Archives par mot-clé : Intégration

Retour sur le sondage: Enquête de terrain auprès des étudiants à la francisation au Cégep Gérald-Godin

«Harmony Day», 2010, Wikipedia, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Harmony_Day_(5475651018).jpg

Dans un premier temps, nous avons réalisé un sondage dans le but de vérifier si les résultats de nos recherches sont confirmés par la réalité. Nous avons recueilli des données de 33 élèves du programme de francisation du cégep Gérald Godin. Notre sondage étaient composé de 14 questions regrouper en quatre catégories. La première catégorie est composer des questions en lien avec la facilité de s’intégrer dans la société québécoise. Ensuite, la deuxième catégorie est en lien avec les facteurs pré-migratoire des nouveaux arrivant. Puis, la troisième classe des questions a rapport avec l’emploi des immigrants. En fin, la dernière catégorie regroupe des questions sur la connaissance de la langue française des immigrés.

Dans la première catégorie, nous avons remarqué que le soutient de la famille, la connaissance préalable du français et de l’anglais ainsi que le milieu de travail sont les facteurs les plus importants dans l’intégration des répondants. Malgré le fait que le code culturel de leur pays d’origine est différent qu’au Québec. Ainsi, plus de 12 personnes ont décrit que le comportement des québécois face aux immigrants était bien contrairement à 7 personnes qui ont répondu avoir eu de mauvaises expériences avec les québécois. De plus, plus de la moitié des répondants affirme que les programmes d’aides ,autres que la francisation, ont renforcé leur intégration dans la société québécoise tel le travail, l’école, les activités qui leur est offert, la communication et l’internet (le site du MICC).

Dans la seconde partie qui portait sur les facteurs pré-migratoires, nous avons découvert grâce au sondage que la population sondée avait des anticipations ou perceptions très positives du Canada. En effet, plusieurs répondants ont dit qu’il percevait le Canada comme un pays riche où il y aurait beaucoup d’opportunités et des meilleures conditions de vie pour leurs enfants. Ces questions ont aussi montré que près du tiers de la population avait réfléchi à immigrer au Canada pendant moins de 1 an avant de passer à l’acte. La majorité pour sa part a dit avoir réfléchi entre 1 et 5 ans à la possibilité d’immigrer. Pour ce qui est de l’intégration, une forte majorité a répondu avoir de la difficulté à s’intégrer. Les raisons évoquées à cette difficulté sont souvent la langue et le travail.

Dans la troisième partie qui touchait les questions ayant rapport à l’intégration des immigrants sur le marché du travail québécois, nous avons découvert des faits qui nous ont permis de vérifier si ce qui a été dit dans diverses études est vrai ou non. Ainsi, ce sondage nous a permis de comprendre que pour les immigrants, le fait de parler et de maitriser la langue nationale du Québec est un atout réel lorsqu’ils postulent pour un emploi. En effet, 27 répondants trouvent que le français est un atout essentiel, comparativement à 3 personnes qui affirment le contraire. De plus, nous avons remarqué que comme dans les études sur le cas, les diplômes des immigrants questionnés n’ont pas été reconnus ici au Québec. Effectivement, 14 personnes affirment que leurs diplômes n’ont pas été reconnus, 10 personnes indiquent que ces derniers ont été reconnus et 6 répondants affirment qu’ils sont présentement en train de suivre des cours d’équivalence.

 

Les Roms d’Espagne: comment sont-ils perçus?

 

Gitano/Gypsy/Roma family, Plaza Major, Trujillo, Extremadura, Spain. Date: April 1996 Source: Photo by Joe Mabel Author: Joe Mabel Permission (Reusing this file) GFDL granted by photographer http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Trujillo_gitanos.jpg
Photo by Joe Mabel, April 1996
http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Trujillo_gitanos.jpg

En Espagne, les Roms se distinguent du reste de la communauté. Ils ne sont pas considérés tout à fait Espagnols.

Divergences

Tout d’abord, ils n’ont pas la même culture que leur pays d’adoption. Les Gitans possèdent leurs propres traditions et valeurs. La famille passe avant tout dans cette communauté. Si un individu est malade, toute la famille doit s’entraider pour le soigner. On valorise aussi le groupe avant l’individu. L’égoïsme est mal vu. La parole est plus importante que l’écrit, c’est pourquoi les femmes sont responsables de transmettre oralement les savoirs aux plus jeunes. Les aînés sont d’une importance capitale. On leur doit respect en tout temps. Les morts occupent aussi une grande place. (Gitanos, 2015) Ainsi, la culture des Roms se distingue de celle des Espagnols. Dans une société où l’individualisme est des plus présents et où les aînés sont vus comme un fardeau, un fossé se crée entre les Gitans et le reste de la population.

L’histoire des Roms aussi est différente. Leur présence en Espagne ne date que du 15e siècle. Les Gitans sont arrivés à la suite de la reconquête sur l’occupation arabe. Leur explication d’arrivée dans le pays est le désir d’effectuer un pèlerinage à St-Jacques-de-Compostelle. Selon l’auteur, ces gens seraient des musiciens qui étaient descendus jusqu’en Andalousie. À l’époque, ils allaient de ville en ville pour jouer de la musique et participer aux différentes fêtes. Ils étaient aimés, car ils divertissaient la population. (François Coupry, 2001)

Leur éducation n’est pas la même non plus. L’analphabétisme est un grand problème chez les Gitans. 40% des Tziganes ne savent ni lire, ni écrire. Cependant, ce pourcentage est en décroissance. En 1977, 80% d’entre eux se retrouvaient dans cette situation. Beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école par obligation d’aller travailler ou par devoir d’être femme ou mère pour les filles. (Diane Cambon, 2006)

Les Roms vivent dans des quartiers réservés aux gens du voyage. Les rues y sont en asphalte défoncé, pleines de déchets, d’électroménagers endommagés et de nombreux chiens errants s’y promènent. Les maisons sont préfabriquées ou improvisées. El Vacie est le plus grand et le plus ancien bidonville d’Europe. La moitié des Gitans d’Espagne y vivent. Elle se situe dans la banlieue de Séville et le quartier s’étend sur deux kilomètres avec plus de 200 familles. (Diane Cambon, 2006)

Toutes ces divergences font en sorte que les Roms sont marginalisés en Espagne. Ils sont différents et forment donc une classe à part. C’est pourquoi ils vivent ensemble, isolés des autres. Un des problèmes dans ce pays semble être le désintérêt de la population pour les Gitans. En effet, la population gitane n’est pas une priorité. C’est donc ce qui les conduit vers l’exclusion sociale et la misère. Cependant, même s’ils sont mal vus, ils ne sont pas une cible pour les autorités. Alors qu’en France on démantèle les campements, en Espagne ils sont plus libres quant à leurs logements. Les installations sont le dernier des soucis de l’administration espagnole. Personne ne s’occupe du phénomène même si des fonds européens sont disponibles pour ce genre de cas. Leur façon de vivre en Espagne est dite inclusive. On y instaure des politiques d’intégration afin de favoriser leur accès à l’emploi, aux services de santé, aux logements et à l’éducation. (Le Huffington Post, 2013)

Intégration

Le Roms d’Espagne s’intègrent bien à leur pays contrairement à d’autres pays comme l’Italie. L’Espagne a instauré de nombreuses politiques d’intégration et mise sur la tolérance. C’est d’ailleurs ce qui fait le succès de leur intégration. Selon une étude menée par l’institut Open Society, 53% des Roms qui avaient émigré en Espagne avaient un emploi contrairement à plusieurs communautés ou le chômage est à son apogée. Leur domaine principal est l’agriculture. Les conditions de vie diffèrent dans chaque pays. Alors qu’en Roumanie et Bulgarie, seulement 20% des Roms ont accès à des toilettes correctes, en Espagne ce taux augmente à 95%. Les conditions de vie y sont meilleures. (Laurence Nauer, 2012) L’Espagne serait le pays où ils sont le mieux intégrés. Les autorités locales ont lancé un plan reposant sur quatre piliers qui a coûté plus de 100 millions d’euros. Ils misent sur l’éducation, la santé, le logement et les actions en faveur des femmes. Madrid se distingue aussi par ses enseignements basés sur l’égalité de traitement et la discrimination ethnique. (Alexandre Boudet, 2013)

Lutte

Les Gitans se reprennent peu à peu en main. Les jeunes vont en garderie et sont éduqués, les femmes militent et joignent des associations. Elles ne suivent plus la tradition pour ce qui est de leur rôle. L’éducation et la panoplie d’enfants ne semblent plus être leur priorité. Elles ont même organisé leur premier sommet à Grenade. De nombreux services sont aussi offerts à la population gitane tels des ateliers pour leur montrer qu’il y a une vie hors des quartiers. Par exemple, on leur propose « Auto estime » ou « Choisis pour toi » afin qu’ils soient plus outillés. (Diane Cambon, 2006)

Au Cégep Gérald-Godin

Nous avons effectué un sondage afin de connaître la perception des étudiants sur la population gitane.

Les résultats du sondage sont clairs. La majorité des des étudiants du Cégep Gérald-Godin ne connaissent pas les Roms.  Nous avons constaté que les préjugés sont bel et bien nombreux auprès des étudiants. Même s’ils ne connaissent pas les gens du voyage, leur perception de ceux-ci est plutôt négative. Les Roms sont vus comme voyous, voleurs, fardeaux alors que leur réalité est pourtant bien différente.

Alycia Leduc

Médiagraphie

BOUDET Alexandre. « Roms en Europe : comment les gouvernements répondent à la question », Le Huffington Post, [En ligne], http://www.huffingtonpost.fr/2013/09/29/roms-europe-gouvernements-reponse_n_3980507.html (page consultée le 15 février 2015)

CAMBON Diane. « Les Gitans en Espagne », Rencontres Tsiganes, [En ligne], http://www.rencontrestsiganes.asso.fr/spip.php?article309 (page consultée le 15 février 2015)

COUPRY François. Les Gitans, Toulouse, Les Essentiels Milan, 2001, (p. 20-21)

Le Huffington Post, « La France expulse les Roms et démantèle leurs campements, tandis que l’Espagne les ignore », Le Huffington Post, [En ligne], http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/05/france-expulse-roms-espagne-ignore_n_4047842.html (page consultée le 15 février 2015)

NEUER Laurence. « Les Roms bulgares et roumains s’intègrent bien en Espagne selon une étude », Le Point, [En ligne], http://www.lepoint.fr/societe/les-roms-bulgares-et-roumains-s-integrent-bien-en-espagne-selon-une-etude-28-06-2012-1478716_23.php (page consultée le 15 février 2015)

« La población gitana española », Gitanos, [En ligne], http://www.gitanos.org/publicaciones/guiasalud/cultura_02 (page consultée le 15 février 2015)

Concepts théoriques : de l’étranger jusqu’à l’intégration de l’immigrant

     Historiquement définie par sa position géographique et son port, Marseille est le carrefour entre l’Europe et le reste de la Méditerranée, ce qui explique son attrait migratoire. Puis, il va sans dire que l’immigration influence et contribue à modeler un territoire, et ce particulièrement lorsqu’elle s’effectue sur des longues périodes de temps. Ainsi, afin de comprendre les impacts et les différents enjeux de cette migration humaine, la question
«comment est-ce que l’immigration façonne la société marseillaise?» s’impose. Afin d’y répondre, il nous faut d’abord situer certains concepts théoriques pour comprendre le cheminement de l’étranger jusqu’à son intégration en tant qu’immigrant.

Notion d’Étranger et d’Immigrant

     Il est important de différencier ces deux notions puisque chacune affecte le statut de l’individu qui essaie de s’inscrire dans une société par l’immigration. D’après l’INSÉE (Institut National de la Statistique et des Études économiques, qui produit des statistiques officielles en France), la différence fondamentale entre les deux notions est notable puisqu’un n’implique pas nécessairement l’autre :

Un Immigré est toute « personne née étrangère à l’étranger et résidant en France », tandis qu’un Étranger est « une personne qui réside en France et ne possède pas la nationalité française, soit qu’elle possède une autre nationalité […], soit qu’elle n’en ait aucune ».

Réticences et préjugés envers l’Étranger– L’Opinion publique                     Nous parvenons donc au point de départ où l’Étranger se confronte à la population déjà établie. L’Étranger en soi génère des réticences. Il constitue l’image effrayante d’une « invasion » et la « peur de la perte identitaire » (RESCH, 2001). Ainsi, l’incertitude et la peur face à l’Étranger lui donnent, avant tout, une connotation péjorative [plus ou moins consciente]. L’immigrant se trouve donc initialement dans un environnement méfiant et défavorable à son intégration.

     C’est cette idée d’une confrontation à l’inconnu qui vient perturber l’opinion publique, qui constitue l’ensemble des idées ou convictions qui passent comme communes à un groupe social (DERET, 2014). Cette représentation sociale qui est faite des immigrants chez les Marseillais français résulte donc d’un mélange « de perception, d’opinion et d’imaginaire » (Ministère de la Culture et de la Communication français, 2008). Puis, à travers l’actualité et les médias, la pensée populaire est reflétée, en même temps d’en être influencée. C’est ainsi que l’opinion publique fonctionne comme moteur qui vient confronter et influencer les politiques, et donc à la longue, forger Marseille.

Pour illustrer cela, prenons l’exemple de la réputation de Marseille. Internationalement, elle est reconnue comme une ville d’immigration, mais aussi souvent perçue comme une ville de violence : bien souvent, elle a fait la une des journaux pour des histoires de délinquance, de trafic de stupéfiants, de corruption, de meurtres… C’est donc sans trop s’étonner que les discours de certaines politiques (d’extrême droite notamment) ont tracé l’immigration comme un synonyme de délinquance.

INCONNU. «convention présidentielle front national, lille, 25 février – 15 », 25 février 2007, [photographie], dans Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/politiqueaunord/402110367/in/photostream/ (page consultée le 6 mai 2015)
INCONNU. «convention présidentielle front national, lille, 25 février – 15 », 25 février 2007, [photographie], dans Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/politiqueaunord/402110367/in/photostream/ (page consultée le 6 mai 2015)

 Plusieurs politiciens en ont fait la promotion, tel que Marine Le Pen (présidente du Front national) et Claude Guérant (ministre de l’Intérieur et partisan de l’Union pour un mouvement populaire); c’est donc ces préjugés qui ont servi à des politiques discriminatoires racistes, comme la préférence nationale pour les allocations familiales ou l’initiative pour créer un ministère de l’identité nationale, que dénonce Christiane Taubira, l’actuelle ministre de la justice française, dans un article du Mediapart (TAUBIRA, 2013).

  Ainsi, c’est à partir de cet environnement renfermé, et alimenté par les événements du quotidien, que les « Marseillais de souche » ont développé une réticence à l’immigration et une volonté à la restreindre au minimum. Cette réalité est particulièrement observable à travers les médias et socialement où toutes sorte de préjugés discriminatoires aux migrants se font entendre tel que :
« Restez donc chez vous », « Vous ne faites que voler nos emplois »,
« Vous n’imposerez pas vos modes de vie ici », « Vous contribuez à la dégradation de nos conditions de vie », etc. (RESCH, 2001).

http://www.urtikan.net/n-42/musulman-d-apparence/

Problématiques sociales que cela génère

     L’impact majeur de ces opinions discriminatoires est la stigmatisation des immigrants Maghrébins, qui subissent un marquage social, tels que l’étiquetage et l’ostracisme, ce qui finalement contribue à leur mise à l’écart (LAFERTÉ, 2013). Qu’ils soient visibles (la couleur de peau des Africains, la race ou la nationalité) ou non visibles (la religion), les stigmates relevés des traits distinctifs servent à différencier et inférioriser les individus qui s’y conforment jusqu’à les discréditer, et mener à leur infériorisation sociale (REA, 2008). Bref, lorsque l’opinion publique se laisse entraîner par des préjugés, elle écarte les véritables causes des problèmes sociaux, afin de rendre les immigrés maghrébins victimes ou responsables de leur sort (TAUBIRA, 2013).

L’intégration de l’immigrant

Ayant passé le stade d’Étranger, l’Immigré s’inscrit alors dans le long processus à suivre pour s’insérer dans la société, aussi appelé l’intégration. En effet, Yannick Resch, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, nous explique parfaitement ce qu’est l’intégration:

« Être intégré, c’est participer totalement à la vie d’une société, c’est en être tout à fait membre. C’est aussi être reconnu par les autres membres de la communauté nationale comme faisant partie, en cette même qualité, de celle-ci. C’est enfin la possibilité d’accéder aux divers services, prestations et moyens que cette société met à la disposition de chacun de ses membres. » (RESCH, 2001)

PS, Tania. « Símbol de França », 16 mars 2009, [image], dans Wikipédia, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Logo_de_la_Republique_francaise.png (page consultée le 6 mai 2015)
PS, Tania. « Símbol de França », 16 mars 2009, [image], dans Wikipédia, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Logo_de_la_Republique_francaise.png (page consultée le 6 mai 2015)

    Puis, la première étape pour atteindre l’intégration est l’acquisition de la nationalité française par la citoyenneté, où l’Étranger se joint à la population nationale. C’est à ce point que la question devient politique, car c’est l’État [la France] qui gère le droit au contrôle de l’identité, ainsi que le droit de vivre sur un territoire. C’est donc au nom de cette abstraction souveraine que les gouvernements administrent les politiques d’immigration, en faisant recours au juridique (BENOIT, 2014).

signé Andrée-Anne Roy

Pour la suite: La vie ensemble, en pratique


MÉDIAGRAPHIE

Article périodique en ligne 

TALEB, Sara. « »Marseille Story, une histoire de la violence », un documentaire pour comprendre pourquoi la cité phocéenne défraie la chronique », Le HuffPost, mars 2013, [En ligne], http://www.huffingtonpost.fr/2013/03/04/marseille-story-une-histoire-violence-documentaire_n_2805981.html (page consultée le 18 mars 2015)

TAUBIRA, Christiane. « Les préjugés racistes sont plus forts que le droit », Mediapart, novembre 2013, [En ligne], http://blogs.mediapart.fr/edition/les-batailles-de-legalite/article/191113/les-prejuges-racistes-sont-plus-forts-que-le-droit (page consultée le 21 mars 2015)

Document accessible par Internet

MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION. Les mémoires de l’immigration à Marseille : lieux, récits, projets, Marseille, Transvers cite, 2008, 94 p. [En ligne], http://www.culture.gouv.fr/mpe/recherche/pdf/R_492.pdf (page consultée le 20 mars 2015)

MINISTÈRE INTÉRIEUR. Le projet de loi relatif au droit des étrangers, [En ligne], 2014, http://www.immigration.interieur.gouv.fr/Immigration/Le-projet-de-loi-relatif-au-droit-des-etrangers (page consultée le 26 février 2015)

Livre

REA, Andrea et TRIPIER, Maryse. Sociologie de l’immigration, Paris, La Découverte, 2008, 118 pages (Collection repères)

Livre électronique accessible par une base de données

Yannick, RESCH. Définir l’intégration? Perspectives nationales et représentations symboliques, [En ligne], Montréal, XYZ éditeur, 2001, 157 pages, dans ebrary (page consultée le 19 février 2015)

Site Internet

INSEE, Définitions et méthodes : Définitions- Immigré, [En ligne], http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/immigre.htm (page consultée le 20 mars 2015)

INSEE, Définitions et méthodes : Définitions- Étranger, [En ligne], http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/etranger.htm (page consultée le 20 mars 2015)

MINISTÈRE INTÉRIEUR. Le projet de loi relatif au droit des étrangers, [En ligne], 2014, http://www.immigration.interieur.gouv.fr/Immigration/Le-projet-de-loi-relatif-au-droit-des-etrangers (page consultée le 26 février 2015)

Images

FRONT NATIONAL. «Affiche éditée par le Front national », années 1980, [Affiche], sur © Bibliothèque de documentation internationale contemporaine – MHC, [En ligne], http://www.histoire-immigration.fr/musee/collections/affiche-editee-par-le-front-national-annees-1980 (page consultée le 25 avril 2015)

HORVAT, B. « Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant le 28 novembre 2011 à Marseille », 2011, [photographie], dans l’OBS, [En ligne], http://leplus.nouvelobs.com/contribution/218582-claude-gueant-vs-marine-le-pen-l-ump-a-droite-toute.html (page consultée le 18 mars 2015)

JOCARD, Alain. « 21 mars 2012 à Tours d’un document donné au citoyens français naturalisés », 2012, [photographie], sur L’Express, [En ligne], http://www.lexpress.fr/actualite/societe/une-majorite-de-francais-pour-la-modification-du-droit-du-sol_1294422.html (page consultée le 25 avril 2015)

LIEU SONG, Benh. «Marseille Old Port and Notre Dame de la Garde », 2011, [photographie], dans WIKIPÉDIA, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Marseille_Old_Port_and_Notre_Dame_de_la_Garde.jpg (page consultée le 25 avril 2015)

SOULCIÉ, Thibault et FAUJOUR, Loïc. « Une campagne toute en nuance », « Festival de racisme ordinaire », « Psychose », « DCRI » et «Mohamed Merah profession carrossier », [caricatures], dans Urtikan, numéro 42, 28 mars 2012, [En ligne], http://www.urtikan.net/n-42/musulman-d-apparence/ (page consultée le 18 mars 2015)

Notes de cours personnelles

DERET, Anne. Définition de l’Opinion publique, Notes de cours, Opinion publique et groupes de pression, 2014

LAFERTÉ, Nathalie. Définition de Stigmatisation, Notes de cours, L’individu au cœur du social, 2013

BENOIT, Sylvain. Définition État, Notes de cours, Défis politiques, 2014

Vérification de la réalité : Entrevue sur l’’intégration des enfants adoptés à l’international dans la société québécoise

L’intégration des enfants adoptés à l’international dans la société québécoise.

Le 6 avril dernier, l’équipe qui travaillait sur l’adoption internationale a eu la chance d’interroger quatre personnes de sexe féminin qui ont été adoptées de la Chine et qui sont maintenant âgées de 17 à 22 ans. L’entrevue, conforme aux règles éthiques, s’est déroulée comme suit;  l’équipe a interrogé une participante à la fois en respectant l’ordre des questions de la grille d’entrevue. Cette entrevue était une entrevue semi-directe, car la personne répondait à des questions ouvertes qui permettait de répondre à la problématique. De plus, l’entrevue suivait un plan déjà établi, soit la grille d’entrevue. Le but cette dernière était de savoir si un enfant adopté à l’international s’intégrait bien dans la société ou non.  En mettant les propos recueillis dans un tableau, il est observé que les quatre participantes de l’entrevue sont bien intégrées dans la société québécoise. En effet, ces dernières disent qu’elles se sentent acceptées dans leur famille et dans leur cercle d’amis, puisqu’elles se sentent incluses dans ces deux groupes. Par exemple, la participante numéro deux admet que ces amis oublient qu’elle est d’origine asiatique qu’elle a été adoptée. Cela prouve que cette personne est bien intégrée socialement dans son cercle d’amis. Les autres personnes qui ont participé à l’entrevue ont  une opinion semblable à celle de la  participante numéro deux. Alors, les participantes se sentent incluses dans leur groupe d’amis et  elles ne se sentent pas rejetées. Pour ce qui concerne le milieu familial, toutes les participantes disent être acceptées et que leurs parents les aiment et les désiraient. Ces dernières se sentent aimées et incluses dans leur famille adoptive. D’ailleurs, la participante numéro trois affirme que ses parents l’aiment et qu’ils sont contents de l’avoir. Du côté professionnel, cette même personne mentionne  qu’elle n’a jamais eu de problèmes à se faire engager à cause de son origine.

De plus, les quatre participantes soutiennent qu’elles n’ont pas de sentiment d’appartenance à leur pays d’origine. La participante numéro un dit qu’elle s’identifie davantage comme une Québécoise qu’une Chinoise, car elle a été adoptée très jeune, ce qui fait qu’elle a seulement connu la culture et les valeurs québécoises. Pour sa part, la participante numéro deux affirme qu’elle ne s’identifie pas comme une Chinoise, car son entourage n’est pas chinois. Les autres interrogées ont répondu une réponse semblable à la participante un  et deux.

En d’autres mots, mêmes si les participantes ont une couleur de peau différente que celle des Québécois, elles se sentent intégrées dans la société.  Cependant, il est faux de conclure que tous les enfants adoptés à l’international s’intègrent aussi bien dans la société que ces quatre Québécoises d’origine chinoise. En effet, celles-ci forment un échantillon n’est pas représentatif de la population entière des enfants adoptés à l’international.

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Sources: INCONNU, « Job, Interview, Career, conférence Conversation», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/job-interview-career-conference-156130/( Page consultée le 18 avril 2015)

Voici un extrait de l’entrevue de la participante 4 :

Question 1 : Quel est ton pays d’origine?

Réponse : Mon pays d’origine est la Chine.

Question 2 : À quel âge- as-tu été adoptée?

Réponse : J’ai été adopté j’avais 5-6 mois.

Question 3 : Te sens-tu différente  des autres personnes autour de toi  à cause de ta couleur de peau?

Réponse : Au début du primaire, je ne réalisais pas vraiment qu’il y avait une différente physique entre moi et les autres enfants caucasiens. Puis, rendu à un certain âge (fin du primaire), j’ai commencé à prendre plus conscience de la différence physique (traits comme les yeux, les cheveux, le nez). Au secondaire, il y avait plein d’ethnies différentes. Oui, je savais que physiquement j’étais différente.

Question 4 : As-tu l’impression que tu es acceptée dans la société et pourquoi? Au travail? À l’école? Dans le cercle d’amis, dans la famille?

Réponse : Ma famille m’aime beaucoup. Ils m’ont tous accepté dès que je suis arrivée et jamais je n’ai senti du rejet ou quoi que cela soit de leur part. J’ai mes conflits comme n’importe qui dans une famille avec les membres directs et plus éloignés (tantes, oncles, cousins…) mais ce n’a jamais été en raison de mes origines.

À l’école, je me suis toujours sentie acceptée. Je n’ai jamais eu de problèmes à me faire des amis et j’ai toujours eu de bons amis tout au long de mes études (primaire, secondaire, cégep…).

Au travail, je me suis toujours fait acceptée aussi. Je considère que c’est surtout en raison de ma personnalité. Quand l’employeur me rencontre pour la première fois, c’est toujours une réaction de surprise quand la personne lit mon nom et me voit. Mais cela ne m’a jamais empêché d’être engagée nulle part.

Question 5: Ressens-tu un sentiment d’appartenance à ton pays d’origine? Si oui, pourquoi? Sinon pourquoi?

Réponse : Non, aucun. Je ne m’associe aucunement aux Chinois ou à la culture asiatique. J’ai grandi toute ma vie à Montréal dans une famille qui vient de Montréal et la Gaspésie. J’ai reçu une certaine éducation, j’ai développé mes valeurs personnelles avec de grandes influences occidentales. Je n’ai senti aucune affinité avec la culture chinoise lorsque j’y suis allée, autant du côté campagnard que du côté urbain.

Voici, un article du journal La Presse , intitulé « Quand l’adoption tourne au cauchemard», qui  traite des enfants qui ont été adoptés à l’international et qui n’ont pas été bien intégrés dans leur milieu social. Cet article traite du trouble de l’attachement en lien avec l’adoption internationale. Voici, l’hyperlien de cet article:

HACHEY Isabelle, « Quand l’adoption tourne au cauchemar», La Presse, 16 juin 2014, [En ligne], http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201406/15/01-4776069-quand-ladoption-tourne-au-cauchemar.php( page consultée le 24 avril 2015)

 

Bibliographie, Médiagraphie:

1) HACHEY Isabelle, « Quand l’adoption tourne au cauchemar», La Presse, 16 juin 2014, [En ligne], http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201406/15/01-4776069-quand-ladoption-tourne-au-cauchemar.php( page consultée le 24 avril 2015)

2) INCONNU, « Job, Interview, Career, conférence Conversation», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/job-interview-career-conference-156130/( Page consultée le 18 avril 2015)

 

Éditorial: Portrait de l’intégration des immigrants au Québec

Abdallahh, «Drapeau du Québec – Québec flag», 2007, Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/2076445779/
Notre projet d’équipe, dans le cadre du cours de DIA, se propose de porter un regard objectif et critique sur l’intégration de la population immigrante au Québec pour assurer une bonne intégration de la population immigrante, tant au niveau de langue, du travail et de la vie sociale. D’abord, sur la conciliation de la pluralité des cultures, plus précisément sur la philosophie d’intégration, les étapes d’intégrations et le mécanisme d’exclusion sociale des immigrants. Par la suite, sur les mesures instaurées pour intégrer les populations immigrantes du Québec, notamment les programmes établis favorisant l’intégration des immigrants linguistiquement, socialement, sur le marché du travail, à l’école et dans divers environnements pour qu’ils puissent avoir tout ce dont ils ont besoin pour subvenir à leurs besoins. Ensuite, sur la langue comme vecteur d’intégration des nouveaux arrivants, plus précisément sur la langue française qui fait partie de l’identité québécoise. Ainsi, cette langue commune permet le dialogue et la socialisation et constitue donc un vecteur d’intégration. Finalement, sur le portrait de l’intégration des immigrants sur le marché du travail aujourd’hui, notamment sur la reconnaissance des diplômes et sur la sur éducation présente dans la vie des populations immigrantes.

En tant qu’équipe, nous pensons que l’intégration des immigrants au Québec n’est pas parfaite. Le Québec a beau se vanter de son interculturalisme, des lois telles la loi 101 vont à l’encontre de cette idéologie. Une loi qui impose le français va à l’encontre de la création d’une nouvelle culture commune. En effet, le français dispose d’un statut intouchable (Québec, 2008). Or, ce statut qui lui est accordé peut être légitime seulement au terme d’un dialogue interculturel. Cela résulte d’une hiérarchisation du français, comme étant plus importante que les idéologies interculturelles (Gaudet, 2011). Ce désir de protection identitaire peut donc se montrer incompatible avec l’idéologie interculturaliste. Aussi, nous croyons que ce n’est pas au gouvernement de protéger une identité culturelle sujette au changement. Cette protection de l’identité nationale se fait au dépit des libertés individuelles et la perte de la possibilité d’avoir des écoles bilingues, tel que présentent à bien des endroits en Europe. Par la suite, les programmes instaurés, par les divers gouvernements au fil des années, sont bénéfiques aux immigrants, car cela leur permet de s’intégrer au sein de la société québécoise, d’une façon plus structurée, ce qui facilite l’apprentissage des valeurs importantes du Québec (Termote, 2002). Par exemple, les mesures touchantes la langue, comme le programme de francisation (Bourassa-Dansereau, 2010) des immigrants fournis par le gouvernement québécois aide de façon significative l’intégration de ces nouveaux arrivants. En effet, ce programme est une porte d’entrée vers la culture québécoise, car la langue occupe une place importante de cette dernière. Finalement, nous pensons qu’il est inacceptable de ne pas reconnaitre certains diplômes étrangers (Renaud, 2005), notamment celui de la médecine française. Ainsi, ce phénomène cause un problème de suréducation croissant chez la population immigrante (Renaud, 2005), puisqu’elle ne peut pas occuper des emplois qui sont à la hauteur de ses connaissances.

Pamela Majdalani, Remy Ahishakiye, Fréderic St-John et Jean-Nicolas Gosselin

Médiagraphie

Image

Abdallahh, «Drapeau du Québec – Québec flag», 2007, Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/husseinabdallah/2076445779/

Document accessible par internet

RENAUD Jean, « Limites de l’accès à l’emploi et intégration des immigrants au Québec: quelques exemples à partir d’enquêtes», [En ligne], http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/oss_1634-8176_2005_num_4_1_1030 (Page consultée le 22 février 2015)

RENAUD Jean et CAYN Tristan, « Un emploi correspondant à ses compétences ?Les travailleurs sélectionnés et l’accès à un emploi qualifié au Québec », [En ligne], http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/AccesEmploiQualifie-RapportRenaudCayn.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

Publication gouvernementale

QUÉBEC, Immigration au Quebec: Politique et intégration au marché du travail, Montréal Ciranon, 2010, p. 41-58

Livres

GAUDET, Édithe, Relations interculturelles comprendre pour mieux agir, 2e éd., Montreal, groupe modulo, 2011, p. 117

TERMOTE, Marc,  « L’immigration », La mesure économique de l’immigration internationale. Problèmes méthodologiques et résultats empiriques, 2002: 35-67.

Thèse 

BOURASSA-DANSEREAU, « Le rôle de l’apprentissage de la langue française dans le processus d’intégration des immigrants à la société québécoise », Mémoire, Montréal: Université du Québec À Montréal, 2010.

 

L’intégration des enfants adoptés à l’international au point de vue sociologique

L’INTÉGRATION DES ENFANTS ADOPTÉS À L’INTERNATIONAL AU POINT DE VUE SOCIOLOGIQUE

 

Le thème global  de la migration est un sujet qui peut recouvrir plusieurs sous-thèmes en lien avec celui-ci tels que l’adoption internationale.  L’adoption est sujet intéressant, puisqu’il peut être traité par rapport à différentes perceptives. Dans cet article, l’adoption internationale sera traitée dans une perspective sociologique. Cette perspective parlera de la quête d’identité à l’adolescence par rapport aux enfants adoptés et cherchera à connaître la manière dont les enfants adoptés s’intégrèrent dans leur société.

En effet, s’attarder à l’intégration des enfants qui ont été adoptés à l’international est important, puisque l’adoption à l’internationale est un phénomène considérable.  En effet,  il y a eu 908 enfants adoptés par des parents québécois en 2003( Gouvernement du Québec,2014) . En France, il y a eu 3580 enfants adoptés à l’international par des personnes françaises en 2010 ( Gouvernement de France, 2010) . Donc, peu importe le pays ou l’endroit, il y a un grand nombre d’enfants  issus de l’adoption internationale qui doivent s’intégrer et s’adapter à leur nouvelle société. De plus, l’intégration des enfants dans leur nouvelle société est primordiale, car si l’enfant adopté n’est pas intégré dans la société, ce dernier risque de se sentir exclu de la société et mis à l’écart. Être intégré dans son milieu social à un rapport avec l’identité de l’enfant adopté et de son sentiment d’appartenance envers différentes structures sociales de son environnement. C’est pour cela qu’il est pertinent de connaître la manière dont ceux-ci s’intégrèrent dans leur société.

 

 

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Sources:INCONNU, «Masques, Mascarade, Masque, Visages, Théâtre, Tragédie», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/masques-mascarade-masque-visages-40963/ ( Page consultée le 18 avril 2015)

 

Pour définir les termes, en sociologie, l’identité sur le pôle individuel est ce qui nous distingue des autres et qui nous rend uniques tandis que le pôle social est une identité qui nous rend semblables aux autres. Dans le cas des enfants adoptés, l’identité sociale joue un rôle important en plus de l’identité sur le pôle individuel. En effet, chez les enfants adoptés à l’étranger,  il y a un conflit d’identité au moment de l’adolescence. Donc, la quête de l’identité  à l’adolescence chez les enfants adoptés a un lien avec la sociologie. En effet, l’enfant adopté doit s’adapter à la société sur un plan social, et à l’adolescence, il doit construire son identité.  Cependant, c’est l’adolescence que ce dernier s’aperçoit que son corps change et que son corps ne ressemble pas à ses parents adoptifs (Harf,2006).  Ce dernier ne peut pas s’identifier physiquement à ses parents adoptifs. Par exemple, c’est le cas pour un enfant qui a été adopté dans un pays asiatique et qui a des parents québécois. De ce fait, ce dernier  peut se poser des questions auxquelles les réponses ne seront jamais trouvées : «qui m’as fait ? Pourquoi ma mère m’a-t-elle abandonné?»( Le run,2005)  Suite à cela, l’adolescent peut  ressentir un sentiment de crainte de douleur et de haine face à ces questionnements sur ses origines biologiques.  La seule façon de surmonter ce genre de questionnement est d’avoir un bon lien de filiation entre les parents et l’enfant adopté.  Il faut aussi que l’enfant se sente aimé et important aux yeux de sa famille et de son entourage. ( Le run,2005)    Pour ce faire, les parents adoptifs peuvent parler à l’enfant adopté de son histoire avant son adoption. Cela fait en sorte que l’enfant adopté à l’étranger peut se situer dans son histoire et se construire une identité sur le pôle individuel (Harf,2006). Donc, la construction de l’identité de l’enfant adopté est plus facile si le lien de filiation entre les parents adoptifs et l’enfant est solide et si les parents adoptifs parlent  à l’enfant adopté de son histoire. De ce fait, l’enfant en question est bien intégré et accepté dans sa famille. Par contre, si  l’enfant a un lien d’affiliation avec ses parents adoptifs, ce dernier peut vouloir se réapproprier sa culture d’origine (Harf,2006).  Ceci peut crée des conflits d’identité d’autant plus que la couleur de peau de l’enfant adopté n’est pas la même que celle de ses parents adoptifs ( Harf,2006). Pour remédier à cette situation, il faut que le lien de filiation entre les parents adoptifs et l’enfant soit solide et fort si les parents ne veulent pas que l’enfant se réapproprie sa culture d’origine. S’il y a un lien d’affiliation, l’enfant adopté ne correspond pas à la culture québécoise, puisqu’il veut se réapproprier  sa culture d’origine. Alors, il est plus ou moins intégré dans la société québécoise et il n’a pas la même identité sur le pôle social que les Québécois. Il a plus de chance d’être marginalisé s’il s’approprie sa culture d’origine. Alors, un bon lien de filiation entre les parents et l’enfant adopté est primordial pour la construction identitaire de l’enfant.

Cependant, l’enfant  adopté doit aussi s’adapter et s’intégrer dans son milieu socioculturel. Même s’il a un sentiment identitaire et d’appartenance  envers son nouveau pays , un adolescent adopté à l’étranger  peut avoir un conflit d’identité culturelle.  Il peut être perçu comme un étranger aux yeux des Québécois. En effet, les Québécois à la peau blanche remarquent immédiatement la couleur de peau de l’enfant adopté et cela peut mener à d’éventuels problèmes pour l’enfant adopté tel que le racisme.

D’ailleurs, suite à ces propos, il est intéressant de constater que les propos théoriques mentionnés  ci-dessus correspondent à la réalité. En effet, une entrevue à été réalisée auprès de quatre Chinoises qui ont été adoptées par des parents québécois. Durant cette entrevue, il y avait une question qui  demandait aux participantes  si elles ressentaient  un sentiment d’appartenance par rapport à leur pays d’origine. Les quatre  participantes ont soutenu qu’elles ne s’identifiaient aucunement à son pays d’origine, car elles ont été élevées dans la culture et dans un environnement québécois. Alors elles n’ont pas connue leur culture d’origine. Une autre question de l’entrevue cherchait à savoir si la personne se sentait appréciée dans son milieu social tels que la famille, les amis, le travail. Chaque participante a répondu qu’elle se sentait appréciée par leur proche. Ceci prouve  que lien de filiation entre les parents adoptifs et l’enfant adopté est bon pour les quatre participantes, puisqu’elles ne cherchent pas à s’identifier à leur culture d’origines et elles se sentent aimées par leur entourage.

Pour finir, la vidéo de cet article présente la bande-annonce du documentaire intitulé « On me prend pour une Chinoise» ce documentaire explique la quête d’identité de cinq Québécoises d’origine chinoise qui ont été  adoptées dans les années 1990.

 

Référence : VIDEO FEMME,  « On me prend pour une chinoise !» , Youtube, [ En ligne], https://www.youtube.com/watch?v=vT3s9scvptg (page consultée le 23 mars2015)

 

Pour conclure, il y a un conflit d’identité chez les enfants adoptés lors de l’adolescence. De plus,  le lien de filiation entre les parents adoptifs et l’enfant adopté est primordial pour que l’enfant adopté puisse se construire une identité. S’il y a un lien d’affiliation entre les parents et l’enfant adopté, ce dernier peut vouloir se réapproprier sa culture d’origine. En conséquence, l’enfant aura plus de difficulté  à créer son identité et à définir son identification.

Une piste de solution pour remédier à l’affiliation entre les parents adoptifs et l’enfant serait d’informer les parents du danger d’affiliation et d’informer les parents par rapport à la quête d’identité, à l’adolescence, pour les enfants adoptés.

 

 

 

Médiagraphie, Bibliographie:

GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, L’adoption internationale au Québec, [En ligne], 2014)  http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2014/14-116-06W.pdf ( Page consultée le 18 avril 2015)

GOUVERNEMENT DE FRANCE, Statistique décembre 2010, [En ligne] 2010, http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/STAT_TG_MENSUEL.pdf ( Page consultée le 18 avril 2015)

HARF Aurélie et TAIEB Olivier, « Adolescence et adoptions internationales : une nouvelle problématique ? »,   La psychiatrie de l’enfant,  [ En ligne], vol.49 (2006),  p.320, dans Cairn (page consultée le 17 février 2015)

INCONNU, «Masques, Mascarade, Masque, Visages, Théâtre, Tragédie», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/masques-mascarade-masque-visages-40963/ ( Page consultée le 18 avril 2015)

INCONNU, «Monde Géographie Planète ,Terre Bleu ,Rotation», 2013, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/monde-g%C3%A9ographie-plan%C3%A8te-terre-41414/( Page consultée le 18 avril 2015)

LE RUN Jean-Louis,  «Adolescence et adoption», Enfances & Psy [En ligne], vol.29 ( 2005), p.127-135,dans Cairn  ( page consultée le 17 février 2015)

VIDEO FEMME,  « On me prend pour une Chinoise !» , Youtube, [ En ligne], https://www.youtube.com/watch?v=vT3s9scvptg (page consultée le 23 mars2015)

 

 

Li-Anne Archambault

L’intégration des enfants adoptés à l’international au point de vue psychologique

L’INTÉGRATION DES ENFANTS ADOPTÉS À L’INTERNATIONAL AU POINT DE VUE  PSYCHOLOGIQUE

 

Le thème de la migration est un sujet  vaste qui peut avoir un lien avec l’adoption internationale. L’adoption internationale est sujet intéressant puisqu’il peut être traité par rapport à différentes perceptives, dont une perspective psychologique. Dans cet article, la dimension psychologique traitera des troubles de l’attachement chez les enfants adoptés en lien avec leur adoption. Cette perspective cherche à connaître  si tous les enfants adoptés s’intègrent bien dans leur nouvelle société.  En effet, il y a des enfants adoptés qui s’intègrent très bien dans leur société tandis que certains enfants  s’intègrent mal dans leur milieu social.

Il est important de s’attarder à cette dimension, car l’adoption internationale est un phénomène qui est considérable et qui concerne beaucoup de personnes. En effet, plusieurs pays permettent l’adoption d’enfants à l’étranger. Ceci est bien, car ceci permet aux familles qui veulent fonder une famille d’avoir recours à l’adoption internationale pour avoir un enfant.  Les familles  qui adoptent un enfant à l’étranger espèrent être heureuses avec cet enfant. Cependant, ce n’est pas toutes les adoptions internationales qui  ont des conséquences positives. Certaines adoptions internationales n’apportent pas de conséquences positives aux parents adoptifs, car ces derniers s’aperçoivent que l’enfant  qu’ils ont adopté a un trouble mental ou un handicap. Ceci est un  phénomène qui existe et il serait intéressant de savoir si ces enfants adoptés avec un trouble mental sont bien intégrés dans la société.

 

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Source: INCONNU, « Seul, Enfant, Fantôme, Garçon, Lumière De La Ville,  paysage», 2014, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/seul-fant%C3%B4me-gar%C3%A7on-407199/ (Page consultée le 18 avril 2015)

 

Heureusement, certains enfants adoptés s’intègrent facilement  dans leur société et ils sont capables de vivre leur vie sans problèmes majeurs issus de leur adoption. Cependant, ce n’est pas le cas de tous les enfants adoptés.  Parfois,  certains de ces enfants ont un trouble de l’attachement à la suite de leur adoption. Par définition, selon le DSM-IV de l’Association Américaine de Psychiatrie (1994),  un trouble de l’attachement se définit comme étant « un mode de relation sociale gravement perturbé et inapproprié au stade de développement, présent dans la plupart des situations, qui a débuté avant l’âge de 5 ans» ( Spratt) . Le trouble de l’attachement a un lien avec la théorie de l’attachement, car cette dernière touche les besoins de sécurité et les relations interpersonnelles. Le sens de l’attachement, selon cette théorie, se réfère au lien que l’enfant adopté fera avec les personnes qui l’élèveront après son adoption.  En effet, un bébé est programmé depuis sa naissance pour s’attacher à des personnes qui prendront soin de lui et qui le protégeront. Cela fait en sorte qu’il se sent sécurité et qu’il peut compter sur cette personne qui prend soin de lui en cas de détresse. Il y a, donc, un lien physique et émotionnel de créé entre cette personne et le bébé( Gudeney, Dubucq-green,2005) .  Pour les enfants qui ont été adoptés avant l’âge de 7 mois, ils ne subissent pas de trouble de l’attachement lié à leur adoption, car leur adoption est précoce ( Gudeney, Dubucq-green,2005).  Ils n’ont pas pu se construire un attachement avec quelqu’un dans leur pays d’origine et c’est seulement dans son nouveau pays que l’enfant va avoir son premier attachement, soit avec ses parents adoptifs. Par contre, lorsque l’enfant a été adopté,  après de l’âge de 7mois, une adoption tardive, ce dernier a pu subir plusieurs déplacements de famille en famille avant d’arriver à l’orphelinat. En conséquence, il peut avoir été maltraité  et négligé avant son arrivée au Canada. Ceci a pour impact que ce dernier peut  avoir un trouble de l’attachement et un comportement social indiscriminé.  En effet, selon la théorie de l’attachement, quand un bébé est élevé dans un milieu où on le  maltraite, ce dernier n’est pas attaché à une personne qui prendra soin de lui, car cette personne lui fait du mal.  En conséquence,  le bébé se sent insécurisé et il développe des mécanismes de défense pouvant affecter son développement  cognitif, émotionnel  et social ( Harf ,Taieb,2006).  Alors, dès qu’il arrive dans sa nouvelle famille qui veut apporter de l’amour et de la protection à l’enfant,  il a un comportement méfiant envers elle et le lien parent-enfant est difficile à faire, puisque l’enfant n’a pas pu s’attacher à une figure d’attachement , car cette dernière le négligeait ou le maltraitait. C’est le cas pour Vanessa, une enfant adoptée à l’âge de 7 mois en Thaïlande.  En effet, à 16 ans, elle a fait une tentative de suicide en prenant des médicaments et elle s’automutile régulièrement après des conflits avec ses parents. De plus, elle a peur d’être séparée de sa mère. Elle a aussi peur qu’il arrive quelque  chose à ses parents lorsqu’ils partent en vacance.  Elle a aussi des maladies dont elle n’est pas responsable. Dans l’orphelinat surpeuplé de Vanessa, il n’y avait presque pas de jeux, et il n’y avait pas beaucoup d’adultes pour s’occuper des bébés ( Harf ,Taieb,2006). Elle a donc été négligée. De ce fait elle n’a pas pu s’attacher à une personne. Vanessa a de la misère à s’intégrer dans la société, à se trouver un emploi et elle vit en solitaire. (Harf ,Taieb,2006).

Pour conclure, certains enfants issus de l’adoption internationale ne développent pas de troubles mentaux à la suite de leur adoption tandis que c’est le cas pour d’autres.  Un de ces troubles mentaux est celui du  trouble de l’attachement. De ce fait ceux qui ont un trouble de l’attachement ont plus de mal à s’intégrer dans leur environnement social et familial.

Pour remédier à cette situation, il faut informer les parents adoptifs de la réalité concernant les enfants adoptés à l’international. Il faut les informer que certains enfants peuvent avoir un  trouble mental et que certains enfants  mis à l’adoption peuvent avoir été victime de négligence, ce qui rend la tâche des parents plus difficile. En informant les parents de cette réalité, ils peuvent penser à  consulter des professionnels de la santé afin de les guider si leur enfant adopté a un problème mental. D’ailleurs, voici un article à propos d’une formation que le gouvernement veut imposer afin d’informer les parents de la réalité de l’adoption internationale.

HACHEY Isabelle, «Adoption : ‘‘Les  parents devront être préparés’’, 18 juin 2014, [En ligne]http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201406/18/01-4776749-adoption-les-parents-devraient-etre-prepares.php (page consultée le 24 avril 2015)

 

 

Médiagraphie, Bibliographie :

GUDENEY Nicole, DUBUCQ-GREEN Claire, «Adoption les apports de la théorie de l’attachement», Enfances & Psy [En ligne] , vol.29 ( 2005), p.84-94,dans Cairn ( page consultée le 22 mars 2015) http://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2005-4-page-84.htm

HACHEY Isabelle, «Adoption : ‘‘Les  parents devront être préparés’’, 18 juin 2014, [En ligne] http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201406/18/01-4776749-adoption-les-parents-devraient-etre-prepares.php (page consultée le 24 avril 2015)

HARF Aurélie et TAIEB Olivier, « Adolescence et adoptions internationales : une nouvelle problématique ? »,   La psychiatrie de l’enfant,  [ En ligne], vol.49 (2006),  p.320, dans Cairn (page consultée le 17 février 2015)http://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2005-4-page-127.htm

INCONNU, « Seul, Enfant, Fantôme, Garçon, Lumière De La Ville,  paysage», 2014, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/seul-fant%C3%B4me-gar%C3%A7on-407199/ (Page consultée le 18 avril 2015)

SPRATT Eve, TROUBLES REACTIONNELS DE L’ATTACHEMENT: Ce que nous savons de ce trouble et les implications pour le traitement [Enligne] ,http://g.biron.free.fr/PETALES/Troubles%20r%8Eactionnels%2352D77.pdf (page consultée le 24 février 2015)

 

 

Li-Anne Archambault