistiques/faits-saillants-demographie0803.pdf (Page consultée le 21 février 2015)

SERVICE VOLONTAIRE INTERNATIONALE. Non au tourisme humanitaire, [En ligne], http://www.servicevolontaire.org/index.php?menu_selected=46&sub_menu_selected=199&language=FR (Page consultée le 14 février 2015)

WACKERMANN, Gabriel. « TOURISME  », Encyclopædia Universalis, [En ligne],        http://www.universalis.fr/encyclopedie/tourisme/ (Page consultée le 19 février 2015)

Des enfants crient au secours, [En ligne], 2006, http://www.ledevoir.com/documents/pdf/enfants_chatelaine.pdf (pages consultée le 15 mars 2015)

Les réfugiés et le Canada

Selon la Déclaration universelle des droits de l’homme, « devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays ». (Article 14.1)

graphique réfugiés

Depuis plusieurs années, le problème des réfugiés politiques reste un problème de taille au niveau mondial. En effet, il y a plus de 51 millions de personnes déplacées dans le monde. De ce nombre, 16.7 millions sont réfugiées, 33.3 millions sont déplacés dans leur pays et 1.2 million sont demandeurs d’asile.

Le Canada a longtemps été réputé pour ses politiques d’immigration humanitaire exemplaires, et recevait une moyenne de 27 000 demandes d’asile par année (Statistiques Canada, 2009). Cependant, la situation semble avoir changé depuis un certain temps, prenant un penchant négatif. Ce débalancement s’explique par les nouvelles propositions restrictives du gouvernement fédéral. En effet, celles-ci on fait chuter les demandes de façon significative passant de 20 500 demandes d’asile en 2012 à seulement 10 400 en 2013 (Quinty-Falardeau, 2015). Malheureusement, le gouvernement conservateur favorise l’économie, et pour ce faire, coupe dans les services sociaux.

Avec des cas tels que celui de la Syrie, nous pouvons voir qu’il est important pour les pays comme le Canada d’accueillir les réfugiés, ou encore de les aider à se réinstaller. En décembre 2014, l’ONU a lancé un appel international aux pays développés pour aider plus de 100 000 réfugiés. Il y a 25 pays qui ont répondu à l’appel, mais le Canada n’était pas l’un d’eux (Levitz, 2014).  De plus, tant qu’il y aura un manque de tolérance sur le plan religieux, économique, social et politique, il y aura toujours une injustice qui mène la plupart du temps à des persécutions. En 2013, des conflits sur plan économique social et politique ainsi que de nombreuses persécutions forcent près de 32 000 personnes par jours à quitter leur résidence afin de pouvoir trouver de la sécurité. On remarque que ce phénomène est notable puisque cette hausse correspond à 23 400 personnes de plus en 2012 et 14 200 en 2011. Les conflits auxquels font face ces réfugiés sont et seront toujours présents pour les années à suivre d’où l’importance de mettre en œuvre des outils pouvant leur venir en aide.

En raison de ces persécutions, des milliers de personnes n’auront d’autres choix que de se tourner vers des pays leur assurant une meilleure sécurité. À partir de ce moment, ces immigrants porteront le statut de réfugiés politiques.

Puisque ce sujet est toujours d’actualité, nous avons décidé d’approfondir nos connaissances sur les réfugiés politiques au Canada en abordant les thèmes suivants en commençant par le portrait des réfugiés, les demandes d’asiles, le parrainage, la réunification familiale ainsi que les services offerts aux réfugiés.

Ariane Primeau, Gabriel Raymond et Elmira Oskuizadeh

Bibliographie :

CANADA, STATISTIQUES Canada, Migration : internationale, 2009, [En ligne], http://www.statcan.gc.ca/pub/91-209-x/2011001/article/11526-fra.html, (Page consultée 23 février 2015)

LEVITZ, Stéphanie. « Syrie: le Canada doit répondre à l’appel de l’ONU », La Presse Canadienne, [En ligne], http://journalmetro.com/actualites/national/683463/syrie-le-canada-doit-repondre-a-lappel-de-lonu/, (Page consultée le 23 février 2015)

QUINTY-FALARDEAU, Antoine. « Quand le Canada serre la vis », L’actualité, [En ligne], Vol. 40 n°2 (01/02/2015), p.46-47-48-49, dans Eureka (Page consultée le 16 février 2015)