Archives par mot-clé : tourisme écologique

L’écotourisme, l’alternative durable au tourisme de masse

L’écotourisme, l’alternative durable au tourisme de masse

De nos jours, nous sommes de plus en plus conscients des impacts négatifs du tourisme sur l’environnement. Le tourisme de masse, aussi appelé tourisme traditionnel, est vivement critiqué pour son incapacité à bien s’adapter aux enjeux environnementaux actuels et pour ses nombreux effets négatifs sur l’environnement, sur la culture et sur les collectivités. L’écotourisme s’est donc distingué parmi plusieurs formes de tourisme comme outil permettant un compromis entre l’économie et la protection des régions naturelles (RBIGUI, 2008).

Guacimo au Costa Rica Droits d'auteurs : Vincent Brodeur
Guacimo au Costa Rica
Droits d’auteurs : Vincent Brodeur
L’émergence de l’écotourisme

Au cours des années 1980, la notion d’écotourisme voit le jour suite à une conscientisation générale de la population sur les nombreux impacts des activités humaines sur l’environnement. En effet, on a constaté que le tourisme de masse est responsable de nombreuses transformations négatives sur les modes de vie des populations locales visitées et également d’un dérèglement des écosystèmes. Dans cette même décennie, des recherches en développement démontrent que le tourisme est un secteur économique important, mais qu’il faut présenter un tourisme alternatif qui soit rentable tant aux niveaux écologique, économique et social. On parle désormais de tourisme durable, notamment de l’écotourisme. Ainsi, l’écotourisme est un tourisme alternatif car il s’oppose au tourisme de masse et il est durable puisqu’il se lie à la protection de l’environnement, de la culture et du développement des communautés locales (RBIGUI, 2008). Cependant, l’écotourisme engendre-t-il plus d’effets bénéfiques que néfastes sur les plans économique, écologique, culturel et sociétal ?

Conséquences positives et négatives de l’écotourisme

Sur le plan économique, l’écotourisme apporte un revenu important aux gouvernements nationaux. Les sources de revenus sont notamment les taxes, les services, les droits d’accès aux parcs et la vente de produits artisanaux. De plus, l’écotourisme favorise la création de PME et de nouveaux emplois pour la population locale. Cependant, les emplois offerts aux habitants sont mal rémunérés en raison de la mauvaise maîtrise des langues et du faible niveau de formation des employés. D’un autre côté, les ventes des produits artisanaux et des souvenirs sont contrôlées par la population locale. Même si ces ventes n’apportent pas un revenu significatif, c’est la chance pour les habitants locaux de varier leurs sources de revenus (RBIGUI, 2008).

Sur le plan écologique, l’écotourisme est défini comme une activité économique qui ne détruit pas l’environnement. Son objectif est de protéger l’environnement et, dans certains cas, la restaurer. Par contre, il est démontré que l’écotourisme peut être nuisible pour l’environnement si celui-ci est trop exploité : la pollution de l’air et des eaux, les dépôts de déchets solides dus au surpeuplement et la hausse du trafic quand le nombre de touristes est supérieur à la capacité d’accueil des zones écotouristiques. De plus, la présence d’un grand nombre de visiteurs dans les écosystèmes très fragiles influence le cycle de vie de ces espèces et peut avoir un effet négatif à leur survie. Lorsque la population locale bénéficie des retombées économiques venant de l’écotourisme, cette dernière accorde une grande importance à la protection de ces ressources naturelles. Cette population délaisse alors l’exploitation intensive des ressources naturelles au profit de services pour l’écotourisme (RBIGUI, 2008).

Sur le plan culturel et sociétal, les infrastructures nécessaires permettant l’accès aux populations reculées (routes, systèmes de communication) permettent par le fait même aux populations locales de communiquer avec le monde extérieur. De plus, l’écotourisme se limite à des zones reculées et peu peuplées où l’absence d’anonymat entre les membres des communautés diminue les effets négatifs du tourisme comme la prostitution, les crimes et les drogues. Cependant, la pauvreté des populations locales et leurs dépendances aux faibles revenus qu’offre l’écotourisme causent un phénomène de «zoo», où la culture locale devient un bien que l’on vend aux touristes (RBIGUI, 2008).

Les images qui suivent représentent un endroit fréquemment visité, mais très bien préservé grâce à des règles strictes concernant l’utilisation des lieux. Ces photographies, prises en Californie, illustrent la mer vue d’une petite route offrant des points d’observation précis afin que les touristes puissent admirer ce magnifique paysage naturel sans le détruire :

Droits d'auteurs : Laura Wener
Droits d’auteurs : Laura Wener
Les images choisies représentent un endroit fréquemment visité, mais très bien préservé grâce à des règles strictes concernant l’utilisation des lieux. Ces photographies, prises en Californie, illustrent la mer vue d’une petite route offrant des points d’observation précis afin que les touristes puissent admirer ce magnifique paysage naturel sans le détruire. Droits d'auteurs : Laura Wener
Droits d’auteurs : Laura Wener

Ceci dit, l’écotourisme engendre plus d’effets positifs que négatifs sur les collectivités visitées, l’environnement et l’économie. Selon Vincent Brodeur, l’expert qui a répondu à nos questions sur l’écotourisme, l’écotourisme génère plusieurs avantages économiques dans certains milieux tout en protégeant leurs écosystèmes. Cependant, si ce type de tourisme n’est pas fait de façon intelligente, il peut nuire à l’intégrité du milieu naturel.

En somme, pratiquer l’écotourisme parfait est pratiquement impossible, puisque pour se rendre à destination, on doit se déplacer rapidement ce qui implique habituellement la production de gaz à effet de serre, des déchets, etc. On ne devrait pas non plus se priver de voyage qui enrichisse nos vies. Il faut donc que chacun d’entre nous fasse des choix altruistes et que les gouvernements des pays hôtes gèrent adéquatement leurs ressources naturelles. Le tourisme écologique est donc une alternative durable au tourisme de masse.

Laura Wener

 

 Médiagraphie :

RBIGUI, Lotfi. L’application et l’évaluation du développement durable : le cas de l’écotourisme [En ligne], mémoire de maîtrise, (sociologie), Université Laval, 2008, 87p., dans Google Scholar (Page consultée le 22 février 2015)

L’écotourisme : un chemin vers le développement durable

L’écotourisme : un chemin vers le développement durable

Dans notre société de surconsommation, les voyages prennent une importance de plus en plus grande dans notre échelle de valeurs. Lorsqu’on se prépare pour un voyage, on choisit les lieux à visiter, les cultures à découvrir, les bagages à apporter, mais pense-t-on à l’impact que notre visite aura sur l’environnement et sur les populations locales? De plus en plus, heureusement! C’est avec cette sensibilité face à la préservation et au respect de notre environnement qu’a débuté un type de tourisme relativement récent qu’on a nommé l’écotourisme.

Isla Ballena au Costa Rica Droits d'auteurs : Vincent Brodeur
Isla Ballena au Costa Rica
Droits d’auteurs : Vincent Brodeur
La définition et l’origine de l’écotourisme

Par définition, le développement durable est un développement économique et social combiné avec la protection de l’environnement et la conservation des ressources naturelles. Pour sa part, l’écotourisme est un tourisme respectueux de l’environnement qui aide à l’amélioration de la qualité de vie des populations visitées (GAGNON, 2006). Selon l’office national du tourisme, l’écotourisme est un « tourisme pratiqué dans des régions naturelles et peu perturbées par l’homme, et dans le contexte duquel le touriste adopte généralement des comportements responsables face à l’environnement naturel et humain visité (OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE, 2010) ». De plus, Vincent Brodeur, un biologiste de formation âgé de 38 ans qui a répondu à nos questions sur le tourisme écologique, définit l’écotourisme comme « une activité touristique qui est axée sur l’émerveillement des beautés naturelles, mais qui est conduite dans le respect de l’écosystème ». Ainsi, c’est une façon intelligente de voyager et de découvrir la nature sans compromettre sa beauté. En plus d’aider les populations locales, l’écotourisme veut sensibiliser les hommes à l’importance du respect des richesses naturelles et culturelles. Nous devons donc considérer l’écotourisme comme un chemin vers le développement durable qui relie positivement l’homme, la nature, la culture et l’économie (RBIGUI, 2008).

À l’origine, l’interprétation de l’écotourisme se limitait à un tourisme pratiqué dans des endroits naturels peu perturbés et dont l’impact sur l’environnement physique et culturel était très faible. Cependant, l’origine et la définition de l’écotourisme ne sont pas clairement définies. Ce terme contient le mot «écologie» qui implique la conservation d’éléments naturels du lieu, et le mot «tourisme» qui sous-entend la création de retombées économiques (LAUREN, 2010). Avec les années, cette perception s’est modifiée pour englober le concept de développement durable qui veut sauvegarder les écosystèmes et les communautés visitées. Ainsi, nous devons considérer l’écotourisme comme un chemin vers le développement durable qui relie positivement l’homme, la nature, la culture et l’économie. Tout en protégeant l’environnement, l’écotourisme offre aux communautés locales la possibilité d’un développement économique. Aujourd’hui, l’écotourisme est un tourisme respectueux de l’environnement et aide à l’amélioration de la qualité de vie des populations visitées (GAGNON, 2006).

Monument Valley, une réserve Navajo, située aux États-Unis.  Ce sont les premières nations Navajos qui récolent les droits d’entrée et ils ont la responsabilité d’offrir un site naturel propre et intéressant aux touristes. De plus, le nombre de visiteurs est contrôlé par ceux-ci afin de conserver ce magnifique paysage naturel. Droits d'auteurs : Laura Wener
Monument Valley, une réserve Navajo, située aux États-Unis.
Ce sont les premières nations Navajos qui récolent les droits d’entrée et ils ont la responsabilité d’offrir un site naturel propre et intéressant aux touristes. De plus, le nombre de visiteurs est contrôlé par ceux-ci afin de conserver ce magnifique paysage naturel.
Droits d’auteurs : Laura Wener
Pourquoi l’écotourisme?

L’écotourisme s’est distingué parmi plusieurs formes de tourisme comme outil permettant à plusieurs pays d’arriver à un compromis entre l’économie et la protection de leur région (RBIGUI, 2008). Cette forme de tourisme se veut équitable, durable, responsable et solidaire. De nos jours, selon des études préliminaires, on estime qu’environ 15% du tourisme international est axé sur l’écotourisme (GAGNON, 2010). Ce type de tourisme se pratique seul ou en petit groupe. Selon Vincent Brodeur, un voyage écotouristique typique se fait grâce à une agence de voyages ou un service offert dans des parcs régionaux.

Le but premier de l’écotourisme est la recherche d’un équilibre entre l’économie, l’écologie et la société. Autrement dit, offrir des alternatives durables aux populations d’accueils tout en protégeant l’environnement (RBIGUI, 2008). Les pays qui ont su s’adapter à l’écotourisme avec le plus de succès sont le Costa Rica, l’Équateur, l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, car ils ont su assurer une bonne communication entre les différents intervenants, notamment le gouvernement, l’industrie touristique, les ONG, les collectivités locales, ainsi que les universités. De plus, ces pays ont des attraits naturels exceptionnels : paysage, faune et flore, ainsi qu’un riche patrimoine culturel, des zones naturelles protégées et une industrie écotouristique très efficace. Aussi, ces grandes destinations écotouristiques présentent de nombreux points en commun : « elles présentent une sécurité et une paix relatives, de vastes espaces vierges, un bon réseau d’aires protégées, de même qu’un patrimoine indigène (archéologie ou vivant) digne d’intérêt (GAGNON, 2010). » De plus, le plus beau voyage écotouristique de Vincent Brodeur a été un voyage à vélo en Asie, où il s’est déplacé dans différents types d’écosystèmes, que ce soit sur le bord de la mer ou dans les forêts tropicales inaccessibles.

L’écotourisme : le cas du Costa Rica

Le parc Manuel Antonio au Costa Rica Droits d'auteurs: Vincent Brodeur
Le parc Manuel Antonio au Costa Rica
Droits d’auteurs : Vincent Brodeur

Afin d’illustrer un exemple concret de la pratique de l’écotourisme, nous pouvons observer le cas du Costa Rica. Ce pays est maintenant mondialement reconnu pour ses nombreuses réserves fauniques qui couvrent la majorité du pays. Chaque année, ce magnifique pays attire de nombreux visiteurs provenant des quatre coins du monde. Malgré l’arrivée constante de touristes, le Costa Rica réussit tout de même à préserver la richesse écologique de son territoire. Ainsi, le gouvernement a su instaurer un système permettant de protéger les différentes zones du pays, tout en soutenant économiquement la population locale et tout en préservant la diversité des niches écologiques. On définit une niche écologique comme étant l’ensemble des circonstances extérieures et des ressources environnementales permettant la survie des espèces d’une région (CAMPBELL, 2011). Ce système instauré par le gouvernement est constitué d’une zone tampon et d’une zone centrale qui est non dérangée par les humains. La zone tampon a plusieurs avantages: un écosystème stable, de l’eau potable, de l’énergie hydroélectrique, des zones agricoles durables et des touristes. Imaginons trois cercles concentriques dont celui du centre est la zone centrale protégée légalement, le deuxième est la zone tampon où les populations sont protégées et où s’effectue la recherche et l’éducation. Finalement, le troisième cercle est la zone de transition, où le développement durable et l’écotourisme sont pratiqués. Ainsi, ce système permet de fournir une base économique à la population locale et ces aires de couverture préviennent l’endommagement de la faune et de la flore dans la zone centrale de la réserve protégée (CAMPBELL, 2011). Voici la preuve qu’une interaction harmonieuse entre le développement durable et le tourisme est réalisable.

Droits d'auteurs : Laura Wener
Droits d’auteurs : Laura Wener
le parc marin Uvita au Costa Rica Droits d'auteurs : Vincent Brodeur
le parc marin Uvita au Costa Rica
Droits d’auteurs : Vincent Brodeur

 

Au Québec, l’écotourisme est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur. Regorgé de paysages naturels extraordinaires et d’un patrimoine culturel riche et varié, le Québec possède un énorme potentiel écotouristique (GAGNON, 2010). De plus, le développement durable est l’enjeu du XXIe siècle. Il faut espérer que l’écotourisme soit un outil efficace pour le développement durable partout sur la planète et que l’homme retrouve le respect de son prochain et de son environnement pour que nous puissions stopper la destruction de notre planète tout en profitant de ses beautés naturelles qui ne cessent de nous enchanter (GAGNON, 2010).

 Laura Wener

 

 

Médiagraphie :

OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE. « Écotourisme », Grand dictionnaire terminologique, [En ligne], 2010, http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8368200 (Page consultée le 21 février 2015)

LAUREN, Rochat. Entre conservation et développement local : les impacts des projets écotouristiques participatifs dans deux groupes quechuas au Pérou [En ligne], mémoire de maîtrise, (géographie), Université de Montréal, 2010, 173 p., dans Érudit https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/6845/Rochat_Lauren_2011_memoire.pdf?sequence=2 (Page consultée le 22 février 2015)

RBIGUI, Lotfi. L’application et l’évaluation du développement durable : le cas de l’écotourisme [En ligne], mémoire de maîtrise, (sociologie), Université Laval, 2008, 87p., dans Google Scholar (Page consultée le 22 février 2015)

 GAGNON, Christiane et Serge GAGNON. L’écotourisme, entre l’arbre et l’écorce, [En ligne], Québec, Presses de l’Université du Québec, 2006, 436 p. (Coll. Tourisme), dans Ebray (Page consultée le 21 février 2015)

GAGNON, Christiane. L’écotourisme visité par les acteurs territoriaux : entre conservation, participation et marché, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2010, 284 p. (Coll. Tourisme)

CAMPBELL, Neil A. et Jane B. REECE. Campbell biology, San Francisco, Pearson, 2011, 1263 p.

Éditorial sur le tourisme et ses différents types

Les humains voyagent depuis toujours sous diverses formes, telles les conquêtes militaires, les échanges commerciaux et le pèlerinage (Wackermann, s.d.). Par contre, le tourisme tel qu’on le décrit aujourd’hui, soit un «[s]ecteur d’activité économique qui regroupe l’ensemble des intervenants offrant des services dans le domaine du voyage d’agrément […]» (Office de la langue française, 2003), a fait son apparition en Angleterre à la fin du XVIIe siècle (Wackermann, s.d.). Ce phénomène croît constamment, on a ainsi pu remarquer une diversification de l’offre touristique (Colardelle et Monferrand s.d.) et plusieurs formes de tourisme se sont démarquées, dont les tourismes culturel, humanitaire, écologique et sexuel, qui feront l’objet de ce travail.

D’abord, le tourisme culturel a débuté en 1860, avec des jeunes britanniques qui ont fait le tour de l’Europe pour s’instruire (Origet du Cluzeau, 2006). Depuis, il prend constamment de l’ampleur et est maintenant défini comme «une pratique culturelle qui nécessite un déplacement, [d’au moins une nuitée], ou que le déplacement va favoriser» (Origet du Cluzeau, 2006). Le tourisme culturel a de nombreuses retombées économiques et permet entre autres la diffusion de la culture, mais engendrerait la dégradation des monuments et la diminution de l’authenticité des objets culturels (Colardelle et Monferrand, s.d.). Bien que son avenir soit assuré au Québec (Réseau de veille en tourisme de la chaire de tourisme Transat de l’Université du Québec à Montréal, 2008), les impacts négatifs de ce phénomène inquiètent de plus en plus et d’autres formes de tourisme ont donc été créées pour réduire ces effets.

Ensuite,  c’est dans les années 1980 que la notion d’écotourisme a vu le jour suite à une conscientisation générale de la population sur les nombreux impacts des activités humaines sur l’environnement. Puisque le tourisme de masse a des conséquences négatives sur les modes de vie des populations locales visitées et sur les écosystèmes, l’écotourisme s’est distingué comme outil permettant à plusieurs pays d’arriver à un compromis entre l’économie et la protection de leur région. En plus d’aider les populations locales visitées, l’écotourisme veut sensibiliser les hommes à l’importance du respect des richesses naturelles et culturelles. Nous devons donc considérer l’écotourisme comme un chemin vers le développement durable qui relie positivement l’homme, la nature, la culture et l’économie (RBIGUI, 2008). Mais il ne s’agit pas du seul type de tourisme qui respecte les populations locales.

Le tourisme humanitaire correspond à une façon alternative de voyager qui n’encourage pas le phénomène du tourisme de masse et ses répercussions dévastatrices sur certaines populations. Cette forme de tourisme est en pleine expansion : chaque année, plus de 100 000 voyages humanitaires sont organisés à travers le monde (Goudreau,2011). Ce type de tourisme centré sur l’Homme se base sur le désir du citoyen d’agir localement et concrètement afin d’aider certaines populations du tiers monde et des pays en développement. L’avis des chercheurs est cependant mitigé quant aux répercussions du tourisme humanitaire, car il s’agit d’une pratique comptant son lot d’ambiguïtés, notamment vis-à-vis de la proportion d’activités récréatives pratiquées par les voyageurs et de son organisation par les agences de voyages et les organismes. Cependant, ce ne sont pas toutes les formes de tourisme qui se basent sur le respect de l’être humain.

Effectivement, le phénomène de la mondialisation a engendré l’essor du tourisme, incluant le tourisme sexuel. Celui-ci est défini comme étant un «tourisme qui a pour but principale la réalisation de rapport sexuel dans un but commercial» (Michel, 2006). Bien qu’il soit difficile de mettre des chiffres exacts sur l’ampleur de la situation, nous savons que, dans le monde, cette industrie représente 5 milliards de dollar (Fondations Scelles, 2005).  Il existe des endroits qui sont reconnus comme destination touristique à des fins sexuels tels que la Thaïlande. Enfin, cette activité est préoccupante car elle est parfois liée aux enfants. Seulement en Thaïlande, le chiffre s’élève à 300 000 enfants prostitués en 2006 (Le devoir, 2006).

Alexe Champagne-Lessard, Héloïse Downs, Eva Lefebvre et Laura Wener

Médiagraphie :

COLARDELLE, Michel et Alain MONFERRAND. «Tourisme culturel», Encyclopædia Universalis, [En ligne], http://ressources.cgodin.qc.ca:2066/encyclopedie/tourisme-culturel/ (Page consultée le 19 février 2015)

FONDATION SCELLES. Tourisme sexuel, [En ligne], 2005, file:///C:/Users/User/Downloads/Fiche_Le_tourisme_sexuel_Fondation_Scelles%202005.pdf

GOURDEAU, Geneviève. «Tourisme humanitaire : joindre l’utile à l’agréable», Le Soleil, [En ligne],http://www.lapresse.ca/le-soleil/voyages/201104/01/01-4385782-tourisme-humanitaire-joindre-lutile-a-lagreable.php (Page consultée le 14 février 2015)

MICHEL, Franck. Voyage au bout du sexe : trafics et tourismes sexuels en Asie et ailleurs, [En ligne], Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2006, p.103, dans Ebrary

OFFICE QUÉBÉCOIS DE LA LANGUE FRANÇAISE. «Tourisme», Grand dictionnaire terminologique, [En ligne], http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=8355489 (Page consultée le 19 mars 2015)

ORIGET DU CLUZEAU, Claude. Texte de la 608e conférence de l’Université de tous les savoirs donnée le 12 janvier 2006- Claude Origet du Cluzeau: «Le tourisme culturel», [En ligne], 2006, http://download2.cerimes.fr/canalu/documents/utls/download/pdf/120106.pdf (Page consultée le 21 février 2015)

RBIGUI, Lotfi. L’application et l’évaluation du développement durable : le cas de l’écotourisme [En ligne], mémoire de maîtrise, (sociologie), Université Laval, 2008, 87p., dans Google Scholar (Page consultée le 22 février 2015)

RÉSEAU DE VEILLE EN TOURISME DE LA CHAIRE DE TOURISME TRANSAT DE L’UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL. Faits saillants- Portrait sociodémographique et comportements de voyage des Québécois par segment démographique, [En ligne], 2008, http://www.tourisme.gouv.qc.ca/publications/media/document/etudes-statistiques/faits-saillants-demographie0803.pdf (Page consultée le 21 février 2015)

SERVICE VOLONTAIRE INTERNATIONALE. Non au tourisme humanitaire, [En ligne], http://www.servicevolontaire.org/index.php?menu_selected=46&sub_menu_selected=199&language=FR (Page consultée le 14 février 2015)

WACKERMANN, Gabriel. « TOURISME  », Encyclopædia Universalis, [En ligne],        http://www.universalis.fr/encyclopedie/tourisme/ (Page consultée le 19 février 2015)

Des enfants crient au secours, [En ligne], 2006, http://www.ledevoir.com/documents/pdf/enfants_chatelaine.pdf (pages consultée le 15 mars 2015)